Lecture biblique : Jn 21, 1-19 (voir en bas de cette page)
Thématique : Vivre après Pâques - « jetez vos filets ailleurs ! »
Prédication de Pascal LEFEBVRE - le 09/02/25 - Bordeaux (temple du Hâ)
* Commençons par re-situer brièvement le passage que nous venons d’écouter :
Dans le récit de Jean, notre épisode (Jn 21) se passe après Pâques… à la toute fin de l’évangile.
Dans son ministère, Jésus a enseigné et guéri. Il a annoncé la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. Mais son enseignement « révolutionnaire » sur le plan spirituel, s’est heurté au pouvoir religieux de son temps. Il a été arrêté et crucifié… tout en étant trahi et renié par les siens.
Mais voilà que trois jours après sa mort sur la croix, il s’est donné à voir… il s’est manifesté en apparaissant comme Vivant - dans une autre sphère de réalité - à ses anciens disciples.
La nouvelle stupéfiante de la Résurrection a pu redonner espoir à ses anciens compagnons. Le fait que Jésus ait été relevé de la mort - qu’il vive désormais dans une vie nouvelle : une vie lumineuse auprès de Dieu - signifie qu’il a été été justifié par Dieu : que sa Parole et son enseignement étaient véridiques… et que sa mort était parfaitement injuste… et donc que les pouvoirs civils et religieux qui ont orchestré sa crucifixion, étaient totalement dans l’erreur.
On imagine avec peine le bouleversement de cette extraordinaire nouvelle qu’a été l’évènement de Pâques : elle signifiait que la mort n’est pas le dernier mot de la vie… que Jésus était bien l’envoyé de Dieu… et donc que tout ce qu’il avait dit et fait venait bien de Dieu.
* Et pourtant, malgré tout… malgré cet évènement inouï… il y a quelque chose d’étonnant dans notre épisode de l’évangile, c’est qu’on a l’impression que la Bonne Nouvelle de Pâques est vite passée…
Les disciples ont maintenant repris leur vie quotidienne… comme autrefois… on pourrait dite « comme si de rien n’était »… comme avant. N’est-ce pas surprenant ?
Les disciples… ont-ils oublié leur passé … leur appel et leur désir de suivre le chemin du Christ ?
Ont-ils déjà oublié la présence du Seigneur au milieu de leur vie quotidienne ?
Au fond, ce récit pointe peut-être ce danger, qui nous guette également : l’oubli ?… la dispersion… la suractivité (et les soucis du monde)… ou le manque de profondeur ? (Comme l’évoque aussi la parabole du semeur : cf. Mt 13, 1-23).
Est-ce que la Bonne nouvelle de Pâques change vraiment notre manière de voir les choses ? Et de vivre ?…
Peut-être que les réalités spirituelles finissent pas s’effacer, devant l’urgence de la matérialité : face aux soucis… pour gagner notre vie et répondre à nos besoins fondamentaux.
Comment faire alors… pour conjuguer la recherche du règne de Dieu - sa présence dans nos vies (cf. Mt 6,33)… et nos préoccupations élémentaires ?
N’avons-nous pas besoin que quelqu’un nous rappelle que Dieu nous attend, pour participer à quelque chose de plus vaste, de plus profond, de plus grand… que simplement partir à la pêche matérielle… et se limiter au quotidien… pour répondre à nos besoins biologiques ?
C’est précisément ce que va faire le Christ dans cet épisode :
Il vient rappeler aux disciples que Dieu les attend non seulement pour la pêche d’en-bas - une pêche matérielle - mais également pour une pêche d’en-haut : une pêche humaine et spirituelle, afin de poursuivre la mission de Jésus.
Une pêche abondante les attend… s’ils veulent bien se mettre à l’écoute du Christ.
N’est-ce pas là aussi notre vocation ?… à nous, membres d’une Eglise, d’une communauté chrétienne - membre du corps du Christ - de poursuivre cette mission ?… de continuer à annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu ?
* Relevons, ce matin, quelques éléments clefs de ce récit très riche (je me limiterai à 5 points) :
- Premièrement, nous venons de le dire… il faut noter que l’évangéliste Jean déplace le récit de la pêche miraculeuse - que les autres évangiles situent au début du ministère de Jésus - à la fin de son récit… comme pour rappeler que la mission de devenir « pêcheurs d’hommes » (cf. Lc 5, 1-11 ; Mt 4, 18-22) est plus que jamais attendue des disciples.
Nous avons rappelé dimanche dernier le sens de cet appel à devenir « pêcheur d’hommes » (voir ici) : symboliquement « pêcher des êtres humains », c’est les remonter à la surface lorsqu’ils risquent de se noyer… c’est faire en sorte qu’ils vivent. C’est susciter la vie !… une vie libérée de tout ce qui risque de nous engloutir (nos peurs, nos angoisses, nos enfermements, nos ressassements, nos travers, nos divisions).
Remarquons que dans l’épisode raconté par Jean (à la différence des autres évangiles) … symboliquement, Jésus n’est plus physiquement dans la barque, mais « au bord du lac »… car il va charger la communauté des croyants - l’Eglise - en communion avec Pierre, de continuer la mission.
Et cette fois - contrairement au récit de Luc (cf. Lc 5,6) - les filets ne se déchirent pas. Ce qui annonce l’unité finale des disciples dans cette Eglise.
- Deuxième point : en plaçant cet épisode après Pâques, Jean combine ici deux traditions : l’apparition du Ressuscité avec un récit de miracle : la pêche abondante.
Symboliquement, on comprend que c’est la présence du Christ qui change la réalité :
Il permet de passer d’une vie marquée par le manque et l’obscurité - puisque les filets des disciples restent vides, après une nuit de pêche infructueuse - à une vie marquée par la nouveauté et l’abondance - puisqu’avec le Christ, qui se donne à voir au levé du jour, leurs filets sont pleins.
Jésus-Christ est ainsi présenté comme celui qui guide les disciples… et qui permet de trouver la vie en plénitude… la vie en abondance (cf. Jn 10,10). C’est lui qui permet d’assouvir notre faim véritable.
De même qu’il avait suscité la vie en changeant l’eau en vin (cf. Jn 2, 1-11)… en multipliant les pains pour la foule (cf. Jn 16, 1-16)… il le fait encore pour ses disciples après sa résurrection :
Il nous permet non seulement de répondre à nos véritables manques… mais aussi de multiplier les résultats de nos entreprises, lorsque leur but est de susciter la vie.
Petites parenthèses : Certains exégètes se sont demandé s’il y avait une signification symbolique dans l’appel de Jésus à jeter le filet ailleurs… et en particulier du côté droit (?)
Certains commentateurs précisent que - comme les disciples se trouvent habituellement sur la rive nord-ouest - l’orientation proposée par le Ressuscité correspond à la direction nord, du côté des nations.
D’autres voient dans cette précision un appel à l’audace et à la nouveauté : car jeter les filets ailleurs, c’est accepter de recommencer en faisant autrement… en sortant de nos routines, de nos habitudes ou de nos conditionnements.
En disant « Jetez le filet ailleurs » , le Christ voulait peut-être dire : « Sortez de votre environnement ou de vos conditionnements, où l’on veut trop souvent vous enfermer… osez explorer une autre voie… Faites-moi confiance !… embrassez la liberté ! »
Enfin, d’autres commentateurs précisent (dans le même sens) que le côté droit représente la profondeur… ce qui est encore caché.
C’est aussi le côté du don, le côté de l’action, pour créer et faire évoluer les choses.
Choisir le côté droit, ce serait aller là où notre espérance s’exprime dans le don, le service et la créativité.
- Troisième point, l’ancrage de ce changement - le passage d’une pêche infructueuse à une pêche abondante - est possible grâce à la confiance.
C’est parce que l’Église - communautairement - et le croyant - individuellement - font confiance à Jésus-Christ… que quelque chose de nouveau peut surgir :
La confiance que nous offre Jésus-Christ et dans laquelle nous pouvons entrer, nous permet de passer « de la peur à la confiance, de la résignation à la résistance, du désespoir à l’espérance » (comme le dit si bien la Déclaration de foi de notre Église).
Et c’est vrai que sans confiance, rien de nouveau ne peut surgir dans notre vie. Car la peur (toutes nos peurs) nous fige dans l’immobilisme et le défaitisme.
Et aujourd’hui on sait combien notre monde occidental est saisi par la crainte de l’avenir !
C’est pour cela que Jésus - à maintes reprises - associe la foi au salut, à la libération. (« Ta foi t’a sauvé » dit-il à ses interlocuteurs)
Littéralement, la foi - la confiance - nous sauve d’abord de nos peurs (peurs de l’avenir, peur de l’échec, peur de l’autre, peur devant l’inconnu ou l’incertitude, peur de la mort, etc.)
Si Jésus est devenu le Christ, c’est parce qu’il a fait pleinement confiance à la Providence du Père céleste.
- Quatrième point remarquable dans ce récit, c’est la place donnée à l’apôtre Simon-Pierre, pour devenir le « meneur » et le « fédérateur » des disciples. Plusieurs détails symboliques soulignent son implication :
D’abord, c’est lui qui entraine les siens pour aller « pêcher ». Ensuite, quand il aperçoit le Ressuscité, il ceint un vêtement pour manifester son respect pour le Christ (v.7).
En se jetant à l’eau, pour le rejoindre, il donne mesure de son engagement (v.7). Et en tirant le filet à terre avec ses 153 poissons, il s’affirme comme le leader d’une église nombreuse, diverse et universelle… dont il assure l’unité… puisque le filet ne se déchire pas.
Au-delà de ces aspects symboliques, les exégètes se sont interrogés sur la signification du nombre « 153 ». Plusieurs hypothèses ont été proposées :
Dans le deuxième livre des chroniques, ce nombre évoque les 153 000 étrangers - c’est-à-dire les nations - qui participèrent à la construction du temple sous l’égide de Salomon (cf. 2 Ch 2,17).
On peut penser aussi au 153 espèces de poissons connues à l’époque (cf. Pline, Histoires Naturelles), ce qui symboliserait donc l’ensemble de l’humanité.
Pour d’autres, le nombre 153 correspond à la somme des nombres entiers de 1 à 17, sachant que 17 correspond au nombre de peuples connus, énumérés à la Pentecôte (cf. Ac 2, 9-11).
Enfin, en additionnant les chiffres qui compose le nombre 153, on obtient 9, ce qui correspondrait au chiffre de la spiritualité en « numérologie ».
« 9 » : c’est le chiffre de l’accomplissement, de l’universel et de l’ouverture de la conscience.
On ne sait pas quelle est l’hypothèse de lecture la plus pertinente… mais on voit bien que ce nombre est symbolique et qu’il fait certainement référence à la pluralité et la diversité des fidèles que Simon-Pierre est appelé à rassembler, en vue d’accomplir sa mission à la suite du Christ.
- Un cinquième et dernier point nous oriente vers le dialogue entre Simon et le Ressuscité.
Après le repas, le Ressuscité entre en dialogue avec Pierre ; il lui donne une mission : « faire paître ses agneaux ». Il reçoit ainsi la fonction de pasteur universel du troupeau qui appartient au Christ, pour devenir berger, à la suite du « bon berger » (cf. Jn 10,14).
Il lui pose trois fois la même question : « M’aimes-tu ? ». Cette triple question répétée a pour fonction d’effacer - ou plutôt de surmonter - le triple reniement de Pierre, au moment de l’arrestation de Jésus (cf. Jn 18, 15-27).
Il s’agit maintenant pour l’apôtre de prendre un nouveau départ, en prenant un engagement fidèle. Car si le renégat pardonné se voit pressenti et installé - par grâce - dans une fonction pastorale qui appartenait autrefois au Christ, il doit désormais s’inscrire dans la confiance.
Il lui faudra cette fois garder le cap, quand bien même cette fonction difficile l’amènera au martyr, comme Jésus.
Il est à noter une nuance de vocabulaire dans la version grecque (cette différence n’apparait pas dans la version syriaque) : le questionnement sur l’amour (avec le verbe grec « agapao ») employé par Jésus désigne l’amour inconditionnel (l’amour profond et désintéressé). Alors que la réponse de Simon-Pierre n’indique que l’amour-amitié (« phileo » en grec).
Ce jeu de vocabulaire entre deux façons d’aimer (l’agapè ou la philia) traduit certainement l’appel du Christ à dépasser l’affection ou l’amitié, pour entrer dans la fidélité (dans une forme de relation durable), un engagement inconditionnel.
Cette différence (avec la réponse nuancée de Simon-Pierre) montre combien il est difficile pour l’être humain d’aimer à la manière du Christ, sans limite, jusqu’au don de soi.
Mais… peu importe… ici, l’apôtre entend pleinement cet appel à la confiance et à l’amour.
Le lecteur ou l’auteur de l’évangile peut aussi entendre ce questionnement répété pour lui-même :
« M’aimes-tu ? » demande le Christ.
Qu’est-ce que ça signifie vraiment - pour nous - d’aimer le Christ ou d’aimer Dieu ?
Souvent, quand on parle d’amour, notre vision contemporaine des choses est décalée, car aujourd’hui on associe volontiers l’amour à une émotion ou un sentiment.
Or, « aimer le Christ » ou « aimer Dieu » ce n’est pas seulement cela.
« Aimer », c’est d’abord écouter… donner sa confiance… vouloir vivre en relation… désirer suivre… s’engager pour quelqu’un.
Alors, est-ce que vraiment nous aimons le Seigneur ?
Est-ce que nous désirons vraiment l’écouter, lui laisser de la place dans notre vie ?…
Est-ce que nous voulons mener notre existence, en vivant en relation avec lui, en lui faisant pleinement confiance ?…
Est-ce que nous décidons de nous laisser guider par l’Evangile, pour suivre le chemin de vie qu’il nous propose ?
C’est la question que le Christ pose à Pierre… et - encore aujourd’hui - à chacun d’entre nous…
Veux-tu entrer dans un chemin de confiance, de fidélité et de vie avec moi ?
* Quelques mots… pour conclure….
Que faut-il faire ? Comment vivre après Pâques ?
Ce récit de l’évangile - au chapitre 21 - nous aide à trouver des réponses…
Rappelons que l’évangile de Jean - au chapitre 20 - (juste avant cet épisode final) a indiqué aux disciples que le Ressuscité ne laissent pas seuls. Ils ne sont pas orphelins, puisque le Christ leur donne le Saint Esprit - le Paraclet - pour les guider et les éclairer (cf. Jn 14,16 ; Jn 20, 22).
Mais même avec l’Esprit saint… leur foi reste encore fragile…
Que faut-il faire ? Faut-il encore aller à la pêche comme avant ?… ou peut-on partir à la pêche autrement… en jetant nos filets ailleurs ?
Faut-il se satisfaire de la pêche d’en-bas ?… sans oeuvrer aussi à la pêche d’en haut ?
En fait, tout dépend du regard que nous portons sur « la résurrection ».
L’évènement de Pâques nous dit que nous sommes aimés inconditionnellement… malgré tout. L’Amour de Dieu peut surmonter tous les obstacles : nos blocages, nos erreurs, nos injustices et même la mort.
Si Dieu nous aime sans condition et s’il nous donne la vie en plénitude, en abondance - comme le montre la résurrection - alors, il n’y a plus de crainte… alors, nous n’avons plus à avoir peur de quoi que ce soit ! Nous sommes pleinement libérés.
En conséquence, nous pouvons vivre dans la confiance.
Nous pouvons être pleins d’audace et d’optimisme… et agir au mieux (pour le bien) en comptant sur l’amour et la Providence de Dieu à chaque instant.
Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas de difficultés ni d’épreuves sur la route - mais que nous sommes désormais appelés à jeter nos filets ailleurs avec confiance… pour ne pas répéter le passé… pour faire advenir du « nouveau » dans notre vie et autour de nous.
« Je vais à la pêche », dit Simon-Pierre. « Jetez vos filets ailleurs », répond le Christ.
J’aime cette idée que cet « ailleurs » - ce « coté droit » - ce soit le côté du don de soi, de l’espérance, de la créativité… le côté de la profondeur.
Chercher du côté de la vie et de la profondeur : voilà ce que le Christ nous propose !
Ne pas nous limiter à nos préoccupations quotidiennes et superficielles… aller en profondeur… oser la confiance, pour recevoir la vie en abondance avec le Christ… et la transmettre ensuite autour de nous…
« Osez jeter vos filets ailleurs » : voilà une parole de vie pour nous !
Amen.
Lecture biblique : Jean 21, 1-19
1Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur les bords de la mer de Tibériade. Voici comment il se manifesta. 2Simon-Pierre, Thomas qu'on appelle Didyme, Nathanaël de Cana de Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble. 3Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous allons avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, mais cette nuit-là, ils ne prirent rien.
4C'était déjà le matin ; Jésus se tint là sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. 5Il leur dit : « Eh, les enfants, n'avez-vous pas un peu de poisson ? » – « Non », lui répondirent-ils. 6Il leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez. » Ils le jetèrent et il y eut tant de poissons qu'ils ne pouvaient plus le ramener. 7Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, Simon-Pierre ceignit un vêtement, car il était nu, et il se jeta à la mer. 8Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons : ils n'étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
9Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain. 10Jésus leur dit : « Apportez donc ces poissons que vous venez de prendre. » 11Simon-Pierre remonta donc dans la barque et il tira à terre le filet que remplissaient cent cinquante-trois gros poissons, et quoiqu'il y en eût tant, le filet ne se déchira pas. 12Jésus leur dit : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui poser la question : « Qui es-tu ? » : ils savaient bien que c'était le Seigneur. 13Alors Jésus vient ; il prend le pain et le leur donne ; il fit de même avec le poisson. 14Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu'il s'était relevé d'entre les morts.
15Après le repas, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime », et Jésus lui dit alors : « Pais mes agneaux. » 16Une seconde fois, Jésus lui dit : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Jésus dit : « Sois le berger de mes brebis. » 17Une troisième fois, il dit : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce que Jésus lui avait dit une troisième fois : « M'aimes-tu ? », et il reprit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime. » Et Jésus lui dit : « Pais mes brebis. 18En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais ; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c'est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduira là où tu ne voudrais pas. » 19Jésus parla ainsi pour indiquer de quelle mort Pierre devait glorifier Dieu ; et après cette parole, il lui dit : « Suis-moi. »
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