dimanche 23 août 2026

Que ferons-nous de ce qui nous est confié ?

Lectures bibliques : Mt 25, 14-30 ; Lc 12, 13-21 ; 1 P 4, 10 (= voir en bas de cette page)
Thématique : Que ferons-nous de ce qui nous est confié ?
Prédication de Pascal LEFEBVRE / le 23/08/26 - Bordeaux, temple du Hâ

La parabole des « talents » est sans doute l’une des paraboles de Jésus que nous croyons bien connaître.
Un talent - à l’origine - c’est une très grosse somme d'argent. Mais en français, le mot « talent » a fini par désigner aussi une capacité, un don, une aptitude. Et ce double sens peut nous aider à entendre cette parabole…

En l’entendant, on imagine comprendre assez vite ce qu’elle signifie : Dieu nous a donné des talents et des capacités… et nous sommes invités à les faire fructifier.

Alors nous commençons à nous demander :
« Quels sont mes talents ? » « Qu’est-ce que je sais faire ? »
« Est-ce que les utilise vraiment ? » « Est-ce que j’en fais assez ? »

Mais lorsqu’on écoute vraiment cette parabole, quelque chose résiste. Car Jésus ne raconte pas l’histoire de trois hommes qui ont reçu les mêmes possibilités…. L’un reçoit cinq talents, l’autre deux, le troisième un seul…. Et surtout, aucune consigne précise n’est donnée à ceux qui les reçoivent… 

Le maître part…. Il leur confie ses biens… et il s’en va.
Et c’est peut-être là que se joue l’un des enjeux de cette parabole : 

Que faisons-nous de ce qui nous est confié, lorsque personne ne nous dit exactement ce que nous devons en faire ?


Car il y a une chose que nous avons peut-être tendance à oublier : nous ne recevons pas seulement des capacités. Nous recevons une vie tout entière à faire fructifier.… du temps, des possibilités de rencontres, des relations, des charismes, des responsabilités… des occasions d’aimer, de servir, de créer, de transmettre.

Et nous ne savons pas toujours, au départ, ce que nous pouvons faire de tout cela… Il y a des choses que nous ne découvrons qu’en chemin.

Bien souvent, nous croyons que nous devons d’abord savoir « qui nous sommes » et développer nos capacités, pour pouvoir agir…. Mais peut-être est-ce l’inverse : peut-être est-ce en osant agir… en nous engageant… que nous découvrons ce dont nous sommes capables.

C’est peut-être cela que la parabole veut nous faire entendre : 
Dieu nous confie quelque chose… Il est comme un maître qui part pour un long voyage… et qui nous fait suffisamment confiance pour nous laisser libres d’en faire quelque chose de bon.

Alors la question n’est peut-être pas d’abord : « Quels sont mes talents ? »… Mais : « Qu’est-ce que je vais faire de ce qui m’a été confié ?… Est-ce que je fais suffisamment confiance à celui qui m’a confié des dons, pour oser m’en servir ? … et est-ce que je me fais confiance à moi-même… pour découvrir et utiliser les potentialités reçues ? »

I. Dieu nous fait confiance : il nous confie quelque chose


Regardons d’abord le début du texte et ce que fait le maître dans cette parabole.… Jésus nous dit : « Il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. »… Il ne s’agit pas d’un prêt… mais d'un don ! 

« Confier », c’est remettre quelque chose entre les mains de quelqu’un, en lui faisant confiance.

Comme nous l’avons vu… le maître ne donne aucune consigne précise à ses serviteurs. Il ne leur dit pas à ce qu’ils doivent faire de ces talents. Il leur donne… et il part… Il laisse le choix… Il leur laisse une responsabilité et une pleine liberté.

C’est déjà une manière assez étonnante de parler de Dieu.

Nous imaginons facilement un Dieu qui commande, qui surveille, qui juge, qui attend de nous que nous fassions correctement ce qu’il nous a demandé…. Mais dans cette parabole, Dieu apparaît d’abord comme celui qui fait confiance.

Il remet quelque chose entre nos mains et il nous laisse pleinement libres d’en faire quelque chose ou pas. 

Et cela change déjà notre manière de regarder notre existence et notre rapport à Dieu…. La question n’est plus de savoir : « Qu’est-ce que Dieu attend de moi ? »… mais : « Qu’est-ce que Dieu m’a confié ? »

Ce n’est pas vraiment la même question : La première peut nous placer sous le regard d’un Dieu qui exige…. La seconde nous place devant un Dieu qui fait confiance.

Et ce qui nous est confié n’est pas nécessairement extraordinaire ou spectaculaire… Cela peut être une aptitude, une capacité, une qualité, une responsabilité… ou encore une relation, une personne rencontrée sur notre chemin, une famille… ou simplement une parole que nous pouvons prononcer, un geste que nous pouvons poser.

Parfois, nous découvrons seulement après coup que quelque chose nous avait été confié… Nous le découvrons, parce que cela nous a permis d’initier quelque chose d’autre… de faire preuve de créativité…

C’est justement ce que nous montrent les deux premiers serviteurs : Le premier avait reçu cinq talents : il en gagne cinq autres… Le deuxième en avait reçu deux : il en rapporte deux autres. 

Lorsque le maître revient vers eux, pour prendre des nouvelles… les serviteurs ne lui rendent pas simplement ce qu’ils avaient reçu au départ…  Ils lui présentent quelque chose de nouveau… d’autres talents… Et cela est très important…

Quelque chose s’est donc passé entre le moment où le maître leur a confié ses biens et celui où il revient : Ils ont agi… Ils ont pris des initiatives… Ils ont accepté de prendre des risques…. Ils ont peut-être essayé, peut-être échoué et recommencé… la parabole ne le dit pas… Mais en faisant fructifier ce qui leur avait été confié, ils ont découvert ce qu’ils étaient capables d’en faire… Ils ont fait apparaître quelque chose qui n’existait pas encore.

C’est là que la parabole peut rejoindre notre propre expérience :

Nous ne sommes pas toujours conscients de ce que nous avons reçu… et nous ne savons pas toujours, au départ, ce que nous sommes capables de devenir… Nous le découvrons en chemin… en nous engageant dans l’existence… 

Un enfant ne sait pas nécessairement qu’il saura un jour enseigner, soigner, construire, écouter, consoler, créer, accompagner.

Un jeune adulte ne connaît pas nécessairement sa vocation…. Et même plus tard, dans la vie, nous pouvons découvrir en nous des ressources que nous ne soupçonnions pas.

Il faut parfois qu’une situation nous oblige à sortir de nous-mêmes, à explorer nos potentialités, à nous dépasser, pour découvrir que nous étions capables de quelque chose.

Il faut parfois qu'une personne nous fasse confiance, nous encourage, pour que nous commencions à avoir confiance en nous-mêmes.

Il faut parfois simplement oser commencer… et alors quelque chose de nouveau apparaît, au fur et à mesure…

C’est pourquoi, à mon avis, la leçon de cette parabole n’est pas utilitariste, productiviste, ni « capitaliste » : Elle ne dit pas seulement « Faites fructifier vos talents. »… Elle nous suggère quelque chose de plus profond : Elle nous appelle avant tout à la confiance ! 

Et elle nous rappelle que : ce qui nous est confié peut devenir, entre nos mains, autre chose.

En d’autres termes… Dieu ne nous donne pas toute notre vie déjà faite, clés en mains, avec toutes les réponses et toutes les instructions. Il ne nous demande pas, non plus, de conserver intact ce qu’il nous donne…. Il nous demande d’avoir suffisamment confiance en Lui et en nous, pour l’utiliser et le faire vivre…. Car en le faisant vivre, nous prenons le risque - positif - de découvrir notre propre chemin.

Jésus appelle ainsi les disciples à entrer dans une relation de confiance avec le Père céleste : les choses ne sont pas écrites d’avance… Dieu nous confie quelque chose…. Et c’est à nous d’oser découvrir ce que cette confiance peut faire naître.

II. La peur peut nous faire enterrer notre vie

Cette manière de lire la parabole semble confirmée par l’attitude du troisième serviteur…. qui sert ici de « contre-modèle ». 

Lui aussi a reçu quelque chose… Un seul talent, certes… Mais un talent tout de même !

Et que fait-il ? Il creuse un trou dans la terre, y dépose le talent et attend…. Et lorsque le maitre revient pour prendre des nouvelles, il explique très simplement : « J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. »

Remarquez qu’il ne dit pas : « voici le talent que tu m’as donné »… mais « voici ton talent… ton bien… prends ce qui est à toi. »… Cela signifie qu’il n’a jamais accueilli ce cadeau comme un don… Il est resté méfiant ! 

D’ailleurs, il l’avoue explicitement : « J’ai eu peur » dit-il !… C’est cette peur qui l’a figé et paralysé. 

Le problème du troisième serviteur… ce n’est donc pas d’avoir gaspillé ce qu’on lui avait confié… ce n’est pas d’avoir échoué… mal agi… raté ou perdu quelque chose… Son problème, c’est qu’il ne l’a même pas utilisé !… Il a voulu le conserver… et éviter le risque… par peur… Et c’est ainsi qu’il a fini par ne rien en faire.

Il a tellement voulu ne rien perdre qu’il a fini par ne plus rien vivre.

N’est-ce pas quelque chose que nous connaissons, nous aussi ?
La peur de se tromper… la peur de ne pas être à la hauteur.
La peur du regard des autres… la peur de l’échec.

Alors nous préférons parfois ne rien risquer. Nous appelons cela la prudence, la sagesse, le réalisme…  ou le principe de précaution… Mais il existe une prudence qui finit par devenir une manière de se protéger de la vie elle-même.

Au fond… l’attitude de ce troisième serviteur nous interroge nous-mêmes : 

Qu’est-ce que la peur peut parfois me faire enterrer ?

Une parole que je n’ai pas osé prononcer ?
Un projet ? Un rêve ? … Une relation ? Une capacité ?
Une possibilité d’aimer ou de m’engager ?

Encore une fois… le problème n’est pas seulement ce que nous faisons de travers…. Il y a aussi ce que nous ne faisons pas, par peur, par confort, par conformisme ou simplement parce que nous préférons la sécurité à l’inconnu.

Mais la parabole va plus loin… car elle indique l’origine, la raison de cette peur : « je savais que tu es un homme dur » dit-il. 

Voilà l’image que ce serviteur se fait de son maître… Et cette image détermine son comportement.

Il croit avoir affaire à un maître dur, exigeant, intransigeant. Alors il a agi par peur… en se figeant… et en voulant protéger ce qui lui avait été confié.

Son problème n’est donc pas seulement son attentisme et son immobilisme… c’est son manque de foi… ou plutôt sa « mauvaise foi » : ce qu’il croit au sujet de son maître.

Parce qu’il ne lui fait pas confiance…il ne fait pas, non plus, confiance à la vie.

Mais, en préférant la sécurité… il récolte, finalement, ce qu’il avait lui-même annoncé…. : Il croyait avoir affaire à un maître dur…. Et, du coup, il découvre un maître dur.

On pourrait presque dire qu’il rencontre le Dieu auquel il croit…. Non pas parce que Dieu serait réellement Celui qu’il imagine… mais parce que l’image que nous nous faisons de Dieu peut, d’une certaine manière, se concrétiser dans notre mental… et devenir une réalité qui fige notre manière de vivre.

- Nous pouvons croire en un Dieu qui nous condamne, et vivre comme des condamnés.
- Nous pouvons croire en un Dieu qui exige, et passer notre vie à essayer de mériter.
- Ou nous pouvons croire en un Dieu qui nous fait confiance, et découvrir alors une liberté nouvelle.

Ainsi, ce troisième serviteur ne nous interroge pas seulement sur ce que la peur peut nous faire rater comme occasions… il nous questionne aussi sur notre foi… sur l’image que nous pouvons avoir de Dieu…
 
Qu’est-ce que je crois lorsque je dis : « Je crois en Dieu » ?

Un Dieu dont je dois constamment me méfier ?… Ou celui qui me dit : « Je te fais confiance. Je te confie quelque chose. À toi maintenant de le faire vivre. »

La foi ne nous protège pas de l’erreur… Elle ne supprime pas le risque…. Elle nous donne simplement un élan : le courage de ne pas laisser la peur décider à notre place.

Elle nous pousse à la confiance et à l’audace… puisque nous nous savons aimés par quelqu’un qui nous veut du bien !… et non surveillé par quelqu’un qui nous attendrait au tournant…

III. Faire fructifier n’est pas accumuler : le don devient don pour les autres

Mais il y a encore quelque chose à comprendre…  Car si nous nous arrêtons là, nous pourrions encore mal entendre cette parabole…

Nous pourrions entendre : « Dieu nous a donné des capacités. Il faut oser… les développer, être audacieux, réussir, produire davantage. »

Et nous retrouverions très vite, dans l’Évangile, quelque chose qui ressemble étrangement à notre monde…. Un monde qui nous demande sans cesse d’être plus efficaces, plus performants, plus productifs…. Un monde où chacun est invité à développer ses compétences, à optimiser son potentiel, à faire fructifier son « capital ».

C’est pourquoi la parabole du riche insensé, dans l’évangile de Luc, vient apporter un contrepoint précieux… à une lecture utilitariste ou « capitaliste » de la parabole des talents. 

De quoi s’agit-il dans cette petite histoire ?  D’un homme riche… qui, lui, a tout fait comme il faut… en tout cas, au début de l’histoire… il a tellement su faire fructifier ce qu’il avait reçu… qu’il se trouve dans la surabondance… Sa terre a tellement produit qu’il ne sait plus où mettre sa récolte. 

Voyez qu’il n’a pas enterré son bien. Au contraire, il l’a fait fructifier…. Et pourtant, quelque chose ne va pas… Il tombe dans un autre écueil… 

Lequel ?… 
non pas la peur… mais l’égoïsme et l’avidité.

Son problème, c’est qu’il ne pense qu’à lui… Il ne parle qu’à son âme : « Je vais démolir mes greniers et j’en construirai de plus grands. J’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens. »

Mes greniers. Ma récolte. Mes biens…. 

Il est doué… Il a largement su faire fructifier ce qu’il a reçu… mais il n’a pas appris à donner… à vivre dans la générosité et le partage…

Voilà qui complète bien la parabole des talents : 
- Dans la parabole de Matthieu, le danger est d’enterrer le don par peur.
- Dans celle de Luc, le danger est presque inverse : c’est de le faire fructifier, mais seulement pour soi.

L’Évangile nous invite ainsi à sortir de ces deux enfermements… la peur ou la soif de possession. 

Et c’est la raison pour laquelle ces textes bibliques ont encore une grande actualité… car ces deux écueils représentent ce qu’inconsciemment nous vivons très souvent : 

- D’un côté, nous vivons sans cesse dans la peur… peur de l’imprévu, peur du lendemain, peur d’une nouvelle crise économique, écologique ou sanitaire… d’une nouvelle guerre… Pour y pallier nous avons inventé des mécanismes de défense et des « principes de précaution » qui finissent, en réalité, par étouffer toute initiative… 

- Et, d’un autre côté, nous sommes sans cesse appelés à consommer, à en vouloir « toujours plus »… nous vivons dans une éternelle course à la technologie, à la nouveauté, qui nous pousse à désirer tout ce qui se fait… pour le posséder et en jouir… comme si notre vie et notre bonheur en dépendaient. 

La peur et l’avidité sont à ainsi l’origine d’un grand nombre de nos actions… Mais, à bien y regarder, elles provoquent aussi la plupart de nos maux et nos malheurs….

C’est pourquoi ces deux paraboles sont à tenir ensemble… Elles nous bousculent et permettent de reformuler notre questionnement… 
Non pas seulement se demander : « Est-ce que j’ose entrer dans une dynamique de confiance… pour faire fructifier mes talents ? »… mais aussi : « Pour qui cela fructifie-t-il ? »

C’est précisément ce que nous rappelle la première lettre de Pierre :
« Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu. »

Voilà peut-être la clé : Le don reçu devient vraiment un don… lorsqu’il passe par nous, pour rejoindre quelqu’un d’autre.

Notre temps, notre expérience, notre intelligence, notre créativité, notre argent, notre capacité d’écoute, notre foi elle-même… tout cela peut rester inexploité… ou peut être utilisé et développé, mais finalement rester enfermé en nous.

Ou alors…  tout cela peut aussi circuler… et rayonner… 

Une source ne garde pas son eau pour elle-même… elle coule vers ailleurs…

Une lampe, une lumière ne s’allume pas pour rester sous le boisseau - dira Jésus - mais pour briller et éclairer tous ceux qui sont dans la maison (cf. Mt 5,14-16). 

Ainsi en est-il de ce que Dieu nous confie : La grâce, l’amour, la confiance… sont appelés à circuler… 

Et c’est peut-être cela, finalement, une vie féconde :
Accepter de recevoir, sans posséder… oser, sans être certain de réussir… et donner, sans chercher à tout garder pour soi.

Dans la parabole de Matthieu…  les deux premiers serviteurs avaient au départ un nombre différent de talents… Il ne sont pas félicités simplement parce qu’ils ont multiplié un capital… mais parce qu’ils ont - tous les deux - accepté d’entrer dans un mouvement : ils ont reçu, ils ont osé, Ils ont crée… et quelque chose de nouveau est apparu… Et cela est certainement devenu fécond pour d’autres…

Et c’est cela qui compte… que la confiance devienne une dynamique… qu’elle devienne source de vie autour de nous… 

Conclusion : Recevoir, oser, donner

Pour conclure… chers amis… je crois que c’est bien la question que nous posent ces paraboles : celle de la foi… 

Aussi bien au niveau personnel que collectif… nous recevons des dons, des talents… Notre vie, nos relations, notre temps, nos capacités, nos responsabilités, nos possibilités… 

Nous ne savons pas toujours ce que nous avons reçu, et nous ne savons pas davantage ce que cela pourra devenir…. Mais nous sommes appelés à entrer dans la confiance de Celui qui la Source, à l’origine de ces dons… 

C’est là que nait la foi : dans cet acte d’oser faire confiance à Celui qui nous fait confiance.

Si nous avons reçu nombre de bonnes choses dans cette existence… c’est pour le multiplier et le partager… pour le rendre fécond pour d’autres… Car ce qui nous est donné n’est pas destiné à rester enfermé en nous.

La lettre de Pierre nous le rappelle : « Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu. »

Alors peut-être que la vie chrétienne tient dans ce mouvement très simple : « recevoir, oser, donner ».
- Recevoir ce qui nous est confié, comme un cadeau. 
- Oser le faire vivre et en faire quelque chose de nouveau. 
- Et faire en sorte que ce qui nous a été donné puisse devenir, à travers nous, un don pour d’autres.

Je crois Dieu ne nous demande pas d’abord d’être performants…. Il nous fait confiance… et nous invite à vivre de cette confiance… pour la faire rayonner… pour que la vie, à travers nous, puisse devenir vie pour d’autres.

Qu’il en soit ainsi, chers amis ! 
________


Lectures bibliques


Matthieu 25, 14-30 - Jésus parle du Royaume des cieux en parabole - Les talents


14 « En effet, il en va [du Royaume des cieux] comme d’un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. 15 A l'un il remit cinq talents, à un autre deux, à un autre un seul, à chacun selon ses capacités ; puis il partit. Aussitôt 16 celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. 17 De même celui des deux talents en gagna deux autres. 18 Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l'argent de son maître. 

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte. 20 Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança et en présenta cinq autres, en disant : “Maître, tu m'avais confié cinq talents ; voici cinq autres talents que j'ai gagnés.” 21 Son maître lui dit : “C'est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t'établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” 22 Celui des deux talents s'avança à son tour et dit : “Maître, tu m'avais confié deux talents ; voici deux autres talents que j'ai gagnés.” 23 Son maître lui dit : “C'est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t'établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” 

24 S'avançant à son tour, celui qui avait reçu un seul talent dit : “Maître, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes où tu n'as pas semé, tu ramasses où tu n'as pas répandu ; 25 par peur, je suis allé cacher ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien.” 26 Mais son maître lui répondit : “Mauvais serviteur, timoré ! Tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je ramasse où je n'ai rien répandu. 27 Il te fallait donc placer mon argent chez les banquiers : à mon retour, j'aurais recouvré mon bien avec un intérêt. 

28 Retirez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. 29 Car à tout homme qui a, l'on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré. 30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”

Luc 12, 13-21 - Parabole du riche insensé

16 Et il leur dit une parabole : « Il y avait un homme riche dont la terre avait bien rapporté. 17 Et il se demandait : “Que vais-je faire ? car je n'ai pas où rassembler ma récolte.” 18 Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en bâtirai de plus grands et j'y rassemblerai tout mon blé et mes biens.” 19 Et je me dirai à moi-même : “Te voilà avec quantité de biens en réserve pour de longues années ; repose-toi, mange, bois, fais bombance.” 20 Mais Dieu lui dit : “Insensé, cette nuit même on te redemande ta vie [ton âme], et ce que tu as préparé, qui donc l'aura ?” 21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse un trésor pour lui-même au lieu de s'enrichir auprès de Dieu. »

1 Pierre 4, 10 - Intendants de la grâce

10 Mettez-vous, chacun selon le don qu'il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets. (TOB)

[NBS : 10 Que chacun mette au service des autres le don qu'il a reçu de la grâce ; vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverse de Dieu. ]

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire