Mc 3, 20-21 - Jésus et Béelzéboul - Samedi 24 janvier 26
20 Jésus vient à la maison, et de nouveau la foule se rassemble, à tel point qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas. 21A cette nouvelle, les gens de sa parenté vinrent pour s'emparer de lui. Car ils disaient : « Il a perdu la tête. »
[22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béelzéboul en lui » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » 23Il les fit venir et il leur disait en paraboles : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? 24Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut se maintenir. 25Si une famille est divisée contre elle-même, cette famille ne pourra pas tenir. 26Et si Satan s'est dressé contre lui-même et s'il est divisé, il ne peut pas tenir, c'en est fini de lui. 27Mais personne ne peut entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a d'abord ligoté l'homme fort ; alors il pillera sa maison.]
https://www.rcf.fr/vie-spirituelle/priere-rcf-bordeaux?episode=652667
Méditation Mc 3, 20-21
Jésus rentre à la maison. Mais la foule est telle qu’il n’a même plus l’espace ni le temps de manger. Et alors, chose étonnante : ses proches s’inquiètent. Ils viennent pour se saisir de lui. Ils pensent qu’« il a perdu la tête. »
Ce bref passage nous parle de la difficulté d’être fidèle à ce qui nous habite vraiment.
Ici, Jésus n’est pas rejeté par des adversaires, mais par ceux qui le connaissent, qui l’aiment, mais qui ne le reconnaissent plus. Sa liberté dérange. Son engagement inquiète. Sa manière d’exister sort du cadre du raisonnable.
Ce texte nous rejoint là où nos choix deviennent parfois incompréhensibles pour les autres.
Quand des évènements ou des rencontres nous transforment… quand des conflits de loyauté apparaissent… quand suivre une conviction profonde, nous expose au jugement, à l’inquiétude, parfois au rejet… c’est difficile à vivre.
Il y a toujours un moment où vivre pleinement ce qui nous appelle, ressemble, aux yeux du monde, à une forme de folie.
Et pourtant, cette « folie » est peut-être simplement la cohérence d’une vie, qui ne se laisse pas réduire à la peur des autres ou à la normalité.
Jésus ne se protège pas. Il ne se justifie pas. Il continue.
Aujourd’hui, ce texte nous invite à une question délicate : qu’est-ce qui, en moi, demande à être vécu de façon authentique, même si parfois ça dérange ? Comment répondre à la liberté qui est en moi, qui est profondément vivante… mais pas toujours rassurante aux yeux des autres ?
Peut-être que la foi commence là : quand nous acceptons de vivre pleinement… pour rester fidèles à ce qui nous met debout.
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