dimanche 12 octobre 2014

Mt 5, 1-12

Le bonheur selon les Béatitudes

Lecture biblique : Mt 5, 1-12
Prédication de Pascal LEFEBVRE [1]  / Tonneins, le 12/10/14
(Suite du « culte autrement » du 14/09/14, sur le thème du « bonheur »)

Prédication = voir plus bas, ci-dessous

Avant la lecture biblique :

Lors du dernier « culte autrement », nous nous sommes questionnés sur le thème du « bonheur », avec l’Ecclésiaste et un passage de Paul : Le bonheur est-il à construire ou à accueillir ? Est-il une quête ou un chemin ?

Je vous propose de poursuivre la réflexion avec les fameuses « Béatitudes » du sermon sur la Montagne (cf. Mt 5, 3-12) :  

A travers une série d’affirmations paradoxales, Jésus affirme « bienheureux » ceux que notre société et notre mentalité classeraient parmi les malchanceux et les défavorisés.

C’est là ce qui est proprement étonnant : que Jésus s’adresse aux exclus, aux malheureux… pour leur parler d’un chemin de bonheur possible … alors même que les situations décrites semblent promises au malheur : pauvreté, larmes, persécution à cause de la justice ou à cause de l’Evangile du Christ.

Cela nous révèle que le bonheur n’est pas toujours ce qu’on imagine… En tout cas, on ne peut pas le réduire à l’idée que notre société de consommation s’en fait : au « bien-être », à l’épanouissement personnel ou à la jouissance… ni même à l’insouciance ou au « chacun pour soi ».
Le vrai bonheur, c’est autre chose qu’une préoccupation égocentrique.

D’ailleurs… fondamentalement… puis-je être heureux, sans me soucier d’autrui ? Puis-je être heureux, si mon frère est malheureux ?

Je crois que les Béatitudes apportent une réponse décisive à la question du bonheur, en exprimant, à leur manière, une idée simple :
Dans la vie, on n’est jamais à l’abri d’un malheur. Mais, un malheur n’est pas forcément un drame. En réalité, la rencontre de difficultés, l’expérience des épreuves, peut nous changer, nous transformer, et nous conduire sur un chemin qui nous fait prendre conscience de ce qui est véritablement essentiel, pour vivre libres et heureux, en relation avec Dieu et notre prochain.

Lecture : Mt 5, 1-12 (voir traduction plus bas)

Prédication :

* La 1ère question que posent les Béatitudes est la suivante : 
Jésus adresse-t-il une promesse de bonheur à ceux qui sont justes ou ceux qui souffrent, pour un « après », un au-delà ? – Dans ce cas, ses mots seraient surtout des paroles de consolation, invitant ceux qui sont dans la galère à patienter, en attendant une récompense, une rétribution post-mortem – Ou – autre lecture – peut-on entendre, dans ses affirmations, l’idée que, même au milieu des difficultés présentes, le bonheur peut se rencontrer dans l’aujourd’hui ?… une bonne rencontre peut arriver, quelque chose de nouveau peut surgir… dans la mesure où Dieu soutient les Justes, et dans la mesure où l’homme reste disponible pour accueillir ce qui se présente à lui… Autrement dit, dans la mesure où il adopte un nouvel état d’esprit ?

C’est dans ce deuxième sens que je vous propose de lire les Béatitudes, comme la promesse d’un vrai bonheur à ceux qui marchent dans la voie de la justice, à ceux qui sont disponibles à leurs prochains.

Contre toute attente – de façon inouïe et inespérée – Jésus soutient que le bonheur peut se rencontrer au milieu des épreuves. Que même là, une route peut s’ouvrir, un chemin peut apparaître sous les branchages et les épines.

Pour dire ce bonheur, Jésus ne parle pas d’un état de bien-être, de béatitude (justement !), auquel il faudrait accéder, pour pouvoir y goûter… mais il en parle comme d’un chemin, d’une marche[2]… d’un accès au bonheur qui se construit dans la relation à l’Autre/autre… qui se découvre dans la disponibilité et la rencontre de ceux que nous croisons sur notre route.
Je dirais que Jésus nous parle d’un bonheur à accueillir… un bonheur qui se découvre dans la justesse de la relation à l’autre… malgré les nuages, les tempêtes et les bourrasques.

* Il débute son sermon en parlant « des pauvres de cœur » (Mt 5,3) :
A travers eux, Jésus fait allusion à ceux qui n’ont pas grand-chose dans le cœur ou le porte-monnaie, sinon beaucoup de place vide, à cause des blessures ou des galères de la vie. Sans doute aimeraient-ils qu’il en soit autrement. Mais toujours est-il que ces pauvres en eux-mêmes – du fait même de leur pauvreté, du fait qu’ils ne se mettent pas toujours au centre – sont dans une attitude d’ouverture et d’attente face au monde, face à Dieu et aux autres.
Parce qu’ils ne sont pas dans le plein, dans le trop plein, ils sont capables d’accueillir les événements et les êtres qui passent sur leur route. Ils ont une disponibilité de cœur et une liberté d’esprit qui les rend aptes à accueillir une présence, à gouter et à partager le bonheur de la rencontre avec l’autre, la simplicité d’un inattendu positif, la joie de l’éphémère.
C’est en ce sens que les pauvres de cœurs marchent – comme les enfants (cf. Mt 19,14) – le cœur ouvert et disponible, en direction du Royaume.

* Il y a aussi ceux qui ont faim et soif de justice (Mt 5, 6) :
Ils font sans doute partie de ceux qui ont subi une situation d’injustice (Mt 5,10) ou de violence dans leur existence. De ce fait, ils sont d’autant plus attentifs à autrui et révoltés par le malheur des autres.
Leur capacité d’empathie et de compassion, les rend ouverts et bienveillants, prêts à porter secours à leurs prochains… prêts à vivre et à partager de vraies rencontres avec leurs semblables, malgré les évènements contraires.
Par leur attention aux autres et leur compassion, ces hommes et ces femmes répondent sans nulle doute à la volonté de justice de Dieu… C’est en ce sens qu’ils sont rassasiés de la justice (v.6) et déjà dans la proximité du règne de Dieu (v.10).

* Il y a encore les miséricordieux (Mt 5,7) : Ceux-là ne s’arrêtent pas aux « qu’en-dira-t-on », aux affronts ou aux vexations. Ils ont peut-être fait des erreurs dans leur vie. Mais, précisément, la confrontation avec leurs failles, leurs fragilités ou celles des autres, a pu créer en eux une brèche, une ouverture.
Par leur parcours ou leur expérience – parce qu’ils ont commis des fautes ou subi des offenses… et parce qu’ils ont la chance d’avoir trouvé le pardon sur leur route – ils en sont devenus compréhensifs.
Loin de toute dureté de cœur… ils sont devenus capables de tolérance et même de miséricorde vis-à-vis d’autrui. Ils ont compris que le pardon est la seule issue au changement… qu’il est une ouverture à la nouveauté de vie… un chemin de libération, pour continuer d’avancer dans l’existence.

Ces miséricordieux sont déclarés « bienheureux » dans la mesure où ils sont désormais capables de dépasser les obstacles, les erreurs et les fautes… pour accueillir ceux qu’ils rencontrent tels qu’ils sont… pour leur permettre de passer à autre chose.

Parce qu’ils savent pardonner, ce sont des hommes libres… libres vis-à-vis de leur frères et libres vis-à-vis de Dieu… sûrs d’être pardonnés par Celui qui appelle au pardon (cf. Mt 6,14 ; Mt 18, 21-35).

* C’est à tous ces gens-là – les blessés de la vie : les pauvres de cœur, les assoiffés de justice, les débiteurs-pardonnés – que Jésus annonce qu’ils sont heureux…
« Heureux les pauvres de cœur, le royaume des cieux est à eux. […]
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3.10)

Au premier abord, on peut avoir de la peine à le croire. Pourtant, il semble bien que les expériences difficiles de la vie contribuent à retourner les regards et les mentalités.
C’est à partir de ce constat qu’on peut comprendre les affirmations des Béatitudes :
Parce que ces personnes ont connu des difficultés particulières, des galères, des coups durs, quelque chose s’est modifié, transformé dans leur vision de l’existence, dans leurs relations aux autres.
A travers leurs malheurs, ces petits, ces blessés, ces cabossés de la vie – et peut-être, sommes-nous aussi parmi eux, d’une manière ou d’une autre… car, qui n’a jamais connu d’échec ou de deuil dans son existence ? – … à travers leurs vulnérabilités, ces hommes et ces femmes… sont devenus plus aptes, mieux aptes, à saisir l’essentiel… à accueillir ceux qui se présentent sur leur chemin, avec leurs limites, leurs fragilités, leurs préoccupations et leurs angoisses.

Par leur expérience personnelle – celle des bons et des mauvais jours, des fastes et des néfastes, ceux de la pauvreté et de l’injustice – ils sont désormais devenus disponibles et réceptifs au bonheur simple : celui d’une bonne rencontre… d’une découverte fraternelle à cueillir… d’une relation qui s’offre gratuitement…. qu’il faut juste savoir reconnaître et recevoir quand elle passe.

Mais peut-être que la clef du mystère des Béatitudes est donnée par les cœurs purs qui voient Dieu (Mt 5, 8) et les artisans de paix, à travers qui, Dieu se donne à voir (Mt 5,9) :

* « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8).
Ceux qui ont le cœur pur, sont ceux qui voient toujours le bien, malgré les vilénies du monde… ceux qui regardent la vie et les autres avec bonté… avec les yeux de la confiance :
Ce sont ceux qui accueillent autrui avec foi et bienveillance… qui portent dans leur regard une lumière – la petite flamme de l’amour – qui illumine les cœurs par leur regard pétillant et libérateur.
En bref, ce sont ceux qui voient le visage de Dieu dans celui de leurs frères… qui voient l’image de Dieu inscrite en tout être humain.
A n’en pas douter, avoir un tel regard rend heureux et distille le bonheur.

D’ailleurs, n’est-il pas vrai que l’accueil, le sourire et la bonne humeur sont créateurs d’ouverture et de joie ?

* Enfin, nous avons les artisans de paix : « Heureux ceux qui font œuvre de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).
A leur manière, ceux qui font œuvre de paix sont des « fils de Dieu », des « envoyés de Dieu », dans la mesure où ils manifestent la présence de Dieu aux hommes, au milieu des tensions et des conflits.
C’est à travers eux – par eux – que Dieu se révèle, comme le Père qui nous aime.

Lorsqu’ils sont eux-mêmes engagés dans des conflits, les artisans de paix sont ceux qui restent toujours ouverts au miracle de la paix… ceux qui savent saisir les occasions, les opportunités, les offres de paix de l’adversaire… ceux qui osent parier sur l’humanité de l’ennemi… ceux qui savent passer-outre les blessures du passé, qui osent dépasser la logique de la réciprocité – du œil pour œil, dent pour dent – pour sortir de l’engrenage de la méfiance, de la violence et de la haine.

Ce ne sont pas seulement des créateurs ou des vecteurs de paix, mais potentiellement des prophètes de bonheur, des porteurs de « Bonne Nouvelle », à la suite du Christ.

On peut penser, dans l’histoire contemporaine, à certaines figures… par exemple, aux défenseurs de la non-violence : Gandhi, Martin Luther King, Mandela, Lanza del Vasto.

* Ainsi Donc, Jésus nous offre les Béatitudes comme une promesse pour notre aujourd’hui… la promesse que le bonheur – le Royaume – est à portée de main de qui saura et osera le reconnaître et l’accueillir.
La paix… la justice… le bonheur sont à portée de main de l’humanité, ici et maintenant.

Mais, le croyons-nous vraiment ?
Faisons-nous réellement confiance ce que nous dit Jésus ?

Le problème, c’est que nous préférons et croyons, bien souvent, les obtenir par nos moyens et nos propres forces – à notre manière – plutôt que les recevoir d’un Autre.

Dans notre désir d’indépendance – comme notre société nous y invite – nous avons tendance à crier « ni Dieu ni maître ». Et, cette paix, cette justice, ce bonheur… nous prétendons les construire par nos procédés et nos méthodes, plutôt que de nous ouvrir, avec confiance, à ce que la vie – ou Dieu – met sur notre route.

Mais, la réalité, c’est que… dans notre prétention à l’autonomie… dans notre orgueil à construire, seuls et par nous-mêmes, le chemin d’un bonheur pour l’humanité… nous n’y parvenons pas !

Ce constat nous pouvons, malheureusement, le faire tous les jours en regardant le journal télévisé, qui nous montre partout tant de violences et de souffrances, de vies abimées et gâchées, inutilement… au nom du pouvoir ou de la vérité que certains prétendent avoir sur d’autres.

Dans cet échec, nous avons, bien sûr, notre part de responsabilité, car – bien malgré nous – notre manière de vivre ne transforme pas toujours positivement ce monde. Mais, plus encore, c’est la convoitise d’une petite minorité – au regard des 7 milliards d’êtres humains – de ceux qui en veulent toujours plus, qui ne mettent aucun frein à leur désir d’avoir et de pouvoir, qui ralentissent la marche et la progression du Royaume que Jésus est venu proclamer. 

Il me semble pourtant que les choses pourraient être radicalement différentes, si enfin on se décidait à se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu… si enfin on acceptait le chemin que Dieu propose à l’humanité… qui n’est pas celui de la force, de la puissance qui contrôle ou qui impose… mais, précisément, le contraire… comme nous le font entendre les Béatitudes.

Le résultat de cet échec – qu’on peut espérer provisoire – c’est justement que nous n’avons plus d’espérance pour aujourd’hui… c’est que nous avons une fâcheuse tendance à penser que le bonheur que le Christ nous promet, ne peut jamais être pour ici et maintenant. Alors, nous le repoussons toujours au lendemain… pour un « après »… un hypothétique futur… et même dans un « au-delà ».

Pourtant, en tant que Croyants, il nous faut être attentif et confiant en ce que Jésus dit et promet, lorsqu’il nous parle d’un bonheur possible dans notre réalité présente.

Il vient nous redire qu’ici, au milieu de la vie et même des conflits, des beaux jours comme des mauvais, des luttes et des combats de tous les jours, Dieu se donne à rencontrer.

C’est là qu’il se donne à voir… aussi bien dans le visage d’un Crucifié accueillant tout homme – même si lui n’a pas été accueilli –… que dans le quotidien et l’ordinaire de nos vies… pour autant que nous soyons disponibles pour le recevoir… pour autant que nous ayons le courage d’y risquer toujours à nouveau la foi, l’espérance et l’amour… en pariant sur la douceur et la pureté du cœur, malgré la dureté des temps et la perversité du monde… en pariant sur la justice et la paix, malgré l’injustice et la haine… en pariant sur la consolation et le pardon, malgré les larmes et le désir de vengeance… en pariant sur le don et la solidarité, malgré l’économie de la concurrence et la force de l’individualisme.

Encore une fois… le chemin du bonheur tracé par Jésus est discret. Il ne passe pas par la force et le pouvoir qui en impose, mais par ce qui est humble, faible et doux… par la liberté, la justice et la paix… les seules voies d’un bonheur possible pour l’humanité.

* Ce que nous apprennent les Béatitudes, c’est que cela commence par notre cœur. Car, comment pourrions-nous prétendre changer le monde, sans commencer par nous-mêmes.
C’est là – dans notre intériorité – que le chemin du bonheur peut commencer, quand nous nous mettons à l’écoute de Dieu… quand nous nous laissons convertir et transformer par lui.

Bien sûr, quand Dieu vient agir dans les cœurs cela se fait toujours sans bruit, mais tel le levain enfoui dans la pâte, cela finit toujours par avoir des effets (cf. Mt 13, 33) et porter des fruits.

* Alors, chers amis, pour conclure… que pouvons-nous retenir de cette méditation ? Deux idées maîtresses, peut-être :

- Au travers des Béatitudes qui mettent en perspective des situations de relations humaines[3], Jésus nous rappelle que le bonheur se découvre avec les autres, dans l’accueil des rencontres quotidiennes.
C’est en ce sens que Jésus parle du bonheur comme d’un chemin, d’une marche qui passe par le don et le partage… car il n’y a pas de vrai bonheur qui soit égoïste et « solitaire ». Le bonheur est toujours « solidaire ». Il se conjugue au pluriel ; il se partage forcément, comme la joie. Il est la conséquence d’un positionnement juste vis-à-vis de soi, de Dieu et des autres.

- D’autre part, Jésus nous redit qu’il n’y a pas de fatalité du malheur. Le bonheur ne dépend pas seulement des choses (heureuses ou éprouvantes) qu’on subit, extérieurement… mais, en premier lieu, de notre manière d’accueillir chaque situation et chaque être… de nos convictions, de notre intériorité, de notre capacité de transformer les choses, de rebondir, grâce au courage et à l’amour que Dieu nous donne.

Quelles que soient les épreuves que nous traversons, on peut toujours trouver le chemin du bonheur… parce qu’il est toujours possible d’agir selon l’Evangile… de trouver quelqu’un à aimer, quelqu’un à qui apporter paix et pardon, quelqu’un à qui on puisse donner ou de qui recevoir. Et c’est bien cela qui rend heureux : être bienveillant, juste et généreux… donner le meilleur de soi-même, pour faire émerger le meilleur de l’autre.

Amen.



- Mt 5, 1-12 (traduction NBS)

Voyant les foules, [Jésus] monta sur la montagne, il s'assit, et ses disciples vinrent à lui.
2Puis il prit la parole et se mit à les instruire :
3Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
4Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
5Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
6Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés !
7Heureux ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion !
8Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
9Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
10Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !
11Heureux êtes-vous lorsqu'on vous insulte, qu'on vous persécute et qu'on répand faussement sur vous toutes sortes de méchancetés, à cause de moi.
12Réjouissez-vous et soyez transportés d'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

- Mt 5, 3-10 (traduction Chouraqui)

En marche ceux qui sont spirituellement pauvres, car le royaume des cieux est à eux !
En marche ceux qui sont en deuil, car ils seront consolés !
En marche ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
En marche ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! 
En marche ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion !
En marche ceux qui ont le cœur disponible, car ils verront Dieu !
En marche ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !



[1] Prédication en partie inspirée d’une méditation de Richard Bennahmias, « La recherche du bonheur ».
[2] Comme le souligne la traduction d’André Chouraqui : « En marche ceux qui sont spirituellement pauvres, car le royaume des cieux est à eux !.. Etc. »
[3] Soif de douceur et de justice, désir de donner le pardon et la paix à nos frères.