Lectures bibliques : Es 58, 7-10 ; Ps 112 (extraits) ; 1 Co 2, 1-5 ; Mt 5, 13-16 = voir en bas de cette page
Thématique : vous êtes la lumière du monde
Prédication de Pascal LEFEBVRE - le 08/02/26 (sur les textes du jour) - Bordeaux (église St Martial, dans le cadre d’un échange de chaire) & le 22/02/26, au temple de Talence.
La lumière…
Les textes bibliques que nous venons d’entendre, ce matin, nous ouvrent au thème de « la lumière ».
- Dans le livre du prophète Esaïe (cf. Es 58, 7-10), la « lumière qui jaillit » dépend de l’orientation du coeur et des choix existentiels.
Cette lumière se manifeste, lorsque la compassion et la solidarité à l’égard des plus pauvres sont réellement vécues.
La lumière est intimement liée à la justice.… à une justice concrète.
Marcher dans la justice, c’est - par exemple - accueillir et vêtir ceux qui sont démunis, c’est agir en faveur de ceux dont les chances de vie sont abîmées et amoindries.
Le prophète parle ainsi à ses auditeurs : une communauté revenue d’exil… mais aussi aux notables et aux élites religieuses de son temps… qui doivent faire face à de nombreuses inégalités. Il appelle chacun à exercer sa responsabilité fraternelle… à prendre soin des plus vulnérables, à faire « disparaître de chez soi » : « le joug » qui accable les plus modestes.
Mais aussi à supprimer les comportements négatifs : « le geste accusateur et la parole malfaisante » (dit-il), c'est-à-dire tout ce qui peut humilier, stigmatiser… atteindre la dignité ou détruire la réputation d’autrui.
- Dans le psaume 112, le psalmiste va dans la même direction…
L'expression : « lumière des cœurs droits » suffit à désigner ce qui est à l’origine de la lumière des êtres : à savoir leur justice, leur tendresse et leur compassion.
Quand le coeur est ouvert et confiant… il vit dans la générosité et le partage.
Le psaume résume en quelques versets un programme de vie… il donne la définition d’une vie lumineuse : c’est celle qui « s’appuie sur le Seigneur » et qui vit en relation avec autrui, dans l’amour du prochain, le don de soi et le partage.
- Enfin, nous avons entendu ce très beau passage - connu - de l’évangile de Matthieu… qui fait suite aux Béatitudes.
Le Christ - celui qui a dit : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » (cf. Jn 8, 12) - Celui-là même… annonce que les disciples peuvent aussi être « lumière du monde »… que leur présence compte… que leurs actes ont un impact… pour autant qu’ils vivent selon les Béatitudes… qu’ils incarnent l’humilité, la douceur, la miséricorde, la paix et la recherche de la justice au quotidien.
Ainsi… celles et ceux qui sont transformés par leur foi - parce qu’ils ont accueilli la lumière de Dieu dans leur coeur et leur vie… ceux-là transforment aussi le monde : ils communiquent autour d’eux une lumière douce, aimante et apaisante…
Ils transmettent la même lumière que celle du Christ… lorsqu’ils prenait soin des plus petits, des exclus et des laissés-pour-compte… lorsqu’il guérissait les malades et enseignait les foules, en révélant un visage inédit de Dieu : un Dieu de vie et de bonté… qui vient pour le salut de tous.
Tous ces textes bibliques - nous le voyons - associent la lumière : à l’amour, à la compassion et la justice…
Ce constat aussi évident soit-il… nous interrogent profondément :
En tant que Chrétiens (protestants, catholiques, évangéliques, …)… avons-nous le sentiment d’être « lumière du monde »… de participer au rayonnement de l’amour de Dieu autour de nous ?
Et qu’est-ce que ce serait « être lumière du monde », aujourd’hui, au XXIe siècle ?
Et l’obscurité…
Pour répondre à cette question… il faut sans doute commencer par regarder le monde tel qu’il est.
Cette lucidité nous oblige à reconnaître que notre réalité est (au contraire) largement traversée par les ténèbres…
Sans cesse les grands médias, comme les réseaux sociaux, nous relaient l’obscurité du monde :
Un monde gouverné par « le chacun pour soi », la rivalité et les rapports de force… dans lequel il semble que les plus puissants ne s’intéressent guerre au bien-être, au développement et à l'épanouissement des êtres humains… sinon le monde serait certainement bien différent ! La plupart du temps, ce qui intéresse ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent… c’est de développer leur sphère d’influence et leurs propres intérêts. Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’attitude de certains chefs d’État qui se moquent bien du droit international… et qui sont prêts à piétiner et éliminer leurs adversaires - sans aucun état d'âme - pour obtenir ce qu’ils convoitent.
Les semaines passées, des révélations récentes - à travers les dossiers Epstein - ont été partiellement publiées. Et, une fois de plus, ces affaires de dissimulations, de manipulations, de corruptions… avec leurs multiples ramifications… montrent à quel point certaines « élites » parmi les plus influentes et les plus fortunées - appartenant au pouvoir politique, financier, culturel ou scientifique - ont pu sombrer dans le mensonge, l’avidité et les abus… et pour certains même, dans la violence, l’immoralité, la perversité et la monstruosité. [Rien n’est plus sombre que ces scandales qui révèlent à quel point ceux qui détiennent l’argent et dominent le monde, tentent de manipuler le système à tous les niveaux, en agissant dans l’ombre, pour arriver à leurs fins.]
À côté de cela, nous pourrions encore parler de l'injustice systémique liée à la répartition de la richesse dans le monde… C’est toujours un scandale de se rappeler que les 1% les plus riches de la planète possèdent près de la moitié des richesses mondiales. Cette inégalité criante a pour conséquence d’enfermer des millions de personnes dans la pauvreté et de fracturer nos sociétés. [ Aujourd’hui encore, près de la moitié de la population mondiale vit avec moins de 5,5 dollars, par jour. Alors… Où est la lumière pour cette moitié de la population mondiale qui ne peut rien envisager, sinon seulement tenter de survivre ? ]
Enfin, nous pourrions encore visualiser l’obscurité du monde… à travers les idéologies religieuses, fanatiques ou messianiques… tous les mouvements ultra-conservateurs … qui prônent un attachement fondamentaliste et intégriste à leur tradition religieuse - quelle qu’elle soit - au prix de l’élimination pure et simple de tous les autres…
Nous pourrions certainement poursuivre la liste noire des injustices qui traversent le monde… pour discerner à quel point nous sommes dans les ténèbres… et combien nous avons besoin de lumière et d’êtres lumineux dans notre existence.
Alors, bien sûr…vous pourriez me dire - à juste titre : « il n’y a pas que la noirceur et la laideur du monde… il y a aussi des belles choses autour de nous… et des gens merveilleux qui agissent localement, pour changer les choses… et rendre le monde meilleur… » Et vous auriez mille fois raison !
Toutefois, on ne peut se taire face à l’injustice… ni se résigner face au mal ! Chacun est appelé à élargir son niveau de conscience, à vivre dans la compassion et à exercer sa part de responsabilité.
Comme le soulignait le philosophe Paul Ricoeur, il faut refuser le découragement et le désespoir cynique, autant que l’optimisme naïf ou béat.
La foi n’ignore pas le mal, mais elle parie sur une transformation possible… en refusant le fatalisme… en choisissant de répondre au mal, autrement que par le mal.
Alors… fort de ce constat, je reviens à ma question : Qu’est-ce que ce serait « être lumière du monde », aujourd’hui, au XXIe siècle ?
Je vous propose d’esquisser 3 réponses :
1. Être lumière : vivre l’espérance, sans naïveté, ni toute-puissance
Première réponse… Être lumière du monde, ce n’est pas nier les ténèbres, mais refuser qu’elles aient le dernier mot.
C’est vivre l’« espérance contre toute espérance » comme le disait Paul Ricoeur (à la suite de l’apôtre Paul).
Précisément, notre espérance chrétienne, c’est que Dieu « règne », malgré les apparences…
C’est bien ce que nous redisons dans la prière dominicale : « que ton règne vienne »… qu’il s’étende… dans nos cœurs et dans le monde… « et que ta volonté soit faite sur la terre, comme au ciel ».
[ C’est aussi l’espérance que révèle la fin du livre de l’Apocalypse… à savoir que Dieu est l’Alpha et l’Omega… l’origine et l’accomplissement… Et qu’en dépit du mal et de la souffrance que nous pouvons traverser… tout se dirige vers un accomplissement céleste. Car Dieu tient le sens de la vie et de l’histoire dans ses mains.]
C’est cette espérance que la Lumière divine guide le monde, malgré tout (cf. Es 60, 19-20)… qui nous conduit à nous engager, là où nous sommes… même humblement… pour « lutter » contre les injustices et « résister » au mal.
Être lumière du monde, ce n’est pas se croire meilleur ou au-dessus des autres… ni s’imaginer que nous pourrions, à nous seuls, réparer toutes les injustices et soigner toutes les blessures.
Jésus ne dit pas à ses disciples : « Vous êtes le soleil du monde », « vous êtes des sauveurs ». Il parle simplement d’une lampe, d’une flamme, d’une lumière fragile… mais réelle.
Dans le même sens, l’apôtre Paul rappelle que la lumière de l’Évangile ne se transmet pas par la puissance, le prestige ou la domination… mais par notre engagement, même modeste… et même à travers nos failles.
Il a ces mots très forts : « Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous ».
Être lumière du monde, ce n’est certainement pas briller par notre force ou notre supériorité morale. C’est accepter - à la manière du Christ - de recevoir la lumière divine et de la transmettre autour de nous… C’est accepter que cette lumière passe à travers nous - à travers nos engagements, notre vulnérabilité et nos fragilités - pour offrir consolation… confiance et courage… à ceux qui nous entourent.
Cette lumière du Christ - que nous pouvons recevoir et relayer… n’est pas là pour éblouir ou écraser… mais pour orienter, guider, permettre de retrouver le sens… une direction de vie… un monde plus fraternel.
Le Bordelais Jacques Ellul pensait aussi de cette manière. Il écrivait que ce n’est pas par la domination ou la puissance qu’on peut lutter contre un mal qui est structurel.
Le chrétien n’est pas celui qui domine le monde, mais celui qui empêche qu’il ne se referme totalement sur la logique de la puissance. Ce qui implique esprit critique, discernement, liberté intérieure… et le choix de la « non-puissance ».
[La « non-puissance », c’est agir sans chercher à dominer, à contraindre ou à s’imposer par l’efficacité.]
Être lumière du monde, c’est d’abord « résister »… C’est refuser les logiques de domination qui écrasent… les logiques de rentabilité, de rivalité et de concurrence, même lorsqu’elles sont présentées comme inévitables.
C’est par la recherche de la justice, dans tous les domaines, qu’on propage la lumière des Béatitudes.
2. Une lumière qui se voit… dans les gestes concrets… et des paroles qui relèvent
Deuxième réponse… Être lumière du monde passe par des petits gestes quotidien et concrets…
Lorsque Jésus dit : « Que votre lumière brille devant les hommes…alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père. » Il ne parle pas de discours… mais de gestes, d’actions visibles et incarnées.
Il propose d’agir de telle manière que Dieu devienne présent et crédible pour d’autres…
Ce qui implique que nos actions trouvent leur origine et leur source dans l’amour qui vient de Dieu.
Cette affirmation est dans la droite ligne du prophète Esaïe, lorsqu’il appelle : à partager le pain ; à accueillir les sans-abri ; à couvrir celui qui est nu ; à faire disparaître le joug, la malveillance et la médisance.
Il nous appelle « simplement » à la cohérence… à mettre en accord et en résonance nos pensées, nos paroles et nos actes… pour qu’ils reflètent l’amour de Dieu !
Dans un monde saturé de paroles violentes, de mépris, de polarisations sur tous les sujets… être lumière, c’est parfois simplement : écouter au lieu de juger ; accepter le dialogue et le débat ; accueillir au lieu d’exclure ; partager au lieu d’accaparer ; protéger la dignité de chacun ; et rechercher le bien commun plutôt que des intérêts particuliers.
Il y a des paroles qui apaisent et qui relèvent… et des gestes justes et altruistes… qui, selon Esaïe, font jaillir la lumière « comme l’aurore ».
3. Une lumière qui commence en nous, avec nous, autour de nous… et qui permet de refuser la banalisation du mal
Enfin, troisième et dernière réponse… on ne peut pas attendre que d’autres agissent… et accomplissent cette mission chrétienne… sans prendre notre part.
A la fin du sermon sur la Montagne, Jésus rappelle la règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le vous-mêmes [d’abord] pour eux » (cf. Mt 7,12)
Le Christ nous appelle à prendre l’initiative du bien.
Bien sûr, il ne demande pas à ses disciples d’illuminer toute la planète.
Il leur demande « simplement » de propager la lumière qu’ils ont reçue… de la refléter… en devenant « lumière » pour d’autres…
Il s’agit de devenir des relais du Christ… des petits « Christ », comme disait le réformateur Martin Luther.
Une lampe n’éclaire pas tout un pays. Elle n’éclaire qu’une pièce… une table… un visage.
Être lumière du monde, au XXIᵉ siècle, ce n’est peut-être pas changer le monde entier… Mais c’est déjà repousser l’obscurité de l’égoïsme, de la rivalité et de la discorde autour de nous… dans nos relations, nos maisons, nos entreprises… avec nos proches, nos familles, nos voisins, nos collègues…
Être lumière : C’est croire que :
- la solidarité est plus forte que le cynisme,
- la justice est plus féconde que la violence,
- la compassion est plus subversive que la haine.
[Un des problèmes de notre monde hyper connecté… c’est que nous vivons dans l’immédiateté… nous savons instantanément ce qui se passe à l’autre bout de la planète… et nous sommes ainsi abreuvés d’images violentes… qui ont tendance à banaliser le mal, la vengeance et la brutalité. ]
Comme le montrait Hannah Arendt, le mal n’est pas toujours monstrueux ou spectaculaire : il devient souvent banal.
Il devient particulièrement dangereux… lorsqu’il cesse de choquer, lorsqu’on s’y habitue… quand des hommes et des femmes renoncent à penser, à discerner, à résister intérieurement.
Et c’est une chose contre laquelle nous sommes appelés à lutter, au nom du Christ : la banalité du mal… Ce mal qui risque de s’étendre et de se radicaliser, quand les individus cessent d’exercer leur esprit critique et d’assumer leur responsabilité.
Être lumière du monde, c’est tout simplement agir… en refusant « l’anesthésie morale » et la banalisation de l’inhumanité.
Conclusion
Pour conclure… chers amis… ces textes de la Bible nous interrogent particulièrement…
Qu’en est-il pour nous, personnellement ?
« Où sommes-nous appelés, concrètement, à faire briller la lumière des Béatitudes… dans notre vie et notre environnement ? »… C’est à chacun de répondre !
[Nous en faisons l’expérience… le monde est traversé par de profondes ténèbres. Mais l’Évangile nous rappelle que la nuit n’est que passagère…
Il suffit parfois d’une petite lumière, pour que l’obscurité recule.]
La confiance que nous donne Jésus, c’est « le courage d’être »… ce courage de la foi… qui peut déplacer des montagnes de problèmes… et transformer les situations.
La volonté du Christ, c’est que notre foi ne reste pas cachée sous le boisseau, mais qu’elle soit placée sur le lampadaire : qu’elle se traduise en gestes de justice, en paroles de paix, en actes de compassion.
Être lumière du monde, c’est oser « mouiller la chemise » (si je peux me permettre l’expression)… autrement dit… risquer sa foi dans la réalité concrète.
Ainsi… à travers cette lumière fragile mais confiante… cette petite lumière que nous pouvons propager modestement… souhaitons que beaucoup puissent discerner le visage de Dieu… le visage d’un Dieu, qui relève, qui prend soin et qui espère, Lui aussi… Car Dieu espère toujours en nous et notre monde !
Amen.
_____
Lectures bibliques :
Es 58, 7-10
Ainsi parle le Seigneur :
Partage ton pain avec celui qui a faim,
accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement,
ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »
Si tu fais disparaître de chez toi
le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera lumière de midi.
Ps 112 (extraits : 1. 4-5, 6-7, 8a.9)
Une lumière se lève pour celui qui a le cœur droit
Heureux celui qui reconnaît l'autorité du Seigneur, qui prend plaisir à faire ce qu'il commande !
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !
1 Co 2, 1-5
Frères,
quand je suis venu chez vous,
je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu
avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ,
ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant,
que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile,
n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ;
mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes,
mais sur la puissance de Dieu.
Mt 5, 13-16
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire