dimanche 1 février 2026

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Les méditations proposées ici se situent dans l'horizon d'une Spiritualité chrétienne... Elles se fondent sur l'interprétation de l’Évangile comme "Bonne Nouvelle", qui nous rappelle qu'une Grâce originelle nous est offerte... laquelle nous ouvre à la liberté et la confiance !

Lors des cultes du dimanche, les Protestants essaient de mettre en lien leur vie présente avec l’Évangile... Il s'agit de se laisser inspirer par l'Esprit au quotidien... de s'ouvrir à quelque chose de Nouveau... 

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  • prédication du 20/07/25 : en cours de relecture 
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  • Une foi libératrice et transformatrice (22/06/25)
  • Dieu croit / croît en nous - Pentecôte (08/06/25) 
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    Traverser les tentations : un chemin de vie

    Lecture biblique : Mt 4, 1-11 = voir texte en bas de cette page
    (Volonté de Dieu : Jacques 1, 2-4. 12-18. 21-25)
    Thématique : Traverser les tentations : un chemin de vie
    Prédication de Pascal LEFEBVRE, Bordeaux, le 01/02/26 
    (inspirée d’un ouvrage de Pierre Glardon « Vous êtes la lumière du monde… » ED ouvertures)

    Introduction – La tentation, une expérience humaine ordinaire

    Dans la prière dominicale - la prière du 'Notre Père' - nous disons ensemble : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

    Cette demande est souvent mal comprise. Elle ne dit pas que Dieu serait un tentateur, jouant avec nos failles ou nos fragilités.
Elle dit autre chose, de plus profond, de plus existentiel : 

    « Ne nous mets pas à l’épreuve », « Ne nous porte pas dans une tentation que nous ne pourrions traverser. » Autrement dit : « Ne nous laisse pas nous perdre dans ce qui nous divise ou nous détruit. »

    La vraie question n’est pas de savoir si Dieu nous tente ou pas…
Mais bien plutôt : comment réagissons-nous, face aux tentations qui traversent nos vies ?

    Comme l’écrit l’épître de Jacques : « Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. » (Jc 1,14)

    La tentation n’est pas un accident spirituel.
 Elle est constitutive de l’existence humaine… car nous sommes des êtres de désirs, mus par des pulsions et une volonté propre. 

    Et c’est précisément pour cela que cet épisode de l’évangile de Matthieu nous concerne… En nous faisant entrer dans un dialogue intérieur, il nous montre le combat intérieur de Jésus au désert.

    I. Le désert : lieu de vérité et de combat

    Juste avant cet épisode, rappelons-nous que Jésus vient d’être baptisé. 
    Il a reçu l’Esprit Saint. Et il a entendu cette parole fondatrice :
    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » (cf. Mt 3,17)

    Et aussitôt, l’Esprit le conduit au désert.

    Cette précision de Matthieu nous rappelle que la vie spirituelle ne résume pas à une expérience spirituelle inouïe ou une extase mystique extraordinaire…  
    Dans la communion avec Divin, surgit aussi le temps du doute, de l’épreuve… l’épreuve du questionnement… l’épreuve de la cohérence interne, de l’unité intérieure.

    Il n’y a pas de foi vivante, sans combat intérieur.
Pas de fidélité, sans discernement.
Pas d’unité, sans résistance aux forces de division qui peuvent se manifester et tenter de nous asservir.

    Dans la Bible, le désert - lieu de rencontre avec soi-même et avec Dieu - est toujours un lieu ambivalent : lieu du manque, lieu de la faim, lieu du dépouillement… mais aussi : lieu de Parole, lieu de discernement et de vérité sur soi… lieu de maturation spirituelle.

    II. Le tentateur : ce qui divise

    Matthieu personnifie ici le mal sous la figure mythique du diabolos : le diviseur, le tentateur… le Satan, dans la Bible hébraïque. 

    Le mot diabolos signifie littéralement : « celui qui jette en travers », celui qui divise, qui fracture, qui sépare.

    Il est l’exact opposé du mot symbolon - le symbole - qui représente ce qui relie, ce qui rassemble, ce qui fait alliance.

    Peu importe, au fond, de savoir si nous croyons ou non à la figure personnelle du « diable ».
Ce que personne ne peut nier, c’est la réalité du mal… et surtout sa capacité à désunir, à désagréger les relations : avec soi-même, avec les autres, avec Dieu. 

    Face au mal, quatre attitudes sont possibles :
    (1) s’opposer et résister ; 
    (2) minimiser, nier ou fuir ; 
    (3) s’accommoder, céder, se soumettre ; 
    (4) cautionner et collaborer.

    Le récit de Matthieu nous montre qu’il est possible de « résister »… et de « traverser » des désirs transgressifs, mais que cela a un forcément un prix, un coût… puisque que ça passe par une forme de renoncement. 

    Précisément, il n'est pas de cheminement spirituel, sans choix, sans renoncement, sans passage par le feu.

    Ce matin… regardons un peu mieux - à travers les trois tentations présentées dans ce texte - de quoi il en retourne :

    III. Première tentation : la confrontation au manque – « Si tu es Fils de Dieu… »

    Après quarante jours de jeûne, Jésus a faim.
 Une faim physique, naturelle, bien sûr. Mais aussi une faim existentielle.

    Le tentateur commence par attaquer l’identité… il vient instiller et semer le doute : « Si tu es Fils de Dieu… » dit-il. 

    C’est toujours ainsi que la tentation agit : par une fragilisation de l’identité.
Elle s’infiltre dans nos fragilités, nos insécurités, nos manques… pour ébranler nos fondements… ou nous demander de justifier ou de prouver ce qui fonde notre existence.

    Le fait est que… lorsque nous doutons de nous-mêmes, de notre valeur… quand nous cherchons à combler un vide intérieur… ou quand nous avons peur de manquer… alors tout devient tentant.

    Le diviseur suggère une solution immédiate : transformer les pierres en pain.

    Mais Jésus refuse de réduire la vie humaine à la seule satisfaction des besoins matériels.  

    « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

    
Pour le Christ… tout ne se résout pas par l’avoir… Tout ne se comble pas par des objets, des biens à consommer.

    D’autres désirs plus profonds habitent en nous : une soif de plénitude, d’infini… un désir d’unité, d’éternité… le désir profond de se sentir relié à une réalité plus grande… à une réalité transcendante.

    Il existe des manques que seul un changement de niveau intérieur - un changement d’état de conscience - peut permettre de traverser.

    Si Jésus, individuellement, franchit cette étape … il est vrai que notre société constitue parfois, collectivement, un obstacle à son dépassement. Car elle nous soumet en permanence à cette 
    tentation… en instillant en nous :

    - le désir de consommer, pour se sentir exister… ou pour calmer une angoisse existentielle,

    - le besoin d’accumuler pour se rassurer,

    - la soif de remplir nos vies et tout notre temps disponible… (sollicitations diverses pour remplir nos agendas, nos frigos, nos maisons, nos comptes bancaires, …) pour ne pas ressentir le vide.

    Notre société nous pousse sans cesse à croire que le manque est une anomalie à supprimer. / Alors… nous comblons inlassablement le vide et le manque. C’est sans doute un des facteurs qui crée une sorte d’indisponibilité fondamentale au Divin.


    L’Évangile, lui, tient un autre discours : il nous dit que le manque peut devenir un lieu de vérité… de disponibilité… pour découvrir une faim ou une soif plus profonde. 

    IV. Deuxième tentation : le désir de maîtrise et de toute-puissance sur la vie et sur l’environnement

    Le tentateur monte alors d’un cran.
 Il invite Jésus à se jeter du haut du Temple.

    Et cette fois, le diable cite l’Écriture. Mais il la tord ; il la tronque ; il la manipule.

    La tentation ici est redoutable : Accepter d’instrumentaliser Dieu, pour se garantir une sécurité absolue.

    C’est la tentation de la maîtrise totale sur la vie… tentation de la toute-puissance… du contrôle sur la vie, sur l’environnement et l’avenir. 

    En réalité… le psaume cité ne dit pas que : tout est possible… et qu’un salut angélique ou divin nous est assuré en cas de danger extrême… 

    Le Psaume 91 (90 LXX) - qui est ici partiellement cité par le tentateur - parle d’une protection angélique (c’est-à-dire divine) « en toutes tes voies »… c’est-à-dire dans l’existence ordinaire de l’homme, dans son quotidien. Ce n’est pas la même chose ! 

    Quoi qu’il en soit… Jésus refuse cette instrumentalisation divine. 

    « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

    Il renonce à l’illusion de la maîtrise, de la toute-puissance.
Il accepte les limites inhérentes à la condition humaine.

    Exister pleinement… vivre « en plénitude »… ce n’est pas vouloir tout maîtriser, occuper tout l'espace ou prendre toute la place ! 
C’est consentir à la relation, à la vulnérabilité, à l’humilité…. c’est laisser de la place à l’Autre et à l’inattendu… au prix d’un travail de lâcher prise de l’ego.

    Ici encore, cette tentation est très actuelle, au niveau sociétal. Elle s’exprime par :

    – le désir de maîtrise technologique,

    – l’obsession sécuritaire,

    – la volonté de contrôle total,

    – le refus de toute limite… qui s’exprime par le désir de repousser au maximum nos fragilités.

    La réalité est pourtant bien différente…  Nous en faisons l’expérience…

    La réalité, c’est que la vie humaine est inscrite dans la vulnérabilité, la fragilité, la finitude… Personne ne peut tout maîtriser !

    De toute façon, vouloir tout contrôler, c’est - à coup sûr - perdre la relation aux autres… et au réel…. en objectivant ou instrumentalisant autrui. 

    V. Troisième tentation : l’avidité, le désir de possession… pour obtenir la gloire, le pourvoir et les richesses… Qu’est-ce que nous adorons vraiment ?

    Enfin, le tentateur dévoile son vrai visage. Il promet à Jésus « les royaumes du monde »… le pouvoir et la richesse… à une condition : « Si tu te prosternes et m’adores. » dit-il.

    Ici, l’enjeu est clair : A qui… A quoi veux-tu vouer ta vie ?… Qu’est-ce que tu adores vraiment ?

    Le pouvoir, la réussite, la domination, la reconnaissance, l’argent ?
 
    Ou Dieu seul, source de vie ?

    Cette tentation - celle du pouvoir et de l’idolâtrie - est universelle. Son emprise marque tous les milieux : politiques, économiques, religieux, sportifs et associatifs.

    C’est la tentation du pouvoir et du « toujours plus »… qui, inévitablement, implique des compromis éthiques… une bonne dose de ruse et de manipulation… et parfois une forme de cynisme… au nom de l’efficacité… pour obtenir le but souhaité, le résultat convoité.

    A nouveau, Jésus tranche sans ambiguïté : Il choisit Dieu seul comme référence ultime.

    « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. » 

    Alors, le diable se retire.
    Matthieu nous rappelle ainsi que le mal n’est jamais une fatalité.
Qu’il ne tient que par nos consentements… et nos trahisons. 

    VI. Et pour nous, aujourd’hui ?… Comment traverser les tentations, à la manière de Jésus ?

    Nous aussi, nous pouvons connaître des tiraillements, des tentations… Notre agitation mentale révèle souvent nos soucis, nos pulsions, nos angoisses ou nos inquiétudes. 

    Nous pouvons traverser des déserts… comme Jésus… où nos troubles et nos incohérences se manifestent :

    – la tentation de la résignation ou de la compromission,

    – la fatigue morale,

    – le repli sur soi,

    – l’avidité,

    – l’hyper-activisme,

    – la peur entretenue en permanence,

    – le découragement ou la tristesse,

    – ou encore la perte de sens.

    Et souvent, la tentation se présente comme raisonnable, pragmatique, réaliste.
    Mais ce récit avec Jésus nous montre un autre chemin.

    Comment « résister »… ou plus exactement, comment « traverser » les tentations ?

    D’abord, en élevant son niveau de conscience… en faisant preuve de lucidité et de discernement … en se laissant guidé par l’exemple de Jésus. 

    Notre mission, c’est d’être à l’écoute de ce qui nous traverse… c’est d’être vigilant… c’est un travail de « conscientisation », face aux pensées involontaires, à l’agitation ou aux divisions qui se manifestent en nous. 

    Voici 8 points qui peuvent nous aider à traverser les tentations :

    1. Avoir un ancrage identitaire solide - pour travailler à notre unité intérieure


    Savoir que nous sommes « enfants de Dieu », aimés inconditionnellement… contribue à notre unité intérieure. L’amour de Dieu nous donne un Centre, un fondement assuré. Savoir que - malgré les épreuves - « rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu » (Cf. Rm 8, 31-39), nous donne une base solide, une confiance en la vie et l’amour reçus. / Il est fondamental d’être au clair sur son identité et sur les valeurs prioritaires auxquelles nous souhaitons nous référer.

    2. Refuser le déni - Exercer sa vigilance 

    
Oser nommer ce qui nous traverse, sans faux-semblants. En toute conscience, faire preuve de vigilance face aux pensées involontaires qui risquent de créer du trouble et de nous diviser.

    3. Faire des choix clairs - être capable de distinguer ce qui fait vivre de ce qui peut être mortifère


    Tous les choix ne se valent pas. Certains font vivre, d’autres détruisent. Nos choix nous engagent et nous conduisent à des renoncements nécessaires.

    4. S’appuyer sur une préparation spirituelle - il n’y a pas de fatalité du mal. 


    La Parole - et notamment l’Évangile - est une boussole. La prière, la méditation et le discernement sont des ressources vitales. L’Esprit saint nous soutient ; nous pouvons le solliciter. 

    5. Inscrire son cheminement spirituel dans la durée - expérimenter le « laisser passer… sans s’attacher aux pensées involontaires »

    
Il arrive qu’une tentation revienne régulièrement à la charge. La vigilance est un chemin. Il convient aussi de laisser passer les pensées involontaires, sans s’y attacher.

    6. Être accompagné - être soutenu par une dimension communautaire


    On résiste mieux quand on est pas seul. La foi est un combat partagé. L’appui d’un ancrage communautaire constitue une aide précieuse.

    7. Oser dire non et renvoyer le tentateur avec courage - même s’il est proche


    Une des difficultés du combat spirituel est que la tentation s’incarne parfois à travers des proches. Pour Jésus, ce fut, par exemple, à travers Pierre ou Judas que le diable se manifesta (cf. Mt 16,23 ; Jn 13, 27). Cela signifie qu’il faut parfois oser s’éloigner des personnes toxiques autour de nous.

    8. Enfin, quand on tombe… se révéler et poursuivre la route autrement


    Nos vies sont émaillées de déstabilisations, de chutes et d’échecs… Dans l’Évangile, le Christ ne culpabilise jamais ses interlocuteurs. En revanche, il les appelle à se relever et à poursuivre leur route autrement, conscients de la miséricorde de Dieu.

    Conclusion – Le combat spirituel comme chemin de liberté

    Pour conclure… le désert de Jésus - et le combat spirituel qu’il a traversé - n’est pas un modèle héroïque inaccessible. C’est une image, une parabole de nos propres combats.
    Ce récit de l’Evangile - comme un témoignage - nous rappelle que la foi n’est pas une assurance contre l’épreuve, mais une force pour nous permettre de la traverser.

    Malgré les tentations, malgré les divisions, malgré les chutes… le chemin de la vie - avec le Christ - reste toujours ouvert. 

    Alors… sur nos chemins spirituels… que l’Esprit saint nous donne discernement, courage et confiance, pour choisir ce qui fait vivre ! 

    Et souvenons-nous cette parole du Seigneur dans le livre du Deutéronome : « Vois : j'ai mis devant toi la mort et la vie ; tu choisiras la vie pour que tu vives » (Dt 30, 15-20).  

    Amen.


    Lectures bibliques


    Volonté de Dieu : Jacques 1, 2-4. 12-18. 21-25

     2 Mes frères [et soeurs], considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer, 3 sachant que l'épreuve de votre foi produit l'endurance. 4 Or il faut que l'endurance accomplisse son œuvre pour que vous soyez accomplis et parfaits à tous égards, et qu'il ne vous manque rien. […]
    12 Heureux l'homme qui endure l'épreuve, parce que, une fois testé, il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L'aiment.
    13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. 14 Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit. 15 Une fois fécondée, la convoitise enfante le péché, et le péché, arrivé à la maturité, engendre la mort. 16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés. 17 Tout don de valeur et tout cadeau parfait descendent d'en haut, du Père des lumières chez lequel il n'y a ni balancement ni ombre due au mouvement. 18 De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons pour ainsi dire les prémices de ses créatures.
    21 […] Accueillez avec douceur la Parole, qui a été plantée en vous et qui peut vous sauver.
    22 Mettez la Parole en pratique ; ne vous contentez pas de l'écouter, en vous abusant vous-mêmes. 23 En effet, si quelqu'un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel 24 et qui, après s'être regardé, s'en va et oublie aussitôt comment il était. 25 Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui y demeure, non pas en écoutant pour oublier, mais en mettant en pratique, – en faisant œuvre – celui-là sera heureux dans sa pratique même.

    Lecture biblique : Matthieu 4, 1–11

     1 Alors Jésus fut conduit par l'Esprit au désert, pour être tenté par le diable. 
    2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. 3 Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » 
    4 Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme vivra, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu. » 
    5 Alors le diable l'emmène dans la Ville Sainte, le place sur le faîte du temple 6 et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour t'éviter de heurter du pied quelque pierre. » 
    7 Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » 
    8 Le diable l'emmène encore sur une très haute montagne ; il lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire 9 et lui dit : « Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m'adores. » 
    10 Alors Jésus lui dit : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c'est à lui seul que tu rendras un culte. » 
    11 Alors le diable le laisse, et voici que des anges s'approchèrent, et ils le servaient.