dimanche 1 février 2026

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Les méditations proposées ici se situent dans l'horizon d'une Spiritualité chrétienne... Elles se fondent sur l'interprétation de l’Évangile comme "Bonne Nouvelle", qui nous rappelle qu'une Grâce originelle nous est offerte... laquelle nous ouvre à la liberté et la confiance !

Lors des cultes du dimanche, les Protestants essaient de mettre en lien leur vie présente avec l’Évangile... Il s'agit de se laisser inspirer par l'Esprit au quotidien... de s'ouvrir à quelque chose de Nouveau... 

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Dernières prédications

Retrouvez les dernières prédications en ligne :

  • Traverser les tentations : un chemin de vie (01/02/26)
  • Les Béatitudes : du coeur au Royaume (11/01/26)
  • Devenir enfants de Dieu / Là où la Parole nous engendre : Noël 2025 (25/12/25)
  • Les symboles de Noël : veillée de Noël 2025 (24/12/25)
  • Vivre sa foi, est-ce bien raisonnable ? :  Culte autrement (21/12/25)
  • Accueillir l'inattendu de Dieu dans nos vies (14/12/25)
  • Conte de Noël (pour jeunes) : les trois arbres (14/12/25)
  • Conte de Noël (pour enfants) : la grève des anges (14/12/25)
  • Une nouvelle identité en Christ (07/12/25) 
  • Appelés, relevés, envoyés (30/11/25) - 1er dim. de l'Avent 
  • Découverte du Protestantisme : trois manières d'entendre l’Évangile (23/11/25)
  • La conversion : un chemin vers l'unité intérieure (02/11/25)
  • Un Christ, agent de libération, par la foi (26/10/25)
  • La foi, la persévérance, l'humilité et la disponibilité : Culte autrement (19/10/25)
  • De l'importance du Pardon (05/10/25)
  • Changer de regard... pour accéder à la vie en plénitude (28/09/25)
  • Une foi transformatrice (14/09/25)
  • Appelés à une vie nouvelle... à la suite du Christ (07/09/25)
  • prédication du 10/08/25 : en cours de relecture 
  • De quoi notre âme a-t-elle soif ? (03/08/25)
  • prédication du 20/07/25 : en cours de relecture 
  • La mission du Christ pour ses disciples (29/06/25)
  • Une foi libératrice et transformatrice (22/06/25)
  • Dieu croit / croît en nous - Pentecôte (08/06/25) 
  • Vous pouvez également retrouver les prédications précédentes dans la colonne "archives du blog" ou dans l'Index


    Traverser les tentations : un chemin de vie

    Lecture biblique : Mt 4, 1-11 = voir texte en bas de cette page
    (Volonté de Dieu : Jacques 1, 2-4. 12-18. 21-25)
    Thématique : Traverser les tentations : un chemin de vie
    Prédication de Pascal LEFEBVRE, Bordeaux, le 01/02/26 
    (inspirée d’un ouvrage de Pierre Glardon « Vous êtes la lumière du monde… » ED ouvertures)

    Introduction – La tentation, une expérience humaine ordinaire

    Dans la prière dominicale - la prière du 'Notre Père' - nous disons ensemble : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

    Cette demande est souvent mal comprise. Elle ne dit pas que Dieu serait un tentateur, jouant avec nos failles ou nos fragilités.
Elle dit autre chose, de plus profond, de plus existentiel : 

    « Ne nous mets pas à l’épreuve », « Ne nous porte pas dans une tentation que nous ne pourrions traverser. » Autrement dit : « Ne nous laisse pas nous perdre dans ce qui nous divise ou nous détruit. »

    La vraie question n’est pas de savoir si Dieu nous tente ou pas…
Mais bien plutôt : comment réagissons-nous, face aux tentations qui traversent nos vies ?

    Comme l’écrit l’épître de Jacques : « Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. » (Jc 1,14)

    La tentation n’est pas un accident spirituel.
 Elle est constitutive de l’existence humaine… car nous sommes des êtres de désirs, mus par des pulsions et une volonté propre. 

    Et c’est précisément pour cela que cet épisode de l’évangile de Matthieu nous concerne… En nous faisant entrer dans un dialogue intérieur, il nous montre le combat intérieur de Jésus au désert.

    I. Le désert : lieu de vérité et de combat

    Juste avant cet épisode, rappelons-nous que Jésus vient d’être baptisé. 
    Il a reçu l’Esprit Saint. Et il a entendu cette parole fondatrice :
    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » (cf. Mt 3,17)

    Et aussitôt, l’Esprit le conduit au désert.

    Cette précision de Matthieu nous rappelle que la vie spirituelle ne résume pas à une expérience spirituelle inouïe ou une extase mystique extraordinaire…  
    Dans la communion avec Divin, surgit aussi le temps du doute, de l’épreuve… l’épreuve du questionnement… l’épreuve de la cohérence interne, de l’unité intérieure.

    Il n’y a pas de foi vivante, sans combat intérieur.
Pas de fidélité, sans discernement.
Pas d’unité, sans résistance aux forces de division qui peuvent se manifester et tenter de nous asservir.

    Dans la Bible, le désert - lieu de rencontre avec soi-même et avec Dieu - est toujours un lieu ambivalent : lieu du manque, lieu de la faim, lieu du dépouillement… mais aussi : lieu de Parole, lieu de discernement et de vérité sur soi… lieu de maturation spirituelle.

    II. Le tentateur : ce qui divise

    Matthieu personnifie ici le mal sous la figure mythique du diabolos : le diviseur, le tentateur… le Satan, dans la Bible hébraïque. 

    Le mot diabolos signifie littéralement : « celui qui jette en travers », celui qui divise, qui fracture, qui sépare.

    Il est l’exact opposé du mot symbolon - le symbole - qui représente ce qui relie, ce qui rassemble, ce qui fait alliance.

    Peu importe, au fond, de savoir si nous croyons ou non à la figure personnelle du « diable ».
Ce que personne ne peut nier, c’est la réalité du mal… et surtout sa capacité à désunir, à désagréger les relations : avec soi-même, avec les autres, avec Dieu. 

    Face au mal, quatre attitudes sont possibles :
    (1) s’opposer et résister ; 
    (2) minimiser, nier ou fuir ; 
    (3) s’accommoder, céder, se soumettre ; 
    (4) cautionner et collaborer.

    Le récit de Matthieu nous montre qu’il est possible de « résister »… et de « traverser » des désirs transgressifs, mais que cela a un forcément un prix, un coût… puisque que ça passe par une forme de renoncement. 

    Précisément, il n'est pas de cheminement spirituel, sans choix, sans renoncement, sans passage par le feu.

    Ce matin… regardons un peu mieux - à travers les trois tentations présentées dans ce texte - de quoi il en retourne :

    III. Première tentation : la confrontation au manque – « Si tu es Fils de Dieu… »

    Après quarante jours de jeûne, Jésus a faim.
 Une faim physique, naturelle, bien sûr. Mais aussi une faim existentielle.

    Le tentateur commence par attaquer l’identité… il vient instiller et semer le doute : « Si tu es Fils de Dieu… » dit-il. 

    C’est toujours ainsi que la tentation agit : par une fragilisation de l’identité.
Elle s’infiltre dans nos fragilités, nos insécurités, nos manques… pour ébranler nos fondements… ou nous demander de justifier ou de prouver ce qui fonde notre existence.

    Le fait est que… lorsque nous doutons de nous-mêmes, de notre valeur… quand nous cherchons à combler un vide intérieur… ou quand nous avons peur de manquer… alors tout devient tentant.

    Le diviseur suggère une solution immédiate : transformer les pierres en pain.

    Mais Jésus refuse de réduire la vie humaine à la seule satisfaction des besoins matériels.  

    « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

    
Pour le Christ… tout ne se résout pas par l’avoir… Tout ne se comble pas par des objets, des biens à consommer.

    D’autres désirs plus profonds habitent en nous : une soif de plénitude, d’infini… un désir d’unité, d’éternité… le désir profond de se sentir relié à une réalité plus grande… à une réalité transcendante.

    Il existe des manques que seul un changement de niveau intérieur - un changement d’état de conscience - peut permettre de traverser.

    Si Jésus, individuellement, franchit cette étape … il est vrai que notre société constitue parfois, collectivement, un obstacle à son dépassement. Car elle nous soumet en permanence à cette 
    tentation… en instillant en nous :

    - le désir de consommer, pour se sentir exister… ou pour calmer une angoisse existentielle,

    - le besoin d’accumuler pour se rassurer,

    - la soif de remplir nos vies et tout notre temps disponible… (sollicitations diverses pour remplir nos agendas, nos frigos, nos maisons, nos comptes bancaires, …) pour ne pas ressentir le vide.

    Notre société nous pousse sans cesse à croire que le manque est une anomalie à supprimer. / Alors… nous comblons inlassablement le vide et le manque. C’est sans doute un des facteurs qui crée une sorte d’indisponibilité fondamentale au Divin.


    L’Évangile, lui, tient un autre discours : il nous dit que le manque peut devenir un lieu de vérité… de disponibilité… pour découvrir une faim ou une soif plus profonde. 

    IV. Deuxième tentation : le désir de maîtrise et de toute-puissance sur la vie et sur l’environnement

    Le tentateur monte alors d’un cran.
 Il invite Jésus à se jeter du haut du Temple.

    Et cette fois, le diable cite l’Écriture. Mais il la tord ; il la tronque ; il la manipule.

    La tentation ici est redoutable : Accepter d’instrumentaliser Dieu, pour se garantir une sécurité absolue.

    C’est la tentation de la maîtrise totale sur la vie… tentation de la toute-puissance… du contrôle sur la vie, sur l’environnement et l’avenir. 

    En réalité… le psaume cité ne dit pas que : tout est possible… et qu’un salut angélique ou divin nous est assuré en cas de danger extrême… 

    Le Psaume 91 (90 LXX) - qui est ici partiellement cité par le tentateur - parle d’une protection angélique (c’est-à-dire divine) « en toutes tes voies »… c’est-à-dire dans l’existence ordinaire de l’homme, dans son quotidien. Ce n’est pas la même chose ! 

    Quoi qu’il en soit… Jésus refuse cette instrumentalisation divine. 

    « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

    Il renonce à l’illusion de la maîtrise, de la toute-puissance.
Il accepte les limites inhérentes à la condition humaine.

    Exister pleinement… vivre « en plénitude »… ce n’est pas vouloir tout maîtriser, occuper tout l'espace ou prendre toute la place ! 
C’est consentir à la relation, à la vulnérabilité, à l’humilité…. c’est laisser de la place à l’Autre et à l’inattendu… au prix d’un travail de lâcher prise de l’ego.

    Ici encore, cette tentation est très actuelle, au niveau sociétal. Elle s’exprime par :

    – le désir de maîtrise technologique,

    – l’obsession sécuritaire,

    – la volonté de contrôle total,

    – le refus de toute limite… qui s’exprime par le désir de repousser au maximum nos fragilités.

    La réalité est pourtant bien différente…  Nous en faisons l’expérience…

    La réalité, c’est que la vie humaine est inscrite dans la vulnérabilité, la fragilité, la finitude… Personne ne peut tout maîtriser !

    De toute façon, vouloir tout contrôler, c’est - à coup sûr - perdre la relation aux autres… et au réel…. en objectivant ou instrumentalisant autrui. 

    V. Troisième tentation : l’avidité, le désir de possession… pour obtenir la gloire, le pourvoir et les richesses… Qu’est-ce que nous adorons vraiment ?

    Enfin, le tentateur dévoile son vrai visage. Il promet à Jésus « les royaumes du monde »… le pouvoir et la richesse… à une condition : « Si tu te prosternes et m’adores. » dit-il.

    Ici, l’enjeu est clair : A qui… A quoi veux-tu vouer ta vie ?… Qu’est-ce que tu adores vraiment ?

    Le pouvoir, la réussite, la domination, la reconnaissance, l’argent ?
 
    Ou Dieu seul, source de vie ?

    Cette tentation - celle du pouvoir et de l’idolâtrie - est universelle. Son emprise marque tous les milieux : politiques, économiques, religieux, sportifs et associatifs.

    C’est la tentation du pouvoir et du « toujours plus »… qui, inévitablement, implique des compromis éthiques… une bonne dose de ruse et de manipulation… et parfois une forme de cynisme… au nom de l’efficacité… pour obtenir le but souhaité, le résultat convoité.

    A nouveau, Jésus tranche sans ambiguïté : Il choisit Dieu seul comme référence ultime.

    « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. » 

    Alors, le diable se retire.
    Matthieu nous rappelle ainsi que le mal n’est jamais une fatalité.
Qu’il ne tient que par nos consentements… et nos trahisons. 

    VI. Et pour nous, aujourd’hui ?… Comment traverser les tentations, à la manière de Jésus ?

    Nous aussi, nous pouvons connaître des tiraillements, des tentations… Notre agitation mentale révèle souvent nos soucis, nos pulsions, nos angoisses ou nos inquiétudes. 

    Nous pouvons traverser des déserts… comme Jésus… où nos troubles et nos incohérences se manifestent :

    – la tentation de la résignation ou de la compromission,

    – la fatigue morale,

    – le repli sur soi,

    – l’avidité,

    – l’hyper-activisme,

    – la peur entretenue en permanence,

    – le découragement ou la tristesse,

    – ou encore la perte de sens.

    Et souvent, la tentation se présente comme raisonnable, pragmatique, réaliste.
    Mais ce récit avec Jésus nous montre un autre chemin.

    Comment « résister »… ou plus exactement, comment « traverser » les tentations ?

    D’abord, en élevant son niveau de conscience… en faisant preuve de lucidité et de discernement … en se laissant guidé par l’exemple de Jésus. 

    Notre mission, c’est d’être à l’écoute de ce qui nous traverse… c’est d’être vigilant… c’est un travail de « conscientisation », face aux pensées involontaires, à l’agitation ou aux divisions qui se manifestent en nous. 

    Voici 8 points qui peuvent nous aider à traverser les tentations :

    1. Avoir un ancrage identitaire solide - pour travailler à notre unité intérieure


    Savoir que nous sommes « enfants de Dieu », aimés inconditionnellement… contribue à notre unité intérieure. L’amour de Dieu nous donne un Centre, un fondement assuré. Savoir que - malgré les épreuves - « rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu » (Cf. Rm 8, 31-39), nous donne une base solide, une confiance en la vie et l’amour reçus. / Il est fondamental d’être au clair sur son identité et sur les valeurs prioritaires auxquelles nous souhaitons nous référer.

    2. Refuser le déni - Exercer sa vigilance 

    
Oser nommer ce qui nous traverse, sans faux-semblants. En toute conscience, faire preuve de vigilance face aux pensées involontaires qui risquent de créer du trouble et de nous diviser.

    3. Faire des choix clairs - être capable de distinguer ce qui fait vivre de ce qui peut être mortifère


    Tous les choix ne se valent pas. Certains font vivre, d’autres détruisent. Nos choix nous engagent et nous conduisent à des renoncements nécessaires.

    4. S’appuyer sur une préparation spirituelle - il n’y a pas de fatalité du mal. 


    La Parole - et notamment l’Évangile - est une boussole. La prière, la méditation et le discernement sont des ressources vitales. L’Esprit saint nous soutient ; nous pouvons le solliciter. 

    5. Inscrire son cheminement spirituel dans la durée - expérimenter le « laisser passer… sans s’attacher aux pensées involontaires »

    
Il arrive qu’une tentation revienne régulièrement à la charge. La vigilance est un chemin. Il convient aussi de laisser passer les pensées involontaires, sans s’y attacher.

    6. Être accompagné - être soutenu par une dimension communautaire


    On résiste mieux quand on est pas seul. La foi est un combat partagé. L’appui d’un ancrage communautaire constitue une aide précieuse.

    7. Oser dire non et renvoyer le tentateur avec courage - même s’il est proche


    Une des difficultés du combat spirituel est que la tentation s’incarne parfois à travers des proches. Pour Jésus, ce fut, par exemple, à travers Pierre ou Judas que le diable se manifesta (cf. Mt 16,23 ; Jn 13, 27). Cela signifie qu’il faut parfois oser s’éloigner des personnes toxiques autour de nous.

    8. Enfin, quand on tombe… se révéler et poursuivre la route autrement


    Nos vies sont émaillées de déstabilisations, de chutes et d’échecs… Dans l’Évangile, le Christ ne culpabilise jamais ses interlocuteurs. En revanche, il les appelle à se relever et à poursuivre leur route autrement, conscients de la miséricorde de Dieu.

    Conclusion – Le combat spirituel comme chemin de liberté

    Pour conclure… le désert de Jésus - et le combat spirituel qu’il a traversé - n’est pas un modèle héroïque inaccessible. C’est une image, une parabole de nos propres combats.
    Ce récit de l’Evangile - comme un témoignage - nous rappelle que la foi n’est pas une assurance contre l’épreuve, mais une force pour nous permettre de la traverser.

    Malgré les tentations, malgré les divisions, malgré les chutes… le chemin de la vie - avec le Christ - reste toujours ouvert. 

    Alors… sur nos chemins spirituels… que l’Esprit saint nous donne discernement, courage et confiance, pour choisir ce qui fait vivre ! 

    Et souvenons-nous cette parole du Seigneur dans le livre du Deutéronome : « Vois : j'ai mis devant toi la mort et la vie ; tu choisiras la vie pour que tu vives » (Dt 30, 15-20).  

    Amen.


    Lectures bibliques


    Volonté de Dieu : Jacques 1, 2-4. 12-18. 21-25

     2 Mes frères [et soeurs], considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer, 3 sachant que l'épreuve de votre foi produit l'endurance. 4 Or il faut que l'endurance accomplisse son œuvre pour que vous soyez accomplis et parfaits à tous égards, et qu'il ne vous manque rien. […]
    12 Heureux l'homme qui endure l'épreuve, parce que, une fois testé, il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L'aiment.
    13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. 14 Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit. 15 Une fois fécondée, la convoitise enfante le péché, et le péché, arrivé à la maturité, engendre la mort. 16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés. 17 Tout don de valeur et tout cadeau parfait descendent d'en haut, du Père des lumières chez lequel il n'y a ni balancement ni ombre due au mouvement. 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons pour ainsi dire les prémices de ses créatures.
    21 […] Accueillez avec douceur la Parole, qui a été plantée en vous et qui peut vous sauver.
    22 Mettez la Parole en pratique ; ne vous contentez pas de l'écouter, en vous abusant vous-mêmes. 23 En effet, si quelqu'un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel 24 et qui, après s'être regardé, s'en va et oublie aussitôt comment il était. 25 Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui y demeure, non pas en écoutant pour oublier, mais en mettant en pratique, – en faisant œuvre – celui-là sera heureux dans sa pratique même.

    Lecture biblique : Matthieu 4, 1–11

     1 Alors Jésus fut conduit par l'Esprit au désert, pour être tenté par le diable. 
    2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. 3 Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » 
    4 Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme vivra, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu. » 
    5 Alors le diable l'emmène dans la Ville Sainte, le place sur le faîte du temple 6 et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour t'éviter de heurter du pied quelque pierre. » 
    7 Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » 
    8 Le diable l'emmène encore sur une très haute montagne ; il lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire 9 et lui dit : « Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m'adores. » 
    10 Alors Jésus lui dit : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c'est à lui seul que tu rendras un culte. » 
    11 Alors le diable le laisse, et voici que des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

    dimanche 11 janvier 2026

    Les Béatitudes : du cœur au Royaume

    Lecture biblique : Mt 5, 1-12 (= voir en bas de cette page)

    Thématique : Les Béatitudes : du cœur au Royaume

    Prédication de Pascal LEFEBVRE, Bordeaux, le 11/01/26


    Nous considérons souvent les Béatitudes comme un condensé de l’Évangile. Pourtant, elles sont paradoxales… elles renversent nos logiques humaines…. Car elles sont à « contre-courant » des réalités mondaines… marquées par l’individualisme, la compétition… l’avidité, la soif de domination… ou l’exigence de réussite.


    Avec l’adjectif « heureux » ou « bienheureux », qui est souvent utilisé dans les traductions, nous pourrions penser que Jésus parle d’une sorte de bonheur psychologique ou affectif, mais il n’en est rien. Les Béatitudes incitent davantage l’auditeur à entrer dans une marche confiante, un cheminement, une voie juste… qui permet de vivre une vie bonne devant Dieu une situation dans laquelle il est souhaitable de se trouver… en dépit des apparences… dans la mesure où elle s’enracine dans une relation intérieure à Dieu. 

    Pour prendre la parole, Jésus a gravi la montagne, comme Moïse au temps de l’Exode. Ce geste n’est pas anodin : il rappelle que ce qu’il va dire a la même importance que la Loi donnée par Moïse. Jésus accomplit cette Loi. Il présente un programme de vie, pour celles et ceux qui veulent marcher avec lui.

    Aujourd’hui, nous allons explorer ces paroles étonnantes de Jésus à travers trois angles :

    1. Les Béatitudes comme guide de vie intérieure – le bonheur commence dans le cœur.
    2. Les Béatitudes comme résistance au monde – choisir la voie étroite.
    3. Les Béatitudes comme manifeste du Royaume – vivre le Royaume dès aujourd’hui.


    Nous essayerons aussi de trouver quelques exemples concrets… 

    Et nous verrons que le bonheur des Béatitudes se vit à la fois au présent et dans l’espérance de l’avenir. Comme le dit François d’Assise : il s’agit de la joie parfaite, un bonheur enraciné dans la fidélité à Dieu et l’ouverture aux autres.

    Mais avant cela… il faut rappeler - fondamentalement - que les paroles de Jésus interrogent nos désirs profonds… « qu’est-ce qui guide mes désirs ? »

    Voyons cela ensemble… 

    I. Les Béatitudes comme guide de vie intérieure – « Le bonheur commence dans le cœur »

    1. Premier constat à contre-courant des idées reçues… le bonheur est pour les humbles… Il ne dépend pas de nos ressources, de la richesse ou de la sécurité matérielle… mais de l’ouverture à la Grâce de Dieu : « Heureux les pauvres en esprit / les pauvres de coeur » dit Jésus. 

    • Intériorité : Le Christ affirme que le bonheur commence par l’humilité et la reconnaissance de notre dépendance à l’égard de Dieu. Être pauvre en esprit, c’est reconnaitre sa finitude et ses limites… c’est accepter sa place humble et simple de créature dans un univers infini… c’est être ouvert, prêt à demander, à recevoir… à tout attendre de Dieu. 
    • Résistance au monde : Affirmer « heureux les pauvres en esprit », c’est déjà lutter contre l’orgueil, l’égocentrisme et la valorisation d’une réussite personnelle… souvent fondée sur la possession, le pouvoir ou la richesse. 
    • Royaume : A l’opposé d’une vie centrée sur l’égo… une vie ouverte à la confiance et centrée sur Dieu témoigne de sa présence dès maintenant. 
    • Exemple : Il y a bien des exemples de personnes qui vivent cette béatitude autour de nous… On peut penser aux bénévoles qui donnent gratuitement de leur temps et de leur énergie pour les autres, sans attendre de retour… La reconnaissance de la pauvreté intrinsèque à la nature humaine nous conduit à la compassion et à prendre soin des autres. 

    2. Deuxième piste… Jésus ose affirmer que ce n’est pas la force ou la domination qui produit la justice, mais la douceur et la maîtrise de soi. « Heureux les doux » dit-il.

    • Intériorité : Pour le Christ, la douceur n’est pas une faiblesse… mais une force intérieure, maîtrisée et patiente… animée par la non-violence. 
    • Résistance : La douceur, c’est la voie de la bonté, de l’altruisme, de la délicatesse, de la grâce, de la tendresse … c’est un chemin qui permet - paradoxalement - de surmonter les rapports de force, de domination ou d’agressivité.
    • Royaume : Par la douceur, la réconciliation et la paix peuvent devenir tangibles, ici et maintenant. 
    • Exemple : Parmi les exemples de vie qui correspondent à cette béatitude, on peut citer la militante pakistanaise Malala Yousafzai, qui défend l’éducation des filles dans son pays, avec courage et sans violence. Elle est devenue un symbole international de la lutte pour l’éducation des filles, suite aux restrictions imposées par les talibans.

    3. Troisième point… qui peut nous surprendre… la tristesse et la vulnérabilité peuvent devenir une voie de consolation et d’espérance. « Heureux ceux qui pleurent » affirme Jésus. 

    • Intériorité : Plutôt que de faire l’éloge d’un bonheur insolant ou arrogant… le Christ nous appelle à reconnaître le fait que la vulnérabilité, la peine ou la souffrance… peuvent parfois ouvrir un chemin qui conduit à la consolation de Dieu.
    • Résistance au monde : C’est une manière de lutter contre le cynisme et l’indifférence qui ignorent la compassion et la douleur des autres.
    • Royaume : Cette Béatitude nous permet de nous souvenir que le fait d’être attentif aux autres… d’accompagner et de soutenir ceux qui souffrent… est déjà une façon de rendre visible le Royaume.
    • Exemple : Collectivement, il y a bien des gens qui vivent cette Béatitude… comme dans les associations qui aident les victimes de violence ou de catastrophes naturelles… ou encore ceux qui se rendent disponibles et accompagnent les étrangers démunis. 

    A travers ces trois premières béatitudes, Jésus nous rappelle que - quelle que soit notre situation extérieure - on peut déjà être heureux dès maintenant… car l’ouverture du cœur et la douceur apportent une forme de sérénité et de paix intérieure… et la satisfaction d’agir selon la voie de Dieu.  Aussi, le bonheur ne dépend pas d’abord des conditions extérieures… mais de notre coeur, de notre état d’esprit… donc de l’intériorité, de notre relation à Dieu.

    II. Les Béatitudes comme voie de résistance au monde – « Heureux ceux qui choisissent la voie étroite »

    4. Quatrième Béatitude… Jésus affirme que le désir de justice peut largement primer sur l’intérêt personnel. La satisfaction de la vie - le désir de vivre une vie bonne - ne vient pas d’une réussite individuelle, mais d’une transformation éthique et spirituelle : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »

    • Intériorité : Pour Jésus, le désir profond de justice est quelque part au fond nous. Il habite la conscience humaine. C’est ce désir de justice qui transforme positivement nos priorités et nos choix.
    • Résistance : La recherche du profit à tout prix, l’égoïsme et la corruption… ne sont pas à même de créer un bonheur partagé et durable…  Ils ne sont qu’apparence et superficialité… et ne correspondent qu’à une illusion de bonheur, pour ceux qui tentent d’en profiter ! Il n’y a pas de bonheur dans le « chacun pour soi ». Le vrai bonheur se conjugue forcément au pluriel… il est équitable et solidaire : il tient compte des besoins de chacun… à commencer par la dignité et la justice. 
    • Royaume : La justice se manifeste par des actions concrètes qui protègent et restaurent.
    • Exemple : Dans le monde d’aujourd’hui, des lanceurs d’alerte - comme Edward Snowden, Julian Assange ou Chelsea Manning - font partie de ceux qui ont osé défier les systèmes injustes, malgré les risques. Ils nous encouragent à dénoncer les injustices, les mensonges et les manipulations que nous voyons partout autour de nous. 

    5. Cinquième point … le Christ affirme également que donner et pardonner est source d’une vraie bénédiction. La bonté, la générosité et la magnanimité conduisent au bonheur : « Heureux les miséricordieux » dit-il. 

    • Intériorité : Partout dans l’évangile, Jésus met en avant la gratuité et le don de soi. Il invite chacun à développer sa capacité d’empathie et de compassion… jusqu’à aimer celui qui nous traite en rival… à pardonner et à soutenir autrui… malgré ses offenses.
    • Résistance : C’est une voie nouvelle qui permet de surmonter la vengeance et la loi du plus fort. Jésus nous appelle à surmonter les sentiments de haine ou de vengeance qui peuvent nous traverser, face à une situation de souffrance. 
    • Royaume : Le fait est que la miséricorde transforme les relations humaines et rend déjà le Royaume de Dieu visible.
    • Exemple : Si nous cherchons un exemple de miséricorde, nous avons peut-être en tête celui de Nelson Mandela, pardonnant à ses bourreaux…  ou toutes les initiatives en faveur d’une justice restaurative… qui visent à faire dialoguer une victime et l’auteur d’une infraction… afin de permettre la reconstruction de la victime,  la conscientisation et la responsabilisation de l’auteur de l’infraction, et sa réintégration dans la société. 

    6. La sixième Béatitude interroge le regard que nous portons sur la vie et les autres. Dans une société souvent fondée sur les apparences mondaines… Jésus affirme que la sincérité, l’intégrité et la transparence intérieure sont plus précieuses que les toutes les façades extérieures. « Heureux ceux qui ont le cœur pur » affirme-t-il. 

    • Intériorité : Lorsqu’il est question d’intégrité, de transparence, de sincérité… il est question de ce qui vient du coeur… de la pureté du regard… de désirs altruistes, libres et désintéressés. 
    • Résistance : Pour Jésus, la pureté du coeur est un véritable antidote, face à la manipulation, l’hypocrisie, la duplicité ou la culture de l’apparence.
    • Royaume : Lorsque la vérité du coeur parvient à s’exprimer… la lumière du Royaume éclaire déjà le monde et inspire confiance. C’est sans doute cette qualité qui manque le plus à la plupart des dirigeants de notre monde. 
    • Exemple : Il y a heureusement des contre-exemples… mais rares sont les journalistes et les activistes qui osent dénoncer la duplicité, la corruption ou les abus de ceux qui détiennent le pouvoir (en dépit de la pression ou des menaces).

    A travers ces trois autres béatitudes que nous venons d’entendre, le Christ nous dit qu’une voie de bonheur est toujours possible…  même quand il s’agit d’entrer en résistance… même quand nos choix nous mettent en opposition avec le monde… dans la mesure où ces choix sont fidèles à Dieu et aux valeurs du Royaume.

    III. Les Béatitudes comme manifeste du Royaume – « Vivre le Royaume dès aujourd’hui »

    7. Le septième point… s’adresse aux artisans de paix. Celui qui est pacifique peut être temporairement humilié ou ignoré, mais - pour Jésus - il participe déjà à la réconciliation divine. « Heureux les artisans de paix » affirme-t-il.

    • Intériorité : La véritable paix vient de Dieu… Ce qui veut dire que la paix commence à l’intérieur de soi, dans le coeur… c’est la paix intérieure, la sérénité, l’équilibre, la maitrise de soi. Ceux qui font oeuvre de paix, sont à l’image de Dieu… ils sont appelés fils de Dieu. 
    • Résistance : La paix intérieure est le premier remède contre la tentation de la violence, la réponse haineuse ou les conflits qui menacent notre existence. Il est si facile de se laisser impacter ou submerger par les rapports de forces et la violence du monde.
    • Royaume : Pour Jésus, la réconciliation et l’harmonie sont des signes concrets du Royaume.
    • Exemple : Parmi les exemples d’artisans de paix, on peut citer des acteurs, comme Médecins Sans Frontières ou des médiateurs internationaux qui travaillent dans des zones de conflit, pour promouvoir la paix… malgré tout… en dépit du danger. 

    8. Huitième béatitude… sans doute la plus difficile à recevoir. Le prix de la recherche de la justice et de la fidélité à Dieu peut conduire à la marginalisation, au rejet, à la mise à l’écart ou à la violence. Pourtant cette voie ouvre à une véritable espérance. « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice » a dit Jésus. 

    • Intériorité : Ceux qui recherchent le chemin de la justice, par fidélité à Dieu - malgré les épreuves - représentent la voie de la véritable confiance en Dieu et du courage dans l’adversité.
    • Résistance : Rechercher ce qui est juste et bon, en toute circonstance, est une manière de lutter contre la résignation, contre l’habitude, l’hypocrisie, le mensonge ou la corruption.
    • Royaume : La fidélité à l’égard de Dieu et la recherche de la justice, témoignent de l’espérance de la vérité et du Royaume, même au milieu des épreuves.
    • Exemple : On sait que bien des prophètes et des défenseurs des droits humains ont pu être persécutés pour leurs engagements… pourtant ils étaient déjà dans le monde nouveau de Dieu… ils oeuvraient pour l’avènement du Royaume. 

    9. Neuvième et dernier point…. Malgré les défis et les épreuves… réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse… car si vous marchez dans le chemin des Béatitudes, vous êtes déjà en communion avec Dieu… vous êtes sur le chemin d’un accomplissement… de la vie en plénitude. 

    • Intériorité : Les béatitudes se concluent par la joie ressentie lorsqu’on marche dans la voie de Dieu… cette joie qui née de la fidélité, de la justice et de l’espérance.
    • Résistance : Vivre les Béatitudes est une manière de lutter contre la fatalité et le découragement, face à l’injustice et la dureté du monde.
    • Royaume : Chaque acte de justice, de miséricorde ou de paix manifeste déjà le Royaume, ici et maintenant.
    • Exemple : Chaque geste de pardon, de solidarité, de réconciliation ou d’engagement pour la justice dans nos vies quotidiennes… sont des semences et des signes qui conduisent au Royaume, au monde nouveau de Dieu. 

    Le bonheur proposé par Jésus est à la fois présent et futur

    La plupart des Béatitudes sont au futur – « ils seront consolés… ils seront rassasiés » – mais deux sont au présent : « le royaume des Cieux est à eux »…  Elles s’adressent aux humbles, aux pauvres de coeurs… et celles et ceux qui recherchent la justice… Ainsi, le Royaume commence dès maintenant… et il s’accomplira pleinement dans l’avenir.


    Conclusion 

    Pour conclure…  il faut redire que Jésus ne décrit pas des états de confort ou de réussite selon le monde, mais une orientation intérieure et relationnelle, qui met Dieu et l’autre au centre.

    Les Béatitudes sont donc un appel à vivre une vie bonne selon Dieu. Elle ne sont certainement pas un petit manuel, destiné à trouver un bonheur immédiat, selon les standards humains.

    • Pour récapituler…
      1. En ce qui concerne l’intériorité : Le bonheur commence dans le cœur, humble, pur et ouvert à Dieu.
      2. Elles ouvrent une voie de résistance au monde : La voie étroite consiste à rester fidèle à Dieu et aux valeurs de justice, de miséricorde et de paix.
      3. Elles permettent la manifestation du Royaume : Chaque geste juste, chaque action fidèle aux paroles du Christ, concrétise le Royaume de Dieu, ici et maintenant.
    • Elles ouvrent une dynamique, donnent un élan et un encouragement : On peut être heureux quand on est pauvre de cœur, artisan de paix, persécuté pour la justice. Car ces situations reflètent la fidélité à Dieu et apportent une joie profonde (liée à la justice). Recherchons ces bonheurs-là, comme le disait François d’Assise.
    • Elles constituent un appel et une invitation pratique : En cette nouvelle année… l’Evangile nous adresse une question : Quels gestes concrets pourrons-nous oser et poser, pour être des signes lumineux du Royaume dans notre vie et notre monde : donner, pardonner, écouter, agir pour la justice, soutenir un frère ou une sœur dans le besoin ? Quelles seront nos bonnes résolutions altruistes, pour cette nouvelle année ?

    Pour les Chrétiens… la vie en Église et la vie en famille constituent des espaces d’expérimentation et d’apprentissage des Béatitudes… pour vivre la paix et la miséricorde avec ceux qui nous entourent. 

    Que le Seigneur nous inspire… qu’il nous aide à vivre ces Béatitudes au quotidien… et à découvrir ce bonheur promis… qui commence dans le cœur, qui résiste au monde et qui manifeste son Royaume dès aujourd’hui.  

    Amen. 

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    Lecture biblique : 

    Matthieu 5, 1-12


    1 A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui. 2 Et, prenant la parole, il les enseignait :


    3« Ils sont heureux (debout et en marche) les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.

    4 Ils sont heureux (debout et en marche) les doux : ils auront la terre en partage.

    5 Ils sont heureux (debout et en marche) ceux qui pleurent : ils seront consolés.


    6 Ils sont heureux (debout et en marche) ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.

    7 Ils sont heureux (debout et en marche) les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.

    8 Ils sont heureux (debout et en marche) les cœurs purs : ils verront Dieu.


    9 Ils sont heureux (debout et en marche) ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.

    10 Ils sont heureux (debout et en marche) ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.


    11 Vous êtes heureux lorsque l'on vous insulte, que l'on vous persécute et que l'on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. 


    12 Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.