Mc 2, 23-28 - Les épis arrachés et l'observation du sabbat - Mardi 20 janv 26
23 Or Jésus, un jour de sabbat, passait à travers des champs de blé et ses disciples se mirent, chemin faisant, à arracher des épis. 24Les Pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Ce n'est pas permis. » 25Et il leur dit : « Vous n'avez donc jamais lu ce qu'a fait David lorsqu'il s'est trouvé dans le besoin et qu'il a eu faim, lui et ses compagnons, 26comment, au temps du grand prêtre Abiatar, il est entré dans la maison de Dieu, a mangé les pains de l'offrande que personne n'a le droit de manger, sauf les prêtres, et en a donné aussi à ceux qui étaient avec lui ? » 27Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat, 28de sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat. »
Écouter sur RCF : https://www.rcf.fr/vie-spirituelle/priere-rcf-bordeaux?episode=650500
Méditation Mc 2, 23-28
Les disciples de Jésus traversent des champs un jour de sabbat. Sans en avoir l’air, ils effectuent un travail, en cueillant quelques épis, pour apaiser leur faim. Et aussitôt, la critique tombe : « Pourquoi font-ils ce qui n’est pas permis ? » Jésus répond par cette phrase qui a traversé les siècles : « Le sabbat est fait pour l’être humain, et non l’être humain pour le sabbat. »
Cet épisode parle de notre rapport à la loi : la Loi, même sacrée, n’a de sens que si elle sert la vie. Elle n’est pas un carcan, mais une respiration. Le sabbat, dans la tradition juive, est ce temps, pour reprendre souffle, pour se rappeler que nous ne sommes pas définis par notre efficacité, mais par notre humanité.
Nous connaissons tous des « sabbats » qui peuvent devenir des fardeaux : des obligations, des habitudes, parfois même des principes, que nous portons comme des poids. Et voilà que Jésus nous invite à renverser la perspective : ce qui a été donné pour nous libérer et pour stimuler la vie, ne doit jamais nous enfermer.
Peut-être s’agit-il, aujourd’hui, de nous demander ce que nous faisons de nos temps de repos, de loisirs, de week-end… pour élargir notre espace intérieur. Où sont nos respirations ? Où sont ces lieux ou ces moments, où nous cessons de devoir prouver quelque chose, pour simplement être et exister ?
Jésus ne supprime pas le sabbat. Il lui rend sa vocation première : c’est un cadeau… un temps de paix où l’on peut ressentir la présence de Dieu, dans ce lien à soi-même et aux autres. Et si c’était une invitation à redevenir simplement humains ?
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