dimanche 24 mai 2026

Quand l'Esprit Saint transforme notre vie

Lectures bibliques : Jn 16, 12-15 ; Ac 2, 1-6 ; Ac 4,1-31 ; Ep 3, 14-21; Mt 5, 43-45.48 (= voir textes en bas de cette page)
Thématique : Pentecôte... Quand l'Esprit Saint transforme notre vie
Prédication de Pascal LEFEBVRE - Bordeaux, le 24/05/26 - Culte de Pentecôte - avec baptême et confirmations 

Avez-vous fait cette petite expérience… : demander à des gens autour de vous… d’où vient la fête de Pentecôte ?... Qui, en effet, dans notre société laïque et sécularisée, connait encore le sens de cette fête ? 

Une des spécificités de la foi chrétienne, c’est de croire que Dieu n’est pas une Réalité lointaine, absente ou indifférente, mais une Présence qui se manifeste et se rend proche de nous, de différentes façons : 

- D’une part, par Jésus-Christ, l’Envoyé de Dieu…  A travers son fils, le Père céleste manifeste son amour, sa Parole et sa volonté pour les êtres humains. Il n’est pas seulement un Dieu créateur, mais il est aussi un Dieu rédempteur et sauveur… un Dieu qui apporte délivrance, libération et guérison. 

- D’autre part, Dieu transmet son Souffle - son Esprit saint - à celles et ceux qui acceptent de s’ouvrir à Lui et de lui faire confiance… 

La venue de cet Esprit - ce Souffle divin - c’est une manière d’annoncer… après l’envoi de Jésus, après sa mort, sa résurrection et son retour vers le Père céleste… que Dieu continue d’agir… Il continue de se révéler et se communiquer aux croyants qui veulent suivre la voie ouverte par le Christ. 

La réalité spirituelle présentée derrière le nom « Esprit saint » ou « Souffle divin » est une manière de dire la Présence de Dieu et son action intérieure, dans le coeur des croyants. 

Non seulement, Dieu est présent… mais il transmet sa vitalité, sa force et ses qualités aux disciples… 

Ainsi, dans les lettres de Paul ou le livre des Actes des apôtres, on voit que l’Esprit saint apporte paix et discernement… Mais aussi de nouvelles capacités… des charismes nouveaux… qui suscitent l’étonnement… 
et qui permettent aux croyants de sortir d’eux-mêmes, pour aller vers les autres et se faire comprendre de tous. 

Dans la suite du livre des Actes, d’ailleurs,… les choses ne s’arrêtent pas là…  Il ne s’agit pas seulement d’un « miracle » de communication réservé à quelques-uns … Luc témoigne du fait que l’Esprit saint va appeler une multitude de nouvelles personnes… et va permettre aux croyants de se dépasser… de mettre en œuvre des potentialités insoupçonnées qui sont en eux… 

Il va permettre à ceux qui mettent leur foi en Jésus-Christ, de discerner et d’utiliser les ressources que Dieu a placé en eux… afin de donner le meilleur d’eux mêmes… afin de vivre ensemble dans une communauté de foi… dans le partage, le don et le service. 

C’est ce qu’affirme la lettre aux Ephésiens, quand elle souligne que Dieu - par la puissance de son Esprit - nous fortifie… et nous permet de faire infiniment au-delà de ce que nous pouvons imaginer (cf. Ep 3,20-21). 

Si on voulait résumer l’action de Dieu dans le coeur des croyants… on pourrait dire que le Saint Esprit est donné en vue d’une transformation.

C’est ce que Paul (cf. 1 Th 4, 1-8) et les Réformateurs vont nommer « la sanctification »… C’est le fait de se laisser transformer par l’Esprit saint qui agit en nous, dans nos coeurs et nos vies… pour faire de nous de « nouvelles créatures », à l’image de Jésus-Christ (cf. Ga 2,20 ; 2 Co 5,17).

Dans les textes que nous avons entendus ce matin, nous voyons cela… l’Esprit saint vient souffler sur les disciples, pour éclairer et ébranler leur vie… 
L’Esprit, qui les saisit et les remplit… va les envoyer en mission…  
Il reçoivent une force qui va leur donner la capacité de témoigner… en paroles et en actes… pour annoncer le salut de Dieu. 

Pour le formuler encore autrement… on pourrait dire que l’Esprit saint, c’est un élan, un vent nouveau, une force venue de Dieu… qui met des personnes en marche… et même tout un peuple en mouvement…  pour nous pousser à aller de l’avant avec confiance… pour tenter de nouvelles expériences avec audace… et partir à l’aventure…

Cette force de Dieu, qui nous appelle et nous entraine… ouvre ainsi notre vie à quelque chose de beaucoup plus grand… d’infiniment plus grand que ce que nous aurions pu penser ou demander … car elle nous associe à une aventure beaucoup plus vaste, qui nous précède : celle de Jésus-Christ, uni à Dieu… une histoire transfigurée et ressuscitée. 

Ainsi, la signification et le sens de notre existence ne sont plus seulement en nous-mêmes… mais en Celui qui est « Chemin, Vérité et Vie » (cf. Jn 14,6)… et qui nous invite à prendre part à un projet extraordinaire, appelé « le Royaume de Dieu » : le monde nouveau de Dieu.

En résumé… on pourrait dire que ce que nous fêtons à Pentecôte… à travers le don de l’Esprit saint… C’est l’ouverture à la force du Souffle divin… et le désir de vivre sous l’influence de Dieu… 

C’est un vent nouveau qui nous inscrit dans une dynamique… pour nous rendre « participant » du Royaume, que Jésus est venu incarner et manifester sur terre il y a 2000 ans. 

C’est Dieu qui nous donne lui-même des capacités nouvelles… pour vivre et agir - non plus seulement pour nous-mêmes - mais pour la vérité et le bien de ceux qui sont autour de nous… 

C’est ce que le livre des Actes raconte à travers un signe extraordinaire… Pierre voit un homme mendiant et boiteux au temple et le guérit (cf. Ac 3)… Il s’ensuit (cf. Ac 4) une arrestation et un témoignage devant le Sanhédrin. Les autorités menacent ceux qui ont opéré ce signe au nom de Jésus-Christ, le Ressuscité. Mais elles ne peuvent nier les faits. 
Finalement, Pierre et Jean rejoignent la communauté, pour partager un temps de prière, face à l’hostilité des autorités. C’est alors que le local où ils sont réunis, en prière, est ébranlé. Les croyants se trouvent remplis du Saint-Esprit et annoncent la Parole de Dieu. Des hommes simples deviennent ainsi des témoins courageux. 

Quel exemple !… Prenons le cas de l’apôtre Pierre … celui qui avait renié Jésus : « Sans Jésus, Pierre serait sans doute devenu un excellent pêcheur. Mais ne serait jamais allé nulle part, [il serait resté autour du lac de Tibériade, en Galilée] il ne se serait jamais rendu compte du « dégonflé » qu'il était, ni de la folie qui l’habitait. Pas plus qu'il n’aurait su, après qu’il ait confesser sa foi, quel homme courageux il était devenu. 
Il devint même [au fil du temps] un bon prédicateur (Ac 2). Pierre apparut comme un individu sincère, ou mieux, comme une personne authentique, non parce qu'il fut « libéré » ou devint « lui-même », mais parce qu’il lia son destin au Messie et à la communauté messianique, ce qui fut pour lui l’occasion de prendre sa vie en main, d’en faire quelque chose de plus que s’il était resté livré à lui-même. »
(citation extraite d’un livre de Stanley Hauerwas, Étrangers dans la cité, ed. Cerf, p.120)

Et c’est cela que Dieu nous propose, en nous ouvrant à l’action de son Esprit saint : devenir « plus » avec le Christ… devenir « plus » que ce que nous croyons être, par nos propres forces…  Vivre en plénitude… en abondance (cf. Jn 10,10)…

Grâce à Jésus-Christ, Pierre a découvert que l’avenir du monde et la signification de son propre avenir sont en Dieu, plus qu’en lui-même.

Ce qu’a découvert Simon Pierre en rencontrant le Christ… c’est ce que chaque baptisé est appelé à découvrir… à savoir que la petite histoire que j’appelle la vie - ma petite vie personnelle - reçoit une signification beaucoup plus vaste et profonde : une dimension éternelle et cosmique, lorsqu’elle est intégrée à la grande histoire du Salut. 

C’est ce que racontent les Ecritures, à travers chaque personnage important de la Bible : Abraham, Joseph, Moïse, Paul… et tous les autres… 
Ils ont découvert, un jour, le salut comme une aventure… Ils ont découvert un appel, un déplacement…et la profondeur du sens de leur vie… en entrant dans une relation de confiance avec le Dieu vivant. 

La Bible est avant tout le récit du cheminement de croyants et de tout un peuple avec Dieu… Elle montre les péripéties de l’existence humaine vécue et transformée sous le regard de Dieu. 
La vie est ainsi comprise comme un voyage avec Dieu…

C’est la raison pour laquelle nous ouvrons la Bible et qu’elle continue de nous éclairer… Elle nous permet de réinterpréter notre propre histoire - notre petite histoire - dans le cadre d’une histoire plus grande, plus large : celle du Salut : l’histoire d’un Dieu qui choisit de faire alliance avec les êtres humains… un Dieu qui met son Souffle - son Esprit - dans chacun de ses enfants… pour les appeler à donner le meilleur d’eux-mêmes. 

Si on prend cette histoire au sérieux… on comprend alors que recevoir le Baptême, ça revient à sauter dans un train en marche : le train de la foi et du salut… 
En entrant dans la communauté des disciples de Jésus-Christ, nous rejoignons l'aventure de celle et ceux qui ont placé leur confiance en Dieu, bien avant nous… et nous prenons part à l’œuvre de ce nouveau peuple libéré, que Dieu a créé d’abord en Israël, puis en Jésus-Christ.

Un tel mouvement nous sauve, d’abord en nous faisant participer à une aventure qui reflète la volonté de Dieu, son dessein pour le monde entier… et, ensuite, en nous en encourageant, à travers une communauté de foi, à vivre selon le vrai plutôt que le faux. 

Vivre selon le vrai… selon l’Esprit de vérité (cf. Jn 16,13) : c’est ce que Jésus a vécu… et c’est un objectif pour chaque chrétien… chaque baptisé… comme pour l’Eglise. 

Vivre selon le vrai… ça commence par le fait de saisir les occasions qui se présentent à nous, d’expérimenter la profondeur de l’amour de Dieu pour nous… cet amour qui donne à nos vies un élan de confiance… le courage de déplacer des montagnes de problèmes ou d’injustices… et la lumière de l’espérance… afin d’ouvrir des itinéraires nouveaux… qui seraient sûrement restés inexplorés ou inconnus, sans l’audace de la foi. 

Dans ce chemin de la foi… le croyant est appelé - au gré des péripéties de la route - à garder les yeux fixés sur le but : l’alliance avec Dieu… la foi que rien ne peut nous séparer de son amour.

C’est cette certitude qui est appelée à résonner en nous… dans le coeur de chaque baptisé et de chaque jeune, qui - comme aujourd’hui - confirme l’alliance de son baptême : considérer que notre petite vie - si fragile soit elle - fait désormais partie de l’histoire de Dieu… Elle n’est ni séparée, ni perdue… mais reliée et sauvée… puisque nous sommes liés à Lui. 

De ce fait, nous pouvons croire que notre existence acquiert une signification nouvelle… mais, plus encore, que de nouvelles possibilités insoupçonnées nous sont désormais offertes… puisque nous sommes unis à Dieu… et que rien n’est impossible pour Lui ! 

Ainsi, en recevant l’Esprit saint, le Souffle divin… nous recevons lumière et puissance (cf. Ac 4,7 ; Ep 3,16.20)  … pour agir selon le désir et la volonté de Dieu… 

Cette volonté… Jésus la condense à travers un programme de vie, que vous connaissez : choisir la fraternité, aimer son prochain comme soi-même… aimer… jusqu’à aimer même ceux qui nous traitent en ennemi… sortir du jugement, des rivalités… accepter de marcher avec ceux qui sont autour de nous… s’ouvrir au lâcher-prise et au pardon… choisir ce qui fait vivre et ce qui fait grandir, en toute circonstance. 

Bien sûr… cela demande du discernement et un engagement… 
Car vivre ainsi… nous conduit à nous engager dans une voie susceptible d’entrer en opposition avec la mentalité du monde. 

Là où le monde prône la réussite individuelle, le « chacun pour soi », la concurrence, la domination, la gloire, l’avidité, le « toujours plus »… l’Évangile nous appellera, au contraire, à l’humilité, la simplicité, la sobriété… à la douceur et à la paix… à la solidarité et au partage. 

Le chrétien doit se rappeler que celui qu’il suit - Jésus-Christ - n’a pas été crucifié pour avoir dit ou fait ce que tout le monde dit ou fait… Mais, précisément, pour avoir suivi une autre voie : une voie qui va à l’encontre de l’orientation dominante de la culture. 

Le Nouveau Testament nous rappelle que les disciples du Christ sont ceux qui fondent leur vie sur la nature de Dieu : sa Grâce, son amour, sa magnanimité et sa générosité. 

Il est non seulement le Dieu qui fait lever son soleil sur les mauvais et sur les bons, et qui fait pleuvoir sur les justes et les injustes (cf. Mt 5, 43-45)… mais encore le Dieu créatif et providentiel, qui fait vivre… et qui relève et ressuscite… pour nous permettre de sortir de nos impasses. 

Telle est la foi de l’Eglise : croire que, quelles que soient les difficultés, Dieu ne nous abandonnera jamais. 

Croire aussi que nous ne sommes pas seuls dans l’aventure de la foi, mais que nous pouvons nous appuyer sur l’Esprit saint… et les uns sur les autres… dans la communauté, dans l’Eglise… pour vivre cette foi. 

Nous ne nous en rendons pas forcément compte… parce que nous avons parfois l’impression d'être une petite communauté de croyants dans une grande ville… mais il ne faut pas perdre de vue que l'Eglise est la seule entité politique, dans notre culture, qui soit, à la fois, mondiale, transnationale et transculturelle. 
Il y a plus de 2 milliards de Chrétiens sur notre planète. 

La mission de l’Eglise est d’annoncer et de vivre l’Évangile… pour nous orienter vers la Vérité… et rappeler au monde qu’- en dépit des apparences - c’est Dieu qui règne et qui dirige le monde… et non les nations, les grandes sociétés d’actionnaires ou une poignée de chefs d’Etat. 

Ainsi, c’est le Christ crucifié et ressuscité que nous devons écouter, avant tout autre chose… car il n’y a pas d’autre voie de salut pour notre monde…  je parle ici d’un salut collectif, universel… et non d’un salut individualiste, « chacun pour soi ». 

En tant que baptisés, nous devons nous souvenir que l'Évangile est une « contre-culture »… qui appelle à l’amour et à la paix… alors que le monde est gouverné par la rivalité et les rapports de force. 

Ce matin… la petite Alice a reçu le baptême… Capucine et Édouard, la confirmation de ce même baptême… c’est une joie ! Ils rejoignent notre cheminement ! 
Et cela nous rappelle aussi que nous avons besoin de toute une vie de conversion… pour nous mettre, de plus en plus, à l'écoute de l'Esprit saint… pour vivre selon l’appel de Dieu. 

L'église est cette communauté d’apprentissage… et de résistance… où les croyants apprennent à devenir fidèles à leurs promesses… à aimer leurs prochains et même leurs ennemis… à dire la vérité et à dénoncer l’hypocrisie… à soutenir et honorer les pauvres… à défendre et même souffrir pour la justice… et à témoigner de l'incroyable communauté fraternelle, créé par la puissance de Dieu… ici et partout dans le monde. 

La vocation de l'Eglise et des croyants n’est pas de se conformer au monde, mais de se laisser transformer par l’Esprit saint… pour discerner la volonté de Dieu (cf. Rm 12)… et témoigner de la puissance de vie, d’amour et de résurrection que Dieu offre au monde. 

Aussi, en ce jour de Pentecôte, souvenons-nous avec reconnaissance qu’autrefois Dieu a donné son Esprit saint aux premiers apôtres du Christ… pour faire vibrer en eux et autour d’eux la Bonne Nouvelle… et qu’il continue à nous insuffler ce même Souffle, aujourd’hui encore… pour transmettre la Parole de confiance et d’espérance de l’Evangile… une Parole capable de nous transformer et de changer le monde… 

Imaginez un peu ce que le monde deviendrait… si tous les Chrétiens suivaient vraiment les gestes et les paroles de Jésus-Christ ! 
Imaginez un peu ce que serait notre vie… si nous vivions pleinement les paroles de l’Evangile !… si nous vivions totalement dans la vérité et selon nos convictions.

En ce jour… chers amis… souvenons-nous… que cet Evangile nous rappelle, avant tout, que Dieu nous aime… que nous sommes liés à Lui… et qu’il nous communique son Esprit d’amour et de vérité (cf. Jn 16,13). 

Rappelons-nous que c’est Dieu qui gouverne le monde… que c’est lui notre Seigneur… et non César, l’Etat, l’économie, la bourse, l’argent, la peur, « big pharma », les médias, la mode, le sport ou toute autre réalité provisoire. 

Rappelons-nous que c’est à nous d’entrer dans la confiance… pour faire de la place à Dieu dans nos coeurs, nos vies et notre monde… pour que son Règne vienne… qu’il soit pleinement incarné et visible… en nous et autour de nous !

Regardons ce que Pierre et les disciples ont demandé, lorsqu’ils se sont senti menacés par les autorités… du fait de leur liberté de parole au sujet de Jésus (cf. Ac 4) : 
Dans leur prière (cf. Ac 4, 29-30), ils n’ont pas demandé à Dieu la sécurité, ni une vie confortable… ils ont souhaité l’audace, la fidélité, la force de l’Esprit, pour que l’action de Dieu continue d’agir, au nom de Jésus. 

C’est de cela dont notre monde a besoin… aujourd’hui encore : 
des coeurs, des bouches, des bras, des mains… pour prolonger l’action du Christ dans notre monde. 

Alors… Qu’il en soit ainsi !
Que le Seigneur nous donne son Esprit saint !  Amen. 

 

Lectures bibliques 

Jean 16, 12-15
12 J'ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant ; 13 lorsque viendra l'Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière. Car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu'il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. 14 Il me glorifiera car il recevra de ce qui est à moi, et il vous le communiquera. 15 Tout ce que possède mon Père est à moi ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il vous communiquera ce qu'il reçoit de moi.

Actes 2, 1-6
1 Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. 2 Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d'un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; 3 alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s'en posa sur chacun d'eux. 4 Ils furent tous remplis d'Esprit Saint et se mirent à parler d'autres langues, comme l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
5 Or, à Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de toutes les nations qui sont sous le ciel. 6 A la rumeur qui se répandait, la foule se rassembla et se trouvait en plein désarroi, car chacun les entendait parler sa propre langue.

Actes 3 = pour rappel... Pierre guérit un homme infirme au temple 

Actes 4, 1-31
1 Pierre et Jean parlaient encore au peuple quand les prêtres, le commandant du temple et les Sadducéens les abordèrent. 2 Ils étaient excédés de les voir instruire le peuple et annoncer, dans le cas de Jésus, la résurrection des morts. 3 Ils les firent appréhender et mettre en prison jusqu'au lendemain, car le soir était déjà venu. 4 Parmi les auditeurs de la Parole, beaucoup étaient devenus croyants ; leur nombre s'élevait à environ cinq mille personnes.

5 C'est donc le lendemain que s'assemblèrent les chefs, les anciens et les scribes qui se trouvaient à Jérusalem. 6 Il y avait Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre et tous les membres des familles de grands prêtres. 7 Ils firent amener Pierre et Jean devant eux, et procédèrent à leur interrogatoire : « A quelle puissance ou à quel nom avez-vous eu recours pour faire cela ? » 8 Rempli d'Esprit Saint, Pierre leur dit alors : 9 « Chefs du peuple et anciens, on nous somme aujourd'hui, pour avoir fait du bien à un infirme, de dire par quel moyen cet homme se trouve sauvé. 10 Sachez-le donc, vous tous et tout le peuple d'Israël, c'est par le nom de Jésus Christ, le Nazôréen, crucifié par vous, ressuscité des morts par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là, devant vous, guéri. 11 C'est lui, la pierre que vous, les bâtisseurs, aviez mise au rebut : elle est devenue la pierre angulaire. 12 Il n'y a aucun salut ailleurs qu'en lui ; car aucun autre nom sous le ciel n'est offert aux hommes, qui soit nécessaire à notre salut. » 13 Ils constataient l'assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte qu'il s'agissait d'hommes sans instruction et de gens quelconques, ils en étaient étonnés. Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, 14 ils regardaient l'homme qui se tenait près d'eux, guéri, et ils ne trouvaient pas de riposte.

15 Ils donnèrent donc l'ordre de les faire sortir du Sanhédrin et ils délibérèrent. 16 « Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? se disaient-ils. En effet, ils sont bien les auteurs d'un miracle évident : la chose est manifeste pour toute la population de Jérusalem, et nous ne pouvons pas la nier. 17 Il faut néanmoins en limiter les suites parmi le peuple : 
nous allons donc les menacer pour qu'ils ne mentionnent plus ce nom devant qui que ce soit. » 18 Ils les firent alors rappeler et leur interdirent formellement de prononcer ou d'enseigner le nom de Jésus. 19 Mais Pierre et Jean leur répliquèrent : « Qu'est-ce qui est juste aux yeux de Dieu : vous écouter ? ou l'écouter, lui ? A vous d'en décider ! 20 Nous ne pouvons certes pas, quant à nous, taire ce que nous avons vu et entendu. » 21 Sur des menaces renouvelées, on les relâcha, faute d'avoir trouvé moyen de les condamner. C'était à cause du peuple : car tout le monde rendait gloire à Dieu de ce qui s'était passé. 22 L'homme qui avait bénéficié de cette guérison miraculeuse avait en effet plus de quarante ans.

23 Une fois relâchés, Pierre et Jean rejoignirent leurs compagnons et leur racontèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. 24 On les écouta ; puis tous, unanimes, s'adressèrent à Dieu en ces termes :   « Maître, c'est toi qui as créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, 25 toi qui as mis par l'Esprit Saint ces paroles dans la bouche de notre père David, ton serviteur :
Pourquoi donc ces grondements des nations et ces vaines entreprises des peuples ?
26 Les rois de la terre se sont rapprochés et les chefs se sont assemblés
pour ne faire plus qu'un contre le Seigneur et contre son Oint.
27 « Oui, ils se sont vraiment assemblés en cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d'Israël, contre Jésus, ton saint serviteur, que tu avais oint. 28 Ils ont ainsi réalisé tous les desseins que ta main et ta volonté avaient établis. 29 Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces et accorde à tes serviteurs de dire ta Parole avec une entière assurance. 30 Etends donc la main pour que se produisent des guérisons, des signes et des prodiges par le nom de Jésus, ton saint serviteur. » 31 A la fin de leur prière, le local où ils se trouvaient réunis fut ébranlé : ils furent tous remplis du Saint Esprit et disaient avec assurance la parole de Dieu.

Ephésiens 3, 14-21
14 C'est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père, 15 de qui toute famille tient son nom, au ciel et sur la terre ; 16qu'il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance, par son Esprit, pour que se fortifie en vous l'homme intérieur, 17 qu'il fasse habiter le Christ en vos cœurs par la foi ; enracinés et fondés dans l'amour, 18 vous aurez ainsi la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu'est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… 19 et de connaître l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez comblés jusqu'à recevoir toute la plénitude de Dieu.
20 A celui qui peut, par sa puissance qui agit en nous, faire au-delà, infiniment au-delà de ce que nous pouvons demander et imaginer, 21 à lui la gloire dans l'Eglise et en Jésus Christ, pour toutes les générations, aux siècles des siècles. Amen.

Matthieu 5, 43-45.48
43« Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. 44Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, 45afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. […] 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. 

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