jeudi 2 avril 2026

Pain partagé, vie donnée - jeudi saint

Lectures bibliques : Ex 12, 1-8. 11-14 ; Lv 24, 5-9 ; Es 58, 6-8 ; Mt 26, 17-30
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Thématique : Pain partagé, vie donnée = Sens de la communion eucharistique… à la lumière de quelques textes du Premier Testament
Prédication de Pascal LEFEBVRE - Bordeaux (temple du Hâ), - jeudi 2 avril 2026- Jeudi saint. 

Tout à l’heure, nous allons partager un peu de pain et de vin… comme nous le faisons régulièrement le dimanche… lors de la communion eucharistique. 

Ce geste simple est au cœur de notre foi… 
Depuis des siècles, des générations de croyants refont ce geste et redisent ces paroles, sans toujours mesurer la richesse de ce qu’elles portent.

Aujourd’hui, en ce Jeudi saint, je vous propose de nous arrêter un instant… et de nous poser une question toute simple : 
Que faisons-nous vraiment lorsque nous partageons le pain et le vin ?

Dans les paroles d’anamnèse de l’évangile de Matthieu… qui portent le souvenir du dernier repas de Jésus… le Christ assimile le pain partagé à son corps… De même, avec la coupe de bénédiction, il identifie le vin au sang versé pour la multitude…

Ces paroles sont connues. Mais nous oublions parfois ce qui a pu les inspirer. Car elles s’inscrivent dans une histoire, une mémoire, une tradition… celle des Écritures d’Israël.

Pour en comprendre le sens, il nous faut remonter à ces textes que nous avons entendus.

Commençons par la coupe… par le vin… associé au sang.

- Dans le livre de Exode, au chapitre 12, le sang est mis sur les portes des maisons, au moment de la Pâque.
Et ce sang, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas d’abord un symbole de mort… mais un symbole de vie.

Dans la pensée biblique, dans le livre du Lévitique (Lv 17,11), le sang, c’est ce qu’il y a de plus essentiel : c’est la vie même. 

Pour la communauté des croyants, mettre du sang sur la porte, c’est marquer la maison du signe de la vie. 

Le livre de l’Exode le dit clairement : « le sang sera pour vous un signe ». Il n’y a pas d'efficacité magique… mais c’est un signe relationnel, qui marque l’alliance entre Dieu et son peuple. 

Le sang appliqué sur les linteaux des portes va servir de signe apotropaïque : un signe qui protège du mal… 
Et il deviendra un signe de reconnaissance, un signe d’appartenance… appartenance au Dieu de la vie… appartenance au peuple libéré.

Ce sang versé sur le seuil des portes… va permettre de tracer une frontière symbolique : entre l’extérieur et l’intérieur… entre ce qui est menacé et ce qui est sauvé.

Le texte nous dit que Dieu va « passer par-dessus » (d’où Pessa’h) les maisons marquées… Il fera « passage ». 
C’est le sens même du mot « Pâque ».

Ainsi, le sang devient un signe de protection et un signe de libération… le signe d’une vie reconnue, mise à part, et préservée.

Ce geste ancien - lui-même - ne sort pas de nulle part. 

Des chercheurs pensent qu’il plonge ses racines dans des pratiques plus anciennes - des rites pastoraux - où le sang servait à protéger les habitations et les troupeaux.

Autrement dit… avant d’être un grand symbole religieux… le sang était déjà un geste de protection, inscrit dans la vie quotidienne.

Ces gestes ont ensuite été relus et intégrés dans une grande histoire : celle de la sortie d’Égypte… pour servir d’appui à une théologie de la libération.

Et ce qui est frappant, c’est que ce signe du sang acquiert alors une valeur collective… car le salut concerne tous les habitants d’une maison, tous les membres d’une communauté… 
Ce qui signifie que le salut n’est pas individuel, mais collectif.  

Le sang marque une solidarité de vie et de foi.

- On retrouve cette idée ailleurs dans le livre de l’Exode, au chapitre 24… avec un geste qui pourrait aujourd’hui nous paraitre très étrange voire sanguinaire…  
Moïse asperge le peuple avec du sang… C’était alors une manière concrète de sceller un pacte, une alliance : le sang manifeste une relation… il sert à unir le Dieu de la Vie avec le peuple… dans une relation vivante.

Alors… certainement… lorsque Jésus, ce soir-là, prend la coupe et parle du sang… ses disciples entendent tout cela… même s’ils le comprendront pleinement plus tard. 

Ils entendent : une vie donnée, une alliance, une libération, une solidarité.

Jésus donne ainsi un sens à ce qu’il va vivre : sa mort prochaine ne sera pas un échec absurde. Elle sera le signe d’une vie offerte.
Car dans la Bible, le sang ne dit pas d’abord la mort. Il dit la vie qui circule… la vie qui se donne.

Ce sang versé portera ainsi la marque d’une nouvelle alliance… marquée par le don de soi… une vie offerte par amour…  une vie donnée pour que d’autres vivent, dans ce même amour… qui unit et relie les croyants au Dieu de la vie. 

- Et si, dans ses paroles, Jésus associe le vin à ce sang… ce n’est pas non plus un hasard.

Car le vin, dans les Écritures, est un signe de communion et de joie.

Le psaume 104 (v.15) le dit : le vin réjouit le cœur de l’homme.
Il est associé à la fête… à une vie bonne et abondante…  vue comme un don et une bénédiction de Dieu. 

Il dit une existence qui ne se contente pas de survivre… mais une vie qui se goûte, qui se partage, qui se célèbre.

- Cette association entre le vin et la vie se retrouve encore dans l’évangile de Jean… lorsque Jésus utilise l’image du vigneron, de la vigne et des sarments (cf. Jn 15). 
Dans ses paroles, le Christ affirme être « la vraie vigne »… celle qui nourrit les sarments… qui est capable de donner vie et vitalité… afin de permettre à chacun des sarments de grandir et de produire du fruit…

Alors, lorsque nous buvons à la coupe… avec le vin assimilé au sang du Christ… nous ne communions pas à la mort… mais à une vie donnée… qui nous renvoie au Dieu de la vie… au Dieu sauveur et libérateur. 

Identifié au vin, le sang devient le signe d’une vie vécue dans la joie….
Une vie qui se réalise pleinement, lorsque est habitée par le don de soi… par la relation à Dieu et aux autres.

Ainsi, à travers les gestes et les paroles du Christ, qui manifestent son engagement … nous communions à la vie reçue de Dieu… à la vie offerte aux autres…  à la vie appelée à circuler.

Mais Jésus ne prend pas seulement la coupe. Il prend aussi du pain… qu’il va associer à son corps… c’est à dire à sa personne, à ce qu’il est, ce qu’il dit et ce qu’il fait.

Là encore, ce geste s’enracine profondément dans les Écritures…. de plusieurs manières : 

- Dans le passage de Levitique 24, 5-9 que nous avons entendu, il est question des douze pains de proposition… qui servent de geste de présentation devant Dieu. 

Ces pains sont placés continuellement devant Dieu dans le sanctuaire… 
Ils représentent collectivement le peuple qui se place en présence de Dieu, devant la face du Seigneur. 

Autrement dit, le pain sert de médiation relationnelle. 
Parce qu’il est là, en permanence, dans le sanctuaire et renouvelé chaque sabbat… il sert de signe de présence et d’alliance perpétuelle.

Cette tradition cultuelle fait du pain un signe de relation durable avec Dieu. 
A travers ce pain, c’est comme si le peuple disait à Dieu : « Nous sommes là, devant toi, en relation avec toi »

On peut penser que cet arrière plan est présent dans le geste inauguré par le Christ… Toutefois, Jésus opère un double déplacement avec ce signe du pain :

    - D’une part, il assimile désormais ce pain à son corps, à sa personne… comme pour dire qu’il se donne à travers ce pain… comme si, désormais, c’est à travers lui que Dieu se donne à rencontrer.

    - D’autre part, il partage et distribue le pain à ses disciples. Alors que dans le livre du Lévitique, ce pain pouvait être partagé par les prêtres - et seulement par eux - le jour du sabbat… Jésus le met désormais entre les mains de tous… comme si chacun était invité à entrer dans une relation directe avec Dieu.… comme si la présence de Dieu n’était plus réservée à quelques-uns… mais offerte à tous.

Le pain devient ainsi le signe d’une présence et d’une relation offertes à tous.

Ce n’est toutefois pas la seule signification du pain dans les Écritures : 

- De façon plus prosaïque, le pain c’est aussi - et tout simplement - l’aliment de base de la vie quotidienne : il représente ce qui fait vivre… 
Il est lié à la condition humaine… même s’il est considéré comme un don venant de Dieu… 

Cela nous est rappelé dans l’épisode de la manne (cf. Exode 16)… où le peuple qui marche dans le désert manifeste sa faim et commence à « murmurer » contre Moïse et Aaron… Dieu qui est à l’écoute, va alors se manifester. Il va donner chaque jour à chacun le pain nécessaire : la manne… un pain qu’on ne peut pas accumuler… un pain qui apprend la confiance.

- Par ailleurs, le pain sert également à créer du lien…  Il est fait pour être partagé.

Dans la Bible le pain est signe d’hospitalité, de partage, de reconnaissance de l’autre. 

Dans le livre de la Genèse (cf. Gn 18), Abraham nous montre ce que signifie cette hospitalité : il accueille trois étrangers en leur offrant du pain… trois étrangers qui viennent manifester la présence du Seigneur… et  porter une parole de vie : l’annonce d’un fils pour Sara et Abraham.

Comme si, à travers ce geste simple - offrir du pain - quelque chose de Dieu venait à la rencontre de l’homme.

Les prophètes, eux aussi, rappellent sans cesse cette exigence du partage.

Le prophète Esaïe dira : « partage ton pain avec celui qui a faim » : voilà le vrai culte que Dieu attend ! 

Le pain permet de médiatiser la fraternité. 

Il devient un critère de fidélité à Dieu… car notre relation à Dieu n’est pas déconnectée de la vie quotidienne, ni de notre rapport aux autres…

La spiritualité contribue à l’ouverture du coeur… Elle élargit notre conscience, notre regard, et notre désir de vivre des relations justes…  
Ce qui implique de poser des gestes concrets… envers celles et ceux qui sont dans la peine ou le besoin. 

Celui qui est conscient d’avoir reçu des dons et des bénédictions… celui qui se sait au bénéfice de la générosité divine… découvre qu’il est, à son tour, appelé à donner et à partager. 

- Enfin, le pain est aussi associé à la Parole.

Souvenons-nous de ce verset du livre du Deutéronome (Dt 8,3) : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu. »

Le pain nécessaire à la vie biologique… devient le signe d’un autre besoin : celui d’une parole qui fait vivre intérieurement… et qui donne sens à notre existence.

Ainsi, dans le Premier Testament, le pain est porteur d’une richesse de sens. Il est, à la fois, ce qui fait vivre et ce qui rappelle que la vie ne vient pas de nous. 
Il nourrit le corps, mais il ouvre aussi à une autre faim : une faim de parole, de relation, de partage, de justice.

Lors du dernier repas, lorsque Jésus partage le pain avec ses disciples… il a certainement en mémoire toutes ces significations issues des Ecritures hébraïques…

En prenant le pain et en le partageant… il exprime tout cela : la relation à Dieu ; la vie quotidienne ; la confiance ; le partage ; la parole. 

En disant : « ceci est mon corps », il dit en substance à ses disciples : « C’est là que se donne ma vie. C’est là que se donne ma parole ». 

Ainsi, lorsque nous communions au pain… nous entrons dans une dynamique qui nous précède… fondée sur la vie et la parole du Christ…  nous entrons dans un mouvement de vie partagée… qui appelle notre participation…

Dès lors… peut-être que la question qui nous est posée, au moment de la communion, est la suivante :

De quelle vie vivons-nous ?…  Une vie que nous gardons pour nous-mêmes ? Ou une vie que nous recevons, pour la donner à notre tour ?

Ce n’est pas une question de perfection… mais une question de conscience, d’élan, d’intention, de participation. 

Un dernier mot… pour conclure… 

Je crois… chers amis… qu’il y a vraiment une grande richesse de sens dans la communion eucharistique à laquelle nous sommes régulièrement invités. 

Lorsque nous partageons le pain et le vin… assimilé au corps et au sang de Jésus-Christ… nous affirmons notre désir de vivre en communion avec la vie, la personne et l’Évangile de Jésus-Christ. 

Nous signifions notre désir « d’être en Christ »… de vivre en Lui (cf. 2 Co 5,17). 

Et ce n’est pas quelque chose de triste… bien au contraire : si Jésus a donné ces signes à ses disciples… afin de se souvenir de ce dernier repas… c’était certainement l’occasion de leur proposer un enseignement… de les inviter à poursuivre sa mission de propager un Evangile porteur de vie et de libération…  c’était aussi pour les encourager à rester unis, fraternels et solidaires… après sa mort. 

Pour nous, ce moment de la Sainte Cène est ce temps privilégié où nous nous remettons en présence du Christ crucifié et ressuscité… spirituellement présent avec ses disciples, pour toutes les générations… 

C’est un moment fort et unique, où nous disons notre désir de communion avec le Christ et avec les autres… où nous disons notre souhait de prendre part à la dynamique relationnelle que Jésus a partagé avec le Père céleste… dans ce mouvement d’une vie qui se reçoit… qui se donne…  qui se partage.

Une vie que nous sommes appelés à faire circuler… en étant porteur de paix et de joie… en devenant, à notre tour, signes de vie et de bénédiction, pour les autres. 

Amen.

Lectures bibliques du jeudi saint

Ex 12, 1-8. 11-14 La sortie d’Égypte - Les rites de la Pâque

1 Le SEIGNEUR dit à Moïse et à Aaron dans le pays d'Egypte : 2 « Ce mois sera pour vous le premier des mois, c'est lui que vous mettrez au commencement de l'année. 3 Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël :
Le dix de ce mois, que l'on prenne une bête par famille, une bête par maison. 4 Si la maison est trop peu nombreuse pour une bête, on la prendra avec le voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la bête d'après ce que chacun peut manger. 5 Vous aurez une bête sans défaut, mâle, âgée d'un an. Vous la prendrez parmi les agneaux ou les chevreaux. 6 Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois.
Toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera au crépuscule. 7 On prendra du sang ; on en mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on la mangera.
8 On mangera la chair cette nuit-là. On la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. […] 11 Mangez-la ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous la mangerez à la hâte. C'est la Pâque du SEIGNEUR. 12 Je traverserai le pays d'Egypte cette nuit-là. Je frapperai tout premier-né au pays d'Egypte, de l'homme au bétail. Et je ferai justice de tous les dieux d'Egypte. C'est moi le SEIGNEUR.
13 Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous, et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d’Egypte. 14 Ce jour-là vous servira de mémorial. Vous ferez ce pèlerinage pour fêter le SEIGNEUR. D'âge en âge – loi immuable – vous le fêterez.

Lv 24, 5-9 - Les pains offerts à Dieu

5 Le Seigneur dit à Moïse : Tu prendras de la farine ; tu feras cuire douze gâteaux, chaque gâteau étant fait avec deux dixièmes d'épha de farine ; 6 tu les placeras en deux piles de six sur la table pure, devant le SEIGNEUR ; 7 tu mettras sur chaque pile de l'encens pur ; il servira de mémorial à la place du pain ; ce sera un mets consumé pour le SEIGNEUR ; 8 chaque jour de sabbat, on les disposera devant le SEIGNEUR, à perpétuité, de la part des fils d'Israël ; c'est une alliance perpétuelle. 9 Cela reviendra à Aaron et à ses fils ; ils mangeront ce pain dans un endroit saint, car c'est pour eux une chose très sainte prise sur les mets consumés du SEIGNEUR ; c'est une redevance pour toujours. »

Es 58, 6-8 - Le jeûne que Dieu demande

6 Le jeûne que je préfère, n'est-ce pas ceci :
dénouer les liens provenant de la méchanceté,
détacher les courroies du joug,
renvoyer libres ceux qui ployaient,
bref que vous mettiez en pièces tous les jougs !
7 N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé ?
Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras,
si tu vois quelqu'un nu, tu le couvriras :
devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas.
8 Alors ta lumière poindra comme l'aurore,
et ton rétablissement s'opérera très vite.
Ta justice marchera devant toi
et la gloire du SEIGNEUR sera ton arrière-garde.

Mt 26, 17-30 - Préparation du repas pascal / Désignation du traître / Le dernier repas

17 Le premier jour des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » 18 Il dit : « Allez à la ville chez un tel et dites-lui : “Le Maître dit : Mon temps est proche, c'est chez toi que je célèbre la Pâque avec mes disciples.” » 19 Les disciples firent comme Jésus le leur avait prescrit et préparèrent la Pâque.

20 Le soir venu, il était à table avec les Douze. 21 Pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité, je vous le déclare, l'un de vous va me livrer. » 22 Profondément attristés, ils se mirent chacun à lui dire : « Serait-ce moi, Seigneur ? » 23 En réponse, il dit : « Il a plongé la main avec moi dans le plat, celui qui va me livrer. 24 Le Fils de l'homme s'en va selon ce qui est écrit de lui ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne fût pas né, cet homme-là ! » 25 Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : « Serait-ce moi, rabbi ? » Il lui répond : « Tu l'as dit ! »

26 Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » 27 Puis il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, 28 car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. 29 Je vous le déclare : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père. »

30 Après avoir chanté les psaumes, ils sortirent pour aller au mont des Oliviers.

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