dimanche 5 avril 2026

Ressuscités avec le Christ - Pâques

Lectures bibliques : 1 Co 15, 1-8.  35-44. 49-50 / Rm 8, 9-11. 14- 17. 22-25 / Jean 5, 24-25 / Col 3,1-4. 12-14 = voir texte biblique en fin de page
Thématique : Ressuscités avec le Christ 
Prédication de Pascal LEFEBVRE, Bordeaux (temple du Hâ), - Culte de Pâques (05/04/26)

Introduction - la résurrection un évènement passé qui ouvre à l’espérance

Chers amis…  nous connaissons bien ces paroles proclamées le jour de Pâques : la victoire sur la mort, la résurrection, la vie après la mort, …

Spontanément, lorsque nous parlons de résurrection, nous pensons soit au passé, soit à l’avenir…

Nous pensons d’abord à un évènement passé : avec la résurrection de Jésus-Christ, il y a 2000 ans.

Dans la Première épître aux Corinthiens (1 Co 15), l’apôtre Paul fait mémoire de cet événement décisif qui a tout changé : 
le Christ est apparu comme vivant après sa mort sur la croix…  dans des expériences spirituelles inouïes, le Ressuscité s’est manifesté à Pierre, aux Douze, puis à d’autres… et finalement à Paul lui-même.

Ces expériences ont bouleversé la vie de tous ceux qui n'y croyaient plus…
Quelque chose s’est passé… une brèche s’est ouverte… 
qui a permis aux disciples de passer de la peur à la confiance, du désespoir à l’espérance.

La résurrection c’est d'abord cela : cet évènement inouï… une rencontre avec le Christ ressuscité… qui, à son tour, « ressuscite » les disciples… qui les réveille… les relève… et qui leur redonne courage et confiance. 

Mais Paul va plus loin…  il s’appuie sur l’expérience personnelle qu’il a lui-même vécu sur le chemin de Damas : sa rencontre avec le Christ vivant… pour affirmer que la vie spiritualisée qui est désormais celle du Christ… sera, un jour, aussi la nôtre. 

Ce qui est arrivé à Jésus-Christ, arrivera aussi à ceux qui sont unis à lui dans la foi. 

Après notre vie terrestre… nous sommes promis à la résurrection du « corps spirituel », du corps animé par l’esprit.

Pour lui, cette espérance change profondément les choses…  

Certes, nous devrons passer par la mort… et les choses seront complètement différentes… mais il y a - malgré tout - une forme de continuité de la vie… 

Pour dire cette transformation, il utilise l’image de la semence : 
« Ce qui est semé corruptible, ressuscite incorruptible » (1 Co 15,42)

La vie ressuscitée n’est pas une autre vie qui commencerait après la mort et qui remplacerait la nôtre… c’est une vie transformée - transfigurée - qui a déjà commencé. 

Un jour, nous serons à l'image de « l’homme céleste » comme nous avons été à l'image de « l
homme terrestre ». Telle est l’espérance de Paul ! 

Toutefois, l’erreur que nous pourrions faire… c’est de ne conjuguer le verbe « ressusciter » qu’au futur ! C’est de ne parler de la résurrection que pour plus tard… comme une autre vie après la mort… comme une promesse lointaine… 

1. Ressuscités… déjà au présent ?

Je vous rappelle que le mot « ressusciter » en grec - qui est employé à la voie passive - signifie : « être réveillé », « être relevé ».

Or, l’auteur de la lettre aux Colossiens, nous dit quelque chose de profondément déroutant :
« Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ… recherchez les choses d’en haut  » (Colossiens 3,1)

Il ne dit pas : vous serez ressuscités.  Mais il dit : vous êtes ressuscités… 

Il n’en parle pas comme d’une possibilité future… mais comme une réalité présente et actuelle. 

Et Jésus lui-même, dans l’Évangile de Jean, va encore plus loin. Je cite :
« L’heure vient - et c’est maintenant - où les morts entendront la voix du Fils de Dieu » (Jn 5,25)

« L’heure vient… et c’est maintenant… » dit-il. 
L’heure dans l’évangile de Jean, c’est l’heure de la glorification, qui renvoie à la Croix et l’Élévation… donc à la Résurrection. 

Pour le lecteur, cette parole signifie que tout ça est déjà à l’œuvre aujourd’hui.

Alors une question s’impose à nous, en ce matin de Pâques : et si la résurrection commençait déjà maintenant ?

Ce que l’épitre aux Colossiens affirme ici, nous pouvons l’entendre ailleurs dans la Bible avec la même force. Je cite l’épitre aux Éphésiens  : « A cause du grand amour dont Dieu nous a aimé… il nous a donné la vie avec le Christ… avec lui, il nous a ressuscités  » (Eph 2,5-6)

Ou encore, dans l’évangile de Jean, Jésus dit lui-même : « Celui qui écoute ma parole… a la vie éternelle… il est passé de la mort à la vie » (Jn 5,24)

Pour ces auteurs bibliques, la résurrection n’est pas seulement un événement passé… qui ouvre une promesse future… Il s’agit d’une réalité qui peut être vécue dès maintenant… qui est accessible par la foi. 

Alors, bien sûr, il ne s’agit pas de nier la résurrection à venir. Paul lui-même parle d’un accomplissement futur (cf. Romains 8,11 ; 1 Corinthiens 15). Mais ce que la foi chrétienne affirme avec audace, c’est que la vie nouvelle commence déjà avant la mort.

Le théologien Jürgen Moltmann a largement développé cette pensée dans sa Théologie de l’espérance : 
Pour lui, la résurrection du Christ fonde une espérance qui ouvre l’avenir… et qui transforme déjà le présent. 

La résurrection n’est pas seulement consolation pour l’avenir, elle est déjà une dynamique, une force de transformation qui opère dans le présent.

2. Mais alors… qu’est-ce que cela veut dire : être ressuscité ?

Pourtant… si nous sommes honnêtes, nous devons reconnaître que… si nous sommes vivants dans cette existence… nous ne le sommes pas pleinement… nous ne sommes pas toujours vraiment vivants. 

Il y a en nous - et dans notre monde - toutes formes de morts : la peur, le découragement, la culpabilité, des relations blessées ou brisées, le sentiment d’être enfermé en soi-même ou dans une sorte de fatalité…. marquée par le pessimisme et la violence. 

Il n’y a pas que la mort biologique… il y a aussi des morts existentielles.

Un des exemple les plus connus est donné par Jésus dans la parabole du fils prodigue (cf. Lc 15)… 

Quand le père accueille son fils de retour, les bras ouverts, en disant  : « Il était mort, et il est revenu à la vie » (Luc 15,24)… il parle précisément de cette mort existentielle - cette mort intérieure - qui nous menace… lorsque nous sombrons dans la séparation, l’enfermement, le découragement, la fatalité ou le désespoir. 

Ici, « être ressuscité », ce n’est pas seulement revenir à la vie après la mort. C’est passer, dès maintenant, de ce qui nous enferme à ce qui nous fait vivre.

Paul le dit ainsi : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu’une réalité nouvelle est là ». (2 Co 5,17)

Être ressuscité, c’est :
- Accueillir cette possibilité d’une vie nouvelle,
- Recevoir un regard nouveau,
- Retrouver confiance, relation et espérance,
- Entrer dans une liberté nouvelle. 

Ce n’est pas devenir parfait… mais devenir vivant autrement….  vivant dans la relation avec celui qui est Vie et Résurrection (cf. Jn 11,25). 

3. « Cherchez les choses d’en haut » : un déplacement intérieur

Dans l’extrait de la lettre aux Colossiens que nous avons entendu, l’auteur poursuit… en conséquence : 
« Cherchez les choses d’en haut… attachez-vous aux choses d’en haut » (Col 3,1-2)

Cela peut sembler étrange. On pourrait croire qu’il s’agit de fuir le monde. Mais ce n’est pas cela. Il ne s’agit pas de quitter la terre. 

Il s’agit de changer de centre de gravité.

« Être ressuscité », c’est « vivre autrement » : non plus centré sur soi-même… mais ouvert à Dieu, à la vie et aux autres. 

Paul l’exprime encore ailleurs, en disant : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).

La résurrection est un déplacement intérieur… 

C’est l’adhésion au Christ vivant qui nous décentre… qui nous fait voir les choses autrement, de façon nouvelle…. et ainsi nous transforme. 

Et tout cela devient concret…

Un peu plus loin (dans les versets suivants), la lettre aux Colossiens parle de pardon, de bienveillance, de relations nouvelles…

Comme si « la résurrection » - comme une « révolution intérieure » - ça se voyait déjà dans la manière de vivre avec les autres.

4. La grande question : comment Jésus nous ressuscite-t-il ?

Bien sûr, ces différentes affirmations… peuvent susciter bien des questions…

Si la résurrection est une réalité présente… alors… comment ce changement se produit-il dans nos vies ? Comment la foi nous transforme-t-elle ?  Comment Jésus nous ressuscite-t-il ?

Je vous propose d’ esquisser quatre réponses.

a. Jésus nous ressuscite par sa parole - Il nous appelle

Premièrement… Jésus nous ressuscite par sa parole. 

Nous en avons un bel exemple dans l’évangile de Jean, devant le tombeau de son ami Lazare, Jésus crie d’une voix forte : « Lazare, sors ! » (Jn 11,43)
Et Lazare se redresse, les pieds et les mains attachés… il sort dehors.

C’est une image puissante… pour dire que la parole du Christ appelle à la vie.

Aujourd’hui encore, cette parole nous rejoint… elle nous relève… elle nous appelle hors de nos enfermements. 
C’est ce que fait la Parole que nous entendons chaque dimanche ! 

Comme le dit Jésus, dans l’évangile de Jean : « Celui qui écoute ma parole… est passé de la mort à la vie » (Jean 5,24)

C’est une Parole qui éclaire… qui appelle à un élargissement de notre conscience… qui relève… qui donne confiance et courage. 

b. Le Christ nous ressuscite par sa présence - Il nous rencontre

Deuxième point… le Christ nous ressuscite par sa présence. 
Il ne dit pas seulement : je donne la résurrection. Mais : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25).  Il vient à notre rencontre…

La résurrection n’est pas une idée. C’est une présence.

« Être ressuscité », c’est entrer dans une relation vivante avec le Christ.

Pour le théologien Karl Barth, c’est le Christ vivant qui est sujet de la foi. 
La résurrection, c’est la rencontre avec le Vivant.

C’est pourquoi l’enjeu de la foi chrétienne, c’est de se rendre disponible à la présence et la rencontre avec Celui qui nous donne : vie, force, vitalité et Souffle. 

c. Dieu nous ressuscite par l’Esprit - Il habite en nous

Troisième réponse : Dieu nous ressuscite par l’Esprit saint, par son Souffle. 

Dans l’épitre aux Romains, Paul écrit : « Si l’Esprit de Dieu… l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus…  habite en vous…  Dieu donnera aussi la vie à vos corps mortels… par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11).

Et il ajoute : « Vous avez reçu un Esprit d’adoption » (Rm 8,15).

L’Esprit, c’est la vie de Dieu en nous. C’est cette force intérieure :
- qui redonne souffle,
- qui rend possible ce qui semblait impossible,
- qui ouvre un avenir. 

En entrant dans la confiance… nous nous ouvrons au Souffle de Dieu… 
Et c’est lui qui agit en nous… c’est lui qui nous relève…

Dès lors, nous ne sommes plus « esclaves de la peur »,
mais nous vivons comme fils et fille de Dieu (cf. Rm 8, 14-16).

d. Dieu nous ressuscite en nous faisant passer par des morts - Il nous transforme

Enfin, quatrième réponse… certainement la plus délicate… et la plus difficile à accepter : 
Dieu nous ressuscite en nous faisant passer par des morts

Avant de ressusciter, Jésus est passé par la croix. 

En parlant du Christ… Paul écrit : « Nous avons été unis à lui, par une mort semblable à la sienne… afin de l’être aussi par une résurrection » (Rm 6,5)

Pour l’apôtre, la résurrection passe inévitablement par des morts : 
Il est nécessaire de « laisser mourir » certaines choses… d’accepter la mort du « vieil homme »… 

Ce qui signifie qu’il nous faut accepter de lâcher notre égo… de laisser mourir certaines images de nous-mêmes… d’abandonner certaines sécurités illusoires… de lâcher certaines peurs… pour les surmonter et les dépasser. 

Pour Paul, ces morts ne sont pas des fins. Elles sont des passages… vers une vie nouvelle. 

Le pasteur et théologien Dietrich Bonhoeffer, a écrit dans son livre « le prix de la Grâce » : 
« Quand le Christ appelle un homme, il lui ordonne de venir et de mourir ».

Ce qu’il veut dire, c’est que chacun a quelque chose à vivre, à quitter… pour abandonner ce qui l’empêche d’avancer… pour laisser mourir ce qui l’enferme… afin de suivre le Christ… et de vivre vraiment.

5. Une résurrection « déjà là »… mais « pas encore » achevée

Ainsi, lorsqu’on parle de « résurrection » comme on le fait chaque année à Pâques… il faut tenir ensemble deux dimensions :

- D’une part, Paul a raison de dire qu’avec le Christ, nous sommes déjà ressuscités.
- Mais, d’autre part, il ajoute que tout n’est pas encore transformé. Nous sommes en train de vivre un travail de libération… de libération spirituelle. 

Paul écrit : « Nous qui possédons les prémices de l’Esprit… nous gémissons intérieurement… en attendant l'adoption, la délivrance pour notre corps » (Rm 8,23).

Depuis la résurrection du Christ, nous vivons dans un entre-deux :
- Nous sommes déjà dans la vie nouvelle,
- Mais de manière partielle… Nous ne sommes pas encore dans la plénitude.

Il affirme que c’est cela l’espérance chrétienne : non pas fuir le présent, mais vivre un présent habité par l’Esprit de Dieu…  qui renouvelle toute chose. 

C’est, à la fois, entrer dans la confiance que nous donne Christ : confiance que le salut nous est donné… que la communauté des croyants participe déjà au salut… tout en attendant encore sa pleine réalisation, sa complète manifestation. 

Autrement dit, nous vivons un temps intermédiaire… entre le « déjà là » marqué par la dynamique de résurrection que le Christ est venu ouvrir dans notre monde… ce qui nourrit notre espérance… et le « pas encore »… puisque notre monde est encore traversé par des tempêtes, des périodes d’épreuves et de chaos, qu’il nous faut surmonter… en attendant le plein accomplissement, la libération spirituelle complète. 

C’est dans cette attente que Paul invite les disciples à vivre cette vie nouvelle - cette vie de ressuscité -  dans la vie concrète et quotidienne… dans des relations bienveillantes avec les autres.

Conclusion

Quelques mots… pour conclure…

Les textes de ce jour nous ont rappelé que « Ressusciter », ce n’est pas seulement une promesse pour après la mort, c’est une vie nouvelle qui commence dès maintenant… avec la confiance que nous donne le Christ vivant.

Le message de Pâques nous concerne dès aujourd’hui… parce que la Parole du Christ nous appelle… parce que son Esprit nous transforme. 

Parce que le Christ est vivant… et qu’il nous communique la Vie qui vient de Dieu… alors quelque chose peut se relever en nous :
- une confiance,
- une relation,
- une espérance vivante.

Croire en la résurrection, c’est oser entendre cette parole qu’il nous adresse… comme à son ami Lazare : « Toi… viens dehors… Sors de ce qui t’enferme… Entre dans la vie nouvelle … dans cette vie relationnelle à laquelle Dieu t’appelle aujourd’hui. »  

Et il se peut que cette vie nouvelle commence très simplement… 
- là où quelque chose peut s’ouvrir,
- là où quelque chose peut se relever,
- là où une parole peut être entendue… et résonner dans notre existence. 

Amen. 

 Lectures bibliques - Pâques 2026

 
1 Corinthiens 15, 1-8.  35-44. 49-50

 1 Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, auquel vous restez attachés, 2 et par lequel vous serez sauvés si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. 
3 Je vous ai transmis en premier lieu ce que j'avais reçu moi-même : Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures. 4 Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. 5 Il est apparu à Céphas, puis aux Douze.
6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois ; la plupart sont encore vivants et quelques-uns sont morts. 7 Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 8En tout dernier lieu, il m'est aussi apparu, à moi l’avorton. […]

35 Mais, dira-t-on, comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ? 36 Insensé ! Toi, ce que tu sèmes ne prend vie qu'à condition de mourir.
37 Et ce que tu sèmes n'est pas la plante qui doit naître, mais un grain nu, de blé ou d'autre chose. 38 Puis Dieu lui donne corps, comme il le veut et à chaque semence de façon particulière. 39 Aucune chair n'est identique à une autre : il y a une différence entre celle des hommes, des bêtes, des oiseaux, des poissons. 40 Il y a des corps célestes et des corps terrestres, et ils n'ont pas le même éclat ; 41 autre est l'éclat du soleil, autre celui de la lune, autre celui des étoiles ; une étoile même diffère en éclat d'une autre étoile.
42 Il en est ainsi pour la résurrection des morts : semé corruptible, on ressuscite incorruptible ; 43 semé méprisable, on ressuscite dans la gloire ; semé dans la faiblesse, on ressuscite plein de force ; 44 semé corps animal, on ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. […]

49 Et de même que nous avons été à l'image de l'homme terrestre, nous serons aussi à l'image de l'homme céleste. 50 Voici ce que j'affirme, frères : la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l’incorruptibilité.

Romains 8, 9-11. 14-17. 22-25 

 9 Vous, vous n'êtes pas sous l'empire de la chair, mais de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous.  Si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, il ne lui appartient pas. 
10 Si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est voué à la mort à cause du péché, mais l'Esprit est votre vie à cause de la justice. 
11 Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous. […] 

14 En effet, ceux-là sont fils de Dieu qui sont conduits par l'Esprit de Dieu : 
15 vous n'avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père. 

16 Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 
17 Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ, puisque, ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire. […] 

22 Nous le savons en effet : la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement. 23 Elle n'est pas la seule : nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la délivrance pour notre corps. 24 Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance. Or, voir ce qu'on espère n'est plus espérer : ce que l'on voit, comment l'espérer encore ? 25 Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec persévérance.

Jean 5, 24-25    

[Jésus reprit la parole et leur dit : …]
24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit en celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle ; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. 
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient – et maintenant elle est là – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l'auront entendue vivront. »

Colossiens 3,1-4. 12-14

1 Du moment que vous êtes ressuscités (réveillés) avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ; 2 c'est en haut qu'est votre but, non sur la terre. 3 Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. 4 Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. […] 

12 Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu, revêtez donc des sentiments de compassion, de bienveillance, d'humilité, de douceur, de patience. 13 Supportez-vous les uns les autres, (…) pardonnez-vous mutuellement (…) 14 Et par-dessus tout, revêtez l'amour : c'est le lien parfait. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire