dimanche 4 février 2018

Mt 7, 13-14

Lectures bibliques ; Mt 7,13-14 ; Mt 5, 38-48 ; Lc 14, 12-14 ; Mt 6, 19-21. 24 ; 2 Co 4,18 = voir lectures ci-dessous (en bas de page)
Thématique : deux voies… deux trésors… suivre le chemin ouvert par le Christ
Prédication de Pascal LEFEBVRE / Marmande, le 04/02/18.

* La parole de Jésus concernant deux portes et deux chemins nous interroge personnellement :
- sur quel chemin est-on ?
- quel est donc ce chemin spacieux, que beaucoup empruntent, et qui mène à la perdition ?
- et, surtout, quel est ce chemin resserré, que peu parviennent à trouver, mais qui, pourtant, mène à la vie ?

Ce passage d l’Evangile pose beaucoup de questions : 
Si l’on considère que le bon chemin, le chemin étroit (qui conduit à la vie) est le chemin que Jésus lui-même a emprunté (L’évangile de Jean dit même que Jésus, en tant que Christ, est lui-même Le chemin) : qu’est-ce que ça veut dire pour nous suivre Jésus ?

Je suis sûr que si l’on demandait à chacun de prendre quelques minutes pour y réfléchir personnellement, nous n’aurions pas tous les mêmes réponses…
Nous répondrions en fonction de ce que nous avons retenu de l’Evangile… en fonction de ce que nous pensons le plus important… de ce que nous avons compris des paroles de Jésus… ou de ce nous avons choisi de vivre. 

Qu’est-ce que ça veut dire suivre le Christ ?

Il est, à la fois, facile et difficile de répondre cette question. En fait, posée de façon directe et abrupte, cette question semble trop vaste. 

A chaque fois que nous lisons l’Evangile, que nous essayons de le méditer et de comprendre ce que dit Jésus, en réalité, c’est à cette interrogation que nous essayons de répondre : 
Dans telle ou telle parole de Jésus… dans ses sermons… ses paraboles : à quoi Jésus nous appelle-t-il ? Quel chemin nous propose t-il ? 

* Si nous pensons, par exemple, à Matthieu - chap. 22, au dialogue entre Jésus et un légiste, qui lui demande quel est le plus grand commandement de la loi, nous avons une réponse claire : le chemin que Jésus nous propose c’est celui de l’amour : aimer Dieu (de tout son coeur, de toute son âme, de toute sa pensée) et aimer son prochain, comme soi-même (cf. Mt 22,34-40). 

Ce chemin de l’amour que le Christ nous propose, est bien sûr confirmé par les actes de Jésus lui-même, qui a porté secours, pris soin et guéri ceux qui en avaient besoin … il a agi pour libérer les hommes et les femmes qu’il rencontrait : ceux qui étaient exclus ou marginalisés à cause de leurs maux, de leur malheur, de leur enfermement, de leur maladie, de leur handicap ou de leur soi-disant « impureté ». 
Jésus n’a eu cesse de relever… de rendre à la vie et à la société humaine ceux qu’il a croisé. Il les a rendu à eux-même, à Dieu et aux autres. 

* Ce chemin de l’amour se découvre aussi à travers ses paroles, ses sermons ou ses paraboles : 
que nous pensions, par exemple, à la parabole du bon samaritain (dans l’évangile de Luc : Lc 10) ou à la parabole du jugement dernier (dans l’évangile de Matthieu : Mt 25), nous comprenons que Jésus nous appelle inlassablement à aimer, c’est-à-dire à agir, à aider, à prendre soin de ceux que nous croisons : Va et toi aussi, fais de même… fais preuve de bonté, comme ce Samaritain… dit-il au légiste… et il ajoute qu’agir à l’égard des plus petits parmi nos frères : nourrir les affamés, accueillir les étrangers, vêtir les pauvres, visiter les malades ou les prisonniers… c’est comme agir à l’égard du Christ lui-même : c’est entrer dans la proximité de Dieu… c’est devenir artisan de son règne d’amour. 

* Jésus résume son exhortation à se tourner vers autrui et à agir avec bonté dans cette formule qu’il emploie : « Cherchez d’abord le règne de Dieu (sa présence) et sa justice… et tout le reste vous sera donné par surcroit… en plus » (Mt 6,33) : il nous appelle ainsi à nous dépréoccuper de nous-mêmes, pour nous tourner vers les autres et rechercher une vie juste, une vie ajustée à la volonté bienveillante de Dieu. 

On comprend déjà à travers cette simple parole pourquoi il s’agit d’un chemin étroit : c’est une chose difficile et exigeante de se dépréoccuper de soi-même : d’accepter de lâcher notre ego et nos soucis personnels qui nous conduisent souvent dans une course… une soif de reconnaissance ou de possession… qui réduisent souvent notre vie à la matérialité : nos soucis alimentaires, vestimentaires… notre maison (il y a toujours quelque chose à faire), notre jardin, notre voiture… notre compte en banque, la gestion de notre patrimoine, etc… : tous nos soucis matériels… qui prennent tant de notre temps et d’attention… Jésus nous appelle à les laisser de côté, à nous décentrer, pour nous tourner vers les autres et vers une autre préoccupation, plus essentielle : celle de la justice. 

* L’Evangile, en effet, est une parole qui nous demande du courage et de l’audace : 

- quand on voit toutes les injustices qui règnent autour de nous, dans notre monde : des gens qui n’ont rien… qui vivent dans la misère… ici, chez nous, sans parler de ceux qui sont en Afrique ou en Asie… Aimer son prochain / ou chercher la justice / signifie accepter de partager… de donner un peu de son temps ou de ses biens… de partager un peu de son superflu ou même de son essentiel avec ceux qui sont dans le besoin…

- quand on voit ceux qui sont malheureux, parce qu’ils vivent dans la solitude… parce qu’ils n’ont plus personne à qui parler… ou parce que leur âge ou leur état de santé contribue à leur exclusion… en ne leur permettant plus de sortir de chez eux ou de leur maison de retraite… Aimer son prochain / ou chercher la justice / implique de donner un peu de son temps, pour aller les visiter, les écouter, prendre soin d’eux…

- quand on voit ceux qui ont quitté leur pays à cause des conflits, des guerres, des pressions politiques, qui mettent en péril la vie de leur famille et leur sécurité… ou même simplement leur survie, parce qu’il n’y a rien à manger ni à espérer là où ils sont nés… on comprend pourquoi ils décident de migrer et de demander refuge ailleurs, dans un pays prospère et en paix… Dans cette situation… Aimer son prochain / ou chercher la justice / implique d’accueillir ces gens - qui sont des frères en humanité… cela signifie accepter de les aider… d’ouvrir nos coeurs à leur situation, d’éprouver de la compassion pour eux… Car, qu’aurions-nous fait, si nous avions été à leur place ? Ne serions-nous pas heureux, dans cette épreuve, loin de chez nous, de trouver des frères et des soeurs pour nous accueillir, dans notre exil ?

On pourrait multiplier les exemples et les situations : il y a toujours quelque chose à faire pour apporter un peu de lumière, d’amour, de justice et d’espérance à notre monde. 
Mais, en même temps, on le voit, toutes ces situations demandent du courage : Jésus nous appelle à ne pas rester les bras croisés… il nous invite, d’une part, à ouvrir notre coeur (à élever notre conscience et éprouver de la compassion pour autrui)… et, d’autre part, à agir en conséquence avec bonté et fraternité. 

* Alors, oui, ce chemin est étroit, parce que ce n’est pas le chemin facile du « chacun pour soi »… cela implique de quitter nos certitudes, nos occupations personnelles, notre réserve, notre « quant à soi »… pour nous rendre disponibles aux autres, pour accepter de nous laisser bousculer, déplacer… et même déranger… par eux… par leurs malheurs, leurs soucis et leurs besoins. 

Oui, c’est difficile de vivre avec un coeur ouvert… car c’est renoncer, dans une certaine mesure, à sa tranquillité personnelle… et peut-être même à une forme de sécurité. 
Mais, l’évangile et le livre des Actes nous donnent, quand même, un mot d’encouragement : en nous disant qu’il y a « plus bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). 
Ce qui signifie que cette ouverture aux autres… même si elle nous bouscule… est susceptible de nous procurer de la joie : la joie de la rencontre, la joie de la découverte, la satisfaction d’avoir agi de façon juste et bonne. 

C’est la joie du service : savoir qu’à travers un acte gratuit d’amitié, de bonté, de fraternité… nous avons semé un peu de réconfort, de consolation, de bien-être, de joie… nous avons agi - même avec un tout petit rien - en faveur du règne de Dieu. 

On retrouve là une des promesses des Béatitudes : la promesse que la recherche de la justice, de la réconciliation, de la paix, nous conduit sur le bon chemin : le chemin étroit qui conduit à la vie… et qui ouvre aussi à la joie :
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés »
« Heureux ceux qui font oeuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 6.10). 

* Mais, plus encore, si nous relisons le sermon sur la montagne, nous comprenons pourquoi Jésus parle de deux voies et pourquoi il précise que peu de personnes osent réellement emprunter le chemin étroit :

En effet, si nous relisons ce qu’il dit sur la loi du talion (Mt 5, 38-42) ou sur l’amour de ceux qui nous traitent en ennemi (Mt 5, 43-48), nous voyons bien que Jésus nous invite à vivre et à agir - non pas de façon ordinaire - mais de façon extraordinaire :

La façon ordinaire d’agir, c’est la réciprocité : quelqu’un te parle mal ou te blesse, tu réponds du tac-au-tac, en rendant la pareille… Quelqu’un fait oeuvre d’accueil, d’hospitalité ou de bienveillance, tu réponds de la même manière. 

Ainsi, nous trouvons "naturel" de ne pas nous laisser faire si nous sommes insultés. Et nous avons tendance à répondre sur le même registre que celui qui nous parle ou agit… 
Au contraire, si nous sommes accueillis, appréciés et même invités par des personnes qui peuvent devenir des amis, alors, nous aussi, nous allons répondre à leurs bonnes sollicitations, en les invitant en retour. 

Seulement, Jésus nous dit : tout ça, c’est peut-être « naturel »… mais ça n’a rien d’évangélique…. Même les païens et les collecteurs d’impôts (qui étaient plutôt des gens mal considérés) font la même chose (cf. Mt 5,46.47). 

Croire en la bonté de Dieu… agir à la manière de Dieu… comme ses enfants… c’est autre chose : 
c’est justement accepter de sortir des relations de miroir et de réciprocité… c’est accepter d’entrer dans le monde du don et de la gratuité (cf. Lc 14, 12-14). 

Aimer… même ceux qui te traitent de façon pas très sympathique… voire en ennemis : ça c’est agir comme Dieu : c’est le chemin étroit qui conduit à la vie… car ce n’est jamais l’indifférence ou le mépris qui peuvent faire changer les gens positivement : mais c’est ton amour qui peut les transformer.

Faire deux mille pas à celui qui te demande d’en faire mille… ou donner gratuitement quelque chose à celui qui demande sans cesse, qui t’emprunte ou qui te taxe tes affaires : ça c’est agir comme Dieu : c’est le chemin étroit qui conduit à la vie… car Dieu n’agit pas en comptable… et vivre, ce n’est pas tout calculer : c’est donner, partager, entrer en gratuité.

C’est cette attitude de générosité qui peut transformer positivement les autres et le monde… en étant généreux, tu vas apprendre la générosité à d’autres… tu vas instiller quelque chose - un peu de sel, un peu de lumière -… quelque chose du royaume de Dieu dans le monde. 

Alors, oui… Jésus nous apprend que pour transformer positivement le monde, il faut accepter de se laisser transformer intérieurement par Dieu : accepter de prendre le chemin de Dieu… qui est le chemin de la grâce, de la gratuité, de la bonté, du pardon… accepter de sortir du chemin large et spacieux du « chacun pour soi », de la réciprocité. 

* Enfin, le dernier point que nous pouvons aborder à propos de cette question très vaste de savoir « qu’est-ce que ça veut dire suivre Jésus? »… et d’essayer de nous engager dans la voie étroite qu’il propose… nous pouvons le découvrir à l’aide de ce passage que nous avons entendu sur le « trésor dans le ciel », que Jésus oppose au « trésor sur terre » (cf. Mt 6, 19-21).

Nous vivons dans un monde très matérialiste… où, globalement, on a tendance à ne croire que ce qu’on voit… et à donner de l’importance qu’aux choses matérielles : on finit par sacraliser les objets qui nous entourent : notre maison, notre voiture, notre téléphone, notre appareil photo … et Attention à celui qui y toucherait !

Certes, nous aimons notre confort… et après tout, cela n’a rien de mauvais en soi : il faut mieux vivre dans une belle maison que dans un taudis… il faut mieux rouler dans une belle voiture sécurisée, que dans une vieille auto qui pollue et qui tombe en ruine… mais la question est celle de la mesure : jusqu’où faut-il aller ? et où acceptons-nous de nous arrêter dans la recherche du confort ? 

Si cette recherche mobilise toute notre attention… toute notre énergie… si nous tombons dans l’excès, en en voulant toujours plus… alors nous sommes déjà dans le large chemin de la perdition (pour reprendre les mots de Jésus)… et nous passons à côté de la vie. 
Il me semble que c’est la conclusion - assez rude, il est vrai - qu’on peut découvrir dans les passages de l’évangile de ce jour. 

Pourquoi en est-il ainsi ?

Parce qu’on ne peut pas « courir deux lièvres à la fois »…  on ne peut pas servir deux maîtres en même temps (Mt 6,24)… le temps qui nous est donné de vivre et que nous passons à nous préoccuper de nos soucis matériels : de nos trésors sur terre, pour reprendre les mots de Jésus… nous le ne passons pas à autre chose : à cultiver des trésors dans le ciel. 

* Qu’est-ce donc que ces « trésors dans le ciel » dont Jésus parle ?

Il me semble que c’est l’amour que nous donnons ou que nous recevons : c’est, à la fois, notre vie relationnelle (ce que nous cultivons avec les autres) et notre vie spirituelle (ce que nous cultivons avec Dieu dans notre intériorité).

Dans l’Evangile selon Matthieu, l’expression « trésor dans le ciel » correspond à l’idée d’un acte totalement gratuit, d’un don sans retour… c’est, par exemple, cette expression que Jésus emploie lorsqu’il appelle le jeune homme riche à vendre ce qu’il possède et à le donner aux pauvres (cf. Mt 19, 21)… Il lui dit, ainsi, tu auras « un trésor dans les cieux »… comme si la générosité pouvait nous faire acquérir une sorte de trésor, de richesse, au regard de Dieu. (Voir aussi en ce sens Lc 12,33 ; Lc 12,21.)

En tant que Protestants, nous avons du mal avec cette idée de mérite ou de récompense acquise… car nous ne croyons pas en un Dieu comptable, qui comptabiliserait toutes nos bonnes actions comme des bons points (… sans parler des mauvaises). 
Mais je crois que ce qui correspond à l’image du trésor, c’est quelque chose de précieux et de caché, c’est l’idée d’une richesse cachée… soit celle-ci est uniquement matérielle et terrestre… soit, elle est d’un autre ordre : elle est « dans le ciel », donc invisible pour les yeux : elle est d’ordre spirituel ou relationnel… elle relève de notre âme ou de notre coeur. 

La question soulevée par Jésus est donc de savoir : où nous plaçons nos priorités, quels trésors décidons-nous de cultiver et d’entretenir ? 

Le Christ nous appelle à nous préoccuper des trésors dans le ciel, à travers la richesse de notre vie relationnelle et spirituelle…. Car tout le reste est éphémère et peut disparaître, soit avec les voleurs, soit avec le temps et la mort… la mort qui finira par nous dérober, un jour, tout ce qui est matériel. 

C’est en substance le conseil de vie que l’apôtre Paul délivre aussi à ses disciples : 
il leur rappelle que les trésor terrestres - ce qui relève de l’extériorité - ce qui se voit est provisoire (y compris d’ailleurs notre corps). Mais - les trésors célestes - ce qui relève de notre intériorité - ce qui ne se voit pas est éternel. (cf. 2 Co 4,18). 
Il précise : notre objectif n’est pas ce qui se voit (notre être extérieur), mais ce qui ne se voit pas : cultiver et renouveler notre être intérieur, notre esprit, notre âme : car, c’est notre vrai soi, c’est notre dimension éternelle. 

Nous voyons donc que Jésus - comme Paul - nous appelle à renverser l’ordre de nos priorités : lâcher prise de nos soucis matériels et extérieurs, de ce qui se voit, des apparences… ce qui constitue seulement des moyens et non une finalité… pour privilégier la qualité de notre vie relationnelle et spirituelle : ce qui relève de notre intériorité… ce qui est invisible…. ce qui ne brille pas… mais qui nourrit et témoigne de notre être profond, de notre personnalité, de notre âme… 
C’est ce qui - c’est notre espérance - va poursuivre sa route au-delà de cette existence terrestre et de la mort… dans la lumière éternelle de Dieu. 

En d’autres termes, le chemin étroit consiste - contre toute logique matérialiste et à court terme - à choisir ce qui est invisible pour les yeux et éternel. 
Comme le disait Saint Exupery - « l’essentiel est invisible pour les yeux » (cf. Le Petit Prince). 

Jésus nous invite à entrer dans le chemin de l’amour, sans calcul… de la gratuité, de la générosité, du service et du don de soi : à cultiver ce qui ne se voit pas… à privilégier la petite étincelle divine au fond de nous, ce qui vient de notre vrai Soi, notre être intérieur, de notre beauté et bonté intérieures, et qui s’ouvre aux autres et à Dieu. 

Chercher d’abord le règne de Dieu - sa présence - et prendre part à sa justice : voilà le chemin étroit auquel Jésus nous appelle… avec une promesse : c’est un chemin qui mène à la vie !… et qui est source de joie !

Amen. 


Lectures bibliques : Mt 7 - Les deux voies

13 « Entrez par la porte étroite. Large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux ceux qui s’y engagent ; 14 combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux ceux qui le trouvent.

Mt 5 - Le talion - L’amour des ennemis

38 « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil et dent pour dent. 39 Et moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. 40 A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. 41 Si quelqu’un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. 42 A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos.

 43 « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. 44 Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? 47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ? 48Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Lc 14 - Inviter les pauvres

12 Il dit aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, sinon eux aussi t’inviteront en retour, et cela te sera rendu. 13 Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, 14 et tu seras heureux parce qu’ils n’ont pas de quoi te rendre : en effet, cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Mt 6 - Le trésor dans le ciel  Ou Dieu ou l’argent

19 « Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où les mites et les vers font tout disparaître, où les voleurs percent les murs et dérobent. 20 Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni les mites ni les vers ne font de ravages, où les voleurs ne percent ni ne dérobent. 21 Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

24 « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent.

2 Co 4,18


Notre objectif n’est pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.