dimanche 23 janvier 2022

Trouver notre unité intérieure

 Lectures bibliques : Lc 4, 14-22 ; Mc 2, 1-13 ; Lc 14, 15-24 (textes en bas de cette page)

Thématique : trouver notre unité intérieure pour vivre l’unité avec les autres

Prédication de Pascal LEFEBVRE / 23/01/22 – temple du Hâ – Bordeaux

(Largement inspiré de méditations de Anselm Grün)

 

* Le passage de l’évangile de Luc décrivant le message de Jésus à la synagogue est une bonne introduction à notre méditation pour ce dimanche de la semaine de l’unité des Chrétiens.

 

L’essentiel y est rappelé : 

1)  Jésus est venu annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu. 

2)  Celle-ci est destinée à tous, particulièrement aux pauvres, aux captifs, aux aveugles, aux opprimés… c’est-à-dire à tous ceux qui ont besoin du secours, du salut de Dieu

3)  L’Écriture qui annonçait la venue de ce salut – autrement dit, l’approche du règne de Dieu, d’un temps de libération et de guérison – s’accomplit en Jésus de Nazareth.

 

Précisément, le prophète Esaïe annonçait cette parole (Es 61). Je cite : « L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ». 

 

C’est ce programme que Jésus va accomplir, puisque l’évangile raconte ses rencontres avec des hommes et des femmes malades, souffrants, possédés, paralytiques, boiteux, lépreux, aveugles, … avec un certain nombre de pauvres ou de misérables qu’il va guérir et remettre débout. 

 

La nouveauté, c’est que Jésus annonce que ce salut a lieu maintenant, avec lui. Et dans l’évangile de Matthieu (au Chapitre 10), lorsqu’il envoie ses douze disciples en mission, il leur demande de faire la même chose. Je cite : « Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche.Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

 

Voilà donc le programme chrétien : apporter de l’amour là où il y en a besoin, apporter de la lumière là où il fait sombre, apporter de la guérison là où il y a des malades, apporter du réconfort là où il y a de la peine ou de la souffrance… en un mot apporter « le salut » : voilà ce qu’a fait le Christ et voilà ce qu’il nous appelle à faire en tant que disciples - que nous soyons Protestants ou Catholiques - puisque c’est la semaine de l’unité des Chrétiens… peu importe… nous sommes appelés à recevoir le salut que le Christ nous offre de la part de Dieu… et nous sommes appelés à le transmettre. 

 

Le mot « salut » vient du latin « salvus »qui veut dire « guéri ». 

Jésus, en tant que Christ, envoyé de Dieu, est venu apporter la guérison, la délivrance, la libération, la paix, la joie dans les cœurs… et il nous demande de poursuivre son Évangile. C’est cela – chers amis – le programme chrétien. Ça peut nous paraitre étrange… ou ambitieux… mais c’est cela que nous sommes appelés à vivre. 

 

Dès lors, posons-nous la question :est-ce que c’est ce que nous faisons ? nous vivons ? 

 

Est-ce que nous apportons de la guérison, du bien-être, de la liberté, de la paix, de la joie autour de nous ? dans nos engagements, notre travail… notre famille…avec nos proches, nos amis, nos voisins … ? 

 

La réalité, c’est que ce n’est pas toujours facile d’apporter du bien, du bien-être, de la liberté, de la paix, du bonheur autour de nous… parce que cela implique que nous-mêmes nous soyons déjà plein de ce bien-être, de cette paix, de cette unité. 

 

En général, on ne peut donner et transmettre que ce que l’on possède. Alors, la question est finalement pour chacun de nous : 

Possédons-nous ce bien-être, cette paix, cette unité intérieure que Jésus nous appelle à transmettre ?

 

Jésus, lui, la possédait… parce qu’il vivait en permanence en connexion avec Dieu, son Père… il vivait en communion avec le divin. Jésus avait les pieds sur terre, mais en lui, le ciel s’ouvrait.

 

Parce qu’il vivait cette paix, cette unité, cette illumination intérieure… il pouvait la transmettre… qu’en est-il de nous ?

 

La question est la même pour l’unité de l’Église : on peut vouloir l’unité de l’Église, l’unité entre les églises dans la diversité de leurs traditions… on peut vouloir avancer et progresser dans ce chemin de la compréhension mutuelle, de la fraternité, du partage… mais pour vivre cette unité avec les autres, peut-être faut-il commencer à vivre cette unité en nous-même et dans notre église. 

 

Pour rayonner l’unité, la paix, la guérison, le salut dont Jésus parle… pour rayonner cette lumière, cet amour autour de nous… il faut commencer par la recevoir en soi, par la ressentir et la vivre dans notre intériorité, en nous. 

 

C’est seulement lorsque nous aurons reçu la guérison, la libération venue du Christ… lorsque nous aurons retrouvé notre unité avec nous-mêmes et avec Dieu, que nous pourrons vivre cette unité et une forme de communion avec les autres. 

 

Pour ce faire, Jésus – le Christ guérisseur – nous donne des pistes, grâce aux écritures, aux récits des évangiles… il nous dit comment retrouver cette unité intérieure. 

Les 2 récits que nous avons entendus peuvent nous éclairer : 

 

* Dans le passage de l’évangile de Marc (cf. Mc 2, 1-13), il s’agit de la guérison bien connue d’un paralytique : 

 

Tant de gens se rassemblent pour entendre les paroles de Jésus que personne ne peut plus s’approcher. 

C’est alors que quatre hommes apportent un paralytique, montent sur la terrasse, font une ouverture dans la toiture et le déposent aux pieds de Jésus. 

Jésus voit la détermination et la persévérance de ces quatre hommes qui ne se sont laissés arrêter, ni par les obstacles, ni par la foule. Il salue leur foi. En revanche il ne dit rien de celle du malade. Nous savons seulement qu’il s’agit d’un paralytique. 

 

Si nous nous interrogeons sur la paralysie dans le domaine de l’âme, nous découvrons que la cause profonde en est souvent la peur. 

La peur nous inhibe, nous bloque. 

Si j’ai peur de parler devant les autres, je me sens paralysé, je crains leur jugement. 

Mais je peux être paralysé par d’autres peurs encore : dans une situation difficile, en présence d’un homme puissant ou impressionnant, devant un danger, sans oublier la peur de ma propre culpabilité, que ma faute soit découverte, ou encore la peur de l’inconnu, la peur de l’échec. De nombreux types de peur peuvent nous paralyser. 

 

Jésus s’adresse au paralytique et lui dit : « mon fils, tes fautes sont effacées, tes péchés sont pardonnés ». 

 

Le paralytique voudrait bien guérir. Que vient faire ici la rémission dés pêchés ? 

 

Dans le cas présent, Jésus sent que la peur qui paralyse cet homme a quelque chose à voir avec une culpabilité liée à son état de faiblesse. 

Il sent que cette maladie n’est pas sans rapport avec une attitude intérieure. 

 

Pêcher, cela signifie vivre à côté de soi-même, manquer son but, manquer ce que l’on est.

 

Le paralytique manque sa propre humanité, parce qu’il croit devoir être parfait, ne montrer aucune faiblesse.

Refusant d’être faible, il n’ose pas se lever, et sa faiblesse le cloue sur son « brancard ».

 

Qui se lève, en effet, sait qu’il peut tomber ; qui évite tout risque de chute restera toujours enfermé dans la tombe de sa peur.

 

Ce malade n’a probablement enfreint aucun commandement, il a refusé de vivre, de vivre la vie que Dieu lui destinait, et c’est sur ce refus que Jésus l’interpelle.

 

Il l’assure que ses péchés lui sont remis, que Dieu l’accepte sans condition, Et lui permet ainsi de prendre un nouveau départ.

C’est comme s’il lui disait : « défais-toi de tes sentiments de culpabilité ! Ils te déchirent et t’empêchent de vivre. Aie le courage d’être toi-même, avec tes faiblesses et tes fautes et de te mettre debout. Cesse de refuser la vie, ose vivre ! »

 

Les religieux et les professionnels de la loi sont scandalisés par la rémission des péchés que Jésus accorde à cet homme. Car, selon eux, il appartient à Dieu seul de pardonner ainsi. Mais Jésus les perce à jour et leur montre que lui, le fils de l’homme – digne représentant de l’humanité – a le pouvoir de cette rémission. Ce qui signifie que tout homme en relation avec Dieu a ce pouvoir, en réalité. 

 

L’épisode se conclut par ces mots : « je te dis : dresse-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ».

Quand l’âme est guérie, le corps peut guérir aussi.

 

Ainsi, le paralytique se lève et s’en va. La rémission a été efficace.

Il n’est plus prisonnier de sa peur. Il accepte désormais de vivre.

 

Les paroles d’autorité de Jésus lui ont donné confiance et courage : la confiance l’a emporté sur la peur, L’homme a trouvé le courage de se lever, de par la force qu’il avait en lui-même… force que Jésus a simplement mobilisé par ses paroles. 

 

En outre, il n’est plus bloqué par ce que les autres pensait de lui. Il tient debout tout seul, il s’assume et marche. 

 

Ce récit peut nous parler, parce que nous aussi nous pouvons parfois rencontrer des peurs qui nous paralysent. Et ses peurs peuvent nous empêcher de trouver la paix ou notre unité intérieure.

 

Aussi, si nous faisons vraiment confiance en Jésus Christ, si nous pensons que les difficultés ou les épreuves que nous pouvons traverser, sont en réalité proportionnées aux facultés et aux aptitudes que Dieu a mises secrètement en nous, et qu’il nous donne, afin de pouvoir les surmonter, alors nous ne serons pas abattus. 

Il suffit de retrouver cette confiance que Dieu nous accompagne et nous aide, pour trouver, en nous-mêmes, les moyens de surmonter les angoisses et les obstacles de la vie.

 

Nous sachant aimés de Dieu, nous pouvons trouver ce courage en nous-mêmes de dépasser nos peurs. 

Il suffit d’avoir cette confiance que le Christ donne au paralytique : 

tu peux y arriver, tu peux prendre le risque de la vie et même de l’échec, tu peux essayer d’assumer tes faiblesses et même de donner le meilleur de toi-même, si tu sais que Dieu ne te juge pas, mais t’aime et t’accompagne, tu peux croire qu’il a mis en toi les moyens qui te permettront de surmonter les montagnes de difficultés.

 

* Un autre récit – et je terminerai par là – nous donne également un enseignement sur l’unité intérieure à laquelle le Christ nous appelle. 

Il s’agit du texte de Luc au chapitre 14, dont je vous propose une lecture symbolique.

 

Pour Carl Gustave Jung, le but du cheminement humain, c’est l’unification intérieure ou l’individuation : exprimer le vrai soi uni à Dieu. 

Jésus répond à ce désir par la parabole de l’invitation au festin de noces (avec des variantes entre Mathieu et Luc). 

 

Dans les rêves, les noces symbolisent toujours l’unité de tous les contraires : celle de l’homme de la femme, mais aussi du ciel et de la terre, de l’esprit et de l’instinct, de la lumière et des ténèbres. 

Le festin est également une image de l’accès à l’unification intérieure que Jésus illustre dans cette parabole. 

 

Un homme organise un grand dîner et y invite beaucoup de monde. Mais les invités trouvent des excuses pour ne pas s’y rendre. 

 

Pour l’un, le champ qu’il vient d’acquérir est plus important. La possession de biens matériels peut nous empêcher d’entamer le chemin vers l’unification intérieure. 

 

Un autre prend pour prétexte l’achat de cinq paires de bœufs qui lui faut essayer (comme aujourd’hui une nouvelle voiture). 

Cela symbolise le succès et la confiance en sa propre force. À trop s’appuyer sur elle, on peut se couper de son propre cœur et renier son véritable soi.

 

Selon Carl Gustave Jung, les succès trop abondants sont les ennemis de la transformation intérieure. Quiconque se repose sur ses succès ne va plus de l’avant sur son chemin intérieur et en reste à son immaturité humaine. 

 

Pour un autre invité encore, c’est le mariage qu’il vient de contracter qu’il empêche d’accepter l’invitation au dîner. 

Le mariage est quelque chose de bon en soi, Mais il existe parfois aussi des relations qui peuvent nous empêcher de devenir complètement nous-même.

 

Finalement, aucun des invités ne vient, car ils ont tous d’autres priorités. 

Le maître de maison ordonne alors à son serviteur : 

« Sors vite dans les places et les rues de la ville et fait entrer ici les pauvres, et les infirmes, et les aveugles et les boiteux.»

 

C’est précisément ce qui en moi est pauvre et blessé, aveugle ou paralysé, qui peut me pousser à aller de l’avant vers mon unification intérieure.

La pauvreté en nous est plus ouverte à Dieu que le succès.

 

Tout en moi, y compris ce qui m’apparaît disgracieux, peut et doit être intégré à l’unité avec Dieu.

Ce n’est que si je puis offrir à Dieu mes faiblesses que j’ai une chance de devenir entier en Lui. 

 

Ce que je soustrais à Dieu manquera également pour être complètement moi-même.

Si je ne tolère pas mes faiblesses, je traverse la vie avec une moitié seulement de moi-même, en homme qui ne fait valoir que ses côtés positifs.

Lorsque nous rencontrons des gens de ce type, nous sentons intuitivement qu’il leur manque quelque chose pour que puisse naître une relation fluide.

 

Lorsque, malgré la présence de nombreux malades, il reste toujours de la place autour de la table, le maître dit aux serviteurs : 

« Sort dans les chemins et le long des clôtures, (par les routes et les jardins) Et force les gens à rentrer, pour que ma maison se remplisse ».

 

Originairement, avec ceux qui sont invités au festin de Jésus, la parabole évoque sans doute les païens, les gens hors de Jérusalem. Mais si nous entendons ce texte, dans une lecture symbolique, comme une indication relative à notre cheminement vers l’unification intérieure, cela signifie que Jésus nous appelle à intégrer ce qui est au-delà des clôtures habituelles, des jardins secrets. 

Toutes les régions de nos âmes, toute l’histoire de notre vie, même les zones marginales de notre inconscient.

 

Jésus veut dire à chacun : même ce qui est en dehors du champ de ta conscience éveillée, ce que tu as laissé un jour ou l’autre au bord de la route, ce que tu as vécu tout au long de ta vie, tout cela doit être intégré à ton unité avec Dieu. 

L’intégralité de ton histoire importe.

 

Emporte donc avec toi tout ce que tu as vécu ; Cela fait partie de ce que tu es.

Tu ne peux refouler tes détours et tes errances, car eux aussi veulent te mener à ton vrai Soi, ton véritable être en Dieu. 

 

Nous le savons, les expériences difficiles peuvent être parfois des occasions profitables pour évoluer, si nous parvenons à les surmonter.  

 

Ce message de Jésus est comme une thérapie qui inspire confiance et espoir : tout en nous est important. Il n’y a rien à dévaloriser. 

Le Christ nous appelle à offrir tout ce que nous sommes à Dieu. 

Tout en nous est appelé à s’unir à Dieu, rien n’est exclu, pas même le mal.

 

C’est un message fort et réconfortant qui nous est offert : toute ta vie, tout ton être, tout ce que tu portes en toi tend à être transformée par l’Esprit et l’amour de Dieu, pour que, en tout ce qui te constitue, resplendisse de plus en plus l’image originaire que Dieu s’est faite de toi, la belle image qu’il a mise en toi. 

 

En d’autres termes, l’évangile nous appelle à affaire honneur à l’invitation du Christ, à trouver notre unité intérieure… pour être véritablement quinous sommes : des enfants de Dieu…. pour vivre cette communion avec Dieu, comme le Christ l’a vécue. 

 

* Lorsque nous trouvons peu à peu le chemin de cette unité intérieure, nous pouvons dès lors nous rendre disponibles aux autres … lorsque, en Christ, nous avons acceptés nos faiblesses, et guéris nos blessures, … nous pouvons aider les autres à faire de même…. et les accompagner – comme le fit le Christ – pour leur permettre de surmonter les misères et les souffrances … lorsque nous trouvons le chemin du salut (de la guérison, de la libération), nous pouvons le transmettre aux autres, autour de nous. 

Car Jésus le disait être un disciple : c’est faire comme son maître… Nous sommes donc appelés, comme Chrétiens, à propager le salut que le Christ nous offre : éveiller les consciences, libérer les captifs, guérir les aveugles, délivrer les prisonnier … 

 

Alors, en Christ, nous vivrons l’unité chrétienne … unis par l’amour et le salut qui viennent du Christ.

 

Amen. 

 

 

Lectures bibliques

 

Luc 4, 14-22  

14Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit saint. On se mit à parler de lui dans toute cette région. 

15Il y enseignait dans les synagogues et tout le monde faisait son éloge.

16Jésus se rendit à Nazareth, où il avait été élevé. Le jour du sabbat, il entra dans la synagogue selon son habitude. Il se leva pour lire les Écritures 

17et on lui remit le rouleau du livre du prophète Ésaïe. Il le déroula et trouva le passage où il est écrit :

18« L'Esprit du Seigneur est sur moi,

il m'a choisi pour son service afin d'apporter la bonne nouvelle aux pauvres.

Il m'a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers

et aux aveugles le retour à la vue,

pour libérer les opprimés,

19pour annoncer l'année où le Seigneur manifestera sa faveur. »

20Puis Jésus roula le livre, le rendit au serviteur et s'assit. Toutes les personnes présentes dans la synagogue fixaient les yeux sur lui. 

21Alors il se mit à leur dire : « Ce passage de l'Écriture est accompli, aujourd'hui, pour vous qui m'écoutez. » 

22Tous exprimaient leur admiration à l'égard de Jésus et s'étonnaient des paroles de grâce qu'il prononçait. Ils disaient : « N'est-il pas le fils de Joseph ? »

 

Marc 2, 1-13

1Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capharnaüm ; on apprit qu'il était à la maison. 

2Beaucoup de monde s'y rassembla, si bien qu'il ne restait plus de place, même pas dehors devant la porte. Jésus leur annonçait la parole de Dieu. 

3Des gens arrivent, lui amenant un paralysé porté par quatre d'entre eux. 

4Comme ils ne pouvaient pas le présenter à Jésus, à cause de la foule, ils ouvrent le toit au-dessus de l'endroit où était Jésus ; par ce trou, ils descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. 

5Quand Jésus voit leur foi, il dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » 

6Quelques spécialistes des Écritures, qui étaient assis là, raisonnaient en eux-mêmes : 

7« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il fait insulte à Dieu ! Qui peut pardonner les péchés ? Dieu seul le peut ! » 

8Jésus comprit aussitôt ce qu'ils pensaient et il leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? 

9Est-il plus facile de dire au paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou de dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? 

10Eh bien, je veux que vous le sachiez : le Fils de l'homme a l'autorité pour pardonner les péchés sur la terre. » Alors il s'adresse au paralysé : 

11« Je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre chez toi ! » 

12L'homme se leva, prit aussitôt son brancard et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et ils louaient Dieu en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! »

13Jésus retourna au bord du lac de Galilée. Toute la foule venait à lui et il les enseignait.

 

Luc 14, 15-24

15Après avoir entendu ces mots, un de ceux qui étaient à table dit à Jésus : « Heureux celui qui prendra son repas dans le règne de Dieu ! » 

16Jésus lui raconta cette parabole : « Un homme offrit un grand repas auquel il invita beaucoup de monde. 

17À l'heure du repas, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, car c'est prêt maintenant.” 

18Mais tous, l'un après l'autre, se mirent à s'excuser. Le premier dit au serviteur : “J'ai acheté un champ et il faut que j'aille le voir ; je te prie de m'excuser.” 

19Un autre lui dit : “J'ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer ; je te prie de m'excuser.” 

20Un autre encore dit : “Je viens de me marier et c'est pourquoi je ne peux pas venir.” 

21Le serviteur retourna auprès de son maître et lui rapporta ces réponses. Le maître de la maison se mit en colère et dit à son serviteur : “Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.” 

22Après un moment, le serviteur vint dire : “Maître, tes ordres ont été exécutés, mais il y a encore de la place.” 

23Le maître dit alors à son serviteur : “Va sur les chemins de campagne, le long des haies, et insiste pour que les gens entrent, afin que ma maison soit remplie. 

24Je vous le dis : aucune des personnes qui avaient été invitées ne mangera de mon repas !” »

 

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