dimanche 1 mars 2026

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Les méditations proposées ici se situent dans l'horizon d'une Spiritualité chrétienne... Elles se fondent sur l'interprétation de l’Évangile comme "Bonne Nouvelle", qui nous rappelle qu'une Grâce originelle nous est offerte... laquelle nous ouvre à la liberté et la confiance !

Lors des cultes du dimanche, les Protestants essaient de mettre en lien leur vie présente avec l’Évangile... Il s'agit de se laisser inspirer par l'Esprit au quotidien... de s'ouvrir à quelque chose de Nouveau... 

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  Bonne lecture !

Dernières prédications

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  • Les symboles de Noël : veillée de Noël 2025 (24/12/25)
  • Vivre sa foi, est-ce bien raisonnable ? :  Culte autrement (21/12/25)
  • Accueillir l'inattendu de Dieu dans nos vies (14/12/25)
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  • Conte de Noël (pour enfants) : la grève des anges (14/12/25)
  • Une nouvelle identité en Christ (07/12/25) 
  • Appelés, relevés, envoyés (30/11/25) - 1er dim. de l'Avent 
  • Découverte du Protestantisme : trois manières d'entendre l’Évangile (23/11/25)
  • La conversion : un chemin vers l'unité intérieure (02/11/25)
  • Un Christ, agent de libération, par la foi (26/10/25)
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    Jean 9 - J'étais aveugle, et maintenant je vois

    Lecture biblique : Jean 9,1-41 (= voir texte, en bas de page) 
    Thématique : « J’étais aveugle, et maintenant je vois »
    Prédication de Pascal LEFEBVRE - Bordeaux (temple du Hâ), le 01/03/26


    Il y a, dans l’Évangile selon Jean, des récits qui ne cherchent pas à nous rassurer, mais à nous déplacer. Ce chapitre 9 en fait partie ! 

    Il commence par une question très simple, presque banale :
    « Qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »

    C’est une question que l’on pose encore aujourd’hui, parfois sans s’en rendre compte :
  

    À qui la faute ? Pourquoi cela lui arrive-t-il ?
 Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter ça ?

    On recherche l’origine du mal… la faute originelle… Comme si tout ce qui arrivait, était nécessairement le fruit d’une sorte de rétribution de Dieu ou de l’univers… 

    Le problème de ce genre de raisonnement, c’est qu’il présuppose un lien de cause à effet, entre la souffrance et la faute. 
    Il faut absolument trouver une cause… un coupable…. une réponse - même simpliste - à la question du mal ou du malheur. 

    Mais, précisément, Jésus rejette cette manière de voir : ni lui, ni ses parents, ne sont responsables.… Son handicap n’a rien à voir avec le péché.

    Tout en refusant de donner une explication au mal… il conteste ainsi tout lien causal entre le péché et le handicap…. entre la faute morale et la maladie… 

    Ce qu’il propose, c’est une transformation du regard.

    1. Jésus déplace la question

    Jésus refuse l’idée que la vie humaine puisse se résumer à une équation morale.

    La question n’est pas de savoir « pourquoi »… mais « que peut-on faire » dans cette situation ? 

    Pour Jésus, cette situation difficile ouvre paradoxalement une occasion : l’occasion d’agir, pour manifester le salut de Dieu, son projet de libération et de guérison… puisque le Christ veut nous offrir 
    « la vie en plénitude » (cf. Jn 10,10).

    En même temps, c’est l’occasion d’une révélation, pour celles et ceux qui seront les témoins d’un changement, d’une transformation de la situation. 

    « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché. - dit-il
. Mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » 

     
Cela signifie que Dieu n’abandonne pas l’être humain à ce qui pourrait l’impacter, l’amoindrir ou le faire souffrir. Il travaille au cœur même de ce qui semble fermé ou abîmé, pour restaurer son intégrité… et ouvrir un avenir. 

    « Il nous faut travailler aux oeuvres de Celui qui m’a envoyé » dit Jésus.  Il témoigne ainsi d’un Dieu solidaire de l’humanité… de ses épreuves, ses fragilités et ses souffrances. 

    Il révèle un Dieu qui se situe… non pas du côté du passé (difficile)… mais de l’avenir (meilleur)…. Un Dieu qui n’est pas l’agent de nos malheurs, mais le promoteur de notre salut.

    2. Une guérison… puis un long chemin

    Dans le récit de Jean, étonnamment, la guérison est racontée rapidement. Sans discours. Sans mise en scène. Elle parait presque secondaire.

    Le vrai récit parait commencer ensuite, dans une série d’interrogatoires… 

    A plusieurs reprises, l’homme est questionné. 
    Il y a même une certaine ironie… lorsque l’homme guéri doit confirmer son identité auprès de ses voisins : « c’est bien moi » dit-il. 
    
Successivement, l’homme est interrogé. Puis contesté. Puis soupçonné. Puis rejeté.

    Et ce qui frappe, c’est que plus la pression augmente, plus sa parole devient claire.

    Au début, il dit simplement : c’est « un homme appelé Jésus… »
    Puis : « C’est un prophète. »
    Puis : « S’il ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

    Cette prise de conscience progressive… nous rappelle que la foi n’est pas un système tout fait. C’est un chemin… un long cheminement… évolutif… parfois conflictuel, parfois coûteux. 

    C’est une confiance et une conviction qui se forgent dans l’épreuve… et la relecture de vie. 

    Ce que le récit de Jean nous donne à voir… Ce n’est pas seulement l’accès à la vue physique - physiologique - pour cet homme… mais c’est, en réalité, l’ouverture à une vue spirituelle, une nouvelle vision de l’action de Dieu… à travers la personne de Jésus. 

    3. Les parents : la peur de perdre sa place

    Au cours de la narration… même les parents de l’homme guéri sont convoqués… et sont appelés à témoigner et à confirmer les faits. 

    Mais - de façon un peu lâche et décevante -  ils se retirent aussitôt. 
    « Il est assez grand. Interrogez-le. » disent-ils.

    Pourquoi un tel retrait ? Certainement par crainte !
    
A cause de cette guérison inouïe…  ils ont peur d’être exclus… d’être marginalisés… Ils ont peur de perdre leur place dans la communauté.

    Bien sûr, cette peur est compréhensible. Mais, elle est également tragique.

    Elle symbolise le manque de courage de tous ceux qui refusent de se mouiller et d’assumer la vérité des faits. 

    A deux mille ans de distance… l’attitude de ces parents… nous pose une question directe… à nous, également… aussi bien individuellement que collectivement…

    - À nous Chrétiens, quand nous refusons parfois de prendre position au nom de la vérité de l’Evangile… par conformisme ou par peur de faire des vagues, de déranger, de manifester notre indignation… alors qu’il faudrait assumer la vérité des faits, avoir le courage de l’intégrité et de la cohérence… et oser dénoncer les multiples injustices qui nous entourent. 

    - Et à nous Église, quand la peur de perdre une place, une forme de reconnaissance, une paix sociale… en engageant la parole de l’institution… quand tout cela… finit par prendre le pas sur la vérité qu’il faudrait pourtant éclairer et soutenir. 

    Chaque fois que nous agissons involontairement ou inconsciemment comme les parents de l’aveugle-né… chaque fois que nous consentons seulement au silence ou à la sécurité… au lieu de défendre la vérité et la justice… nous perdons notre liberté et la force de la parole prophétique qui devrait être celle de l’Eglise et des Chrétiens dans le monde. 

    Quel est le poids de la parole de l’Eglise dans la société d’aujourd’hui ?… si elle ne se fait plus l’écho de l’Evangile du Royaume… si elle n’éclaire plus le monde… en interpellant, en déplaçant, en bousculant, en secouant les consciences… en relayant les paroles du Christ ou celles de Prophètes, qui appellent à changer les mentalités ?  Il y a tant de sujets où les Protestants auraient leur mot à dire… pour ouvrir les perspectives… et permettre de voir les choses autrement… 

    Mais le problème est là… Dès que nous réagissons par peur… ou par conformisme… au lieu de laisser parler notre coeur… notre conscience et notre compassion… au lieu d’agir par amour… nous quittons les pas de Jésus… et nous risquons de devenir comme le sel qui perd son goût et devient fade - pour reprendre les mots du Christ (cf. Mt 5, 13-16). 

    Si les parents de l’aveugle guéri agissent ainsi par peur de l’exclusion… l’aveugle lui-même, heureusement, va oser une parole de vérité ! 

    4. Ceux qui voient… et ceux qui deviennent aveugles

    Enfin… dans ces interrogatoires… il y a surtout les pharisiens…

    Les pharisiens - plein de leur savoir et de leurs certitudes religieuses - sont persuadés de voir clair.
Ils connaissent la Loi donnée par Moïse. Ils savent ce qui est permis et interdit.

    Mais, précisément… ils en savent trop, pour voir autrement.

    Dans ce récit, l’évangéliste Jean n’oppose pas les bons croyants aux mauvais croyants.
Il oppose davantage la foi qui se ferme (par certitude ou rigidité), et celle qui accepte d’être déplacée (qui accepte de consentir à un non-savoir, pour accueillir la nouveauté). 

    Ceux qui sont aveugles et ceux qui voient, ne sont pas ceux qui croient l’être. 

    D’ailleurs, « voir » réellement… ce n’est pas seulement percevoir les choses avec ses sens… c’est accueillir la vérité… c’est reconnaître, à la fois, sa propre ignorance et la présence du Christ quand elle se manifeste.

    L’épisode se conclut par cette parole dérangeante de Jésus, qui traduit un renversement des positions :

    « Je suis venu pour que ceux qui ne voient pas, voient,
et que ceux qui voient, deviennent aveugles. »

    Ce n’est pas une condamnation. C’est un dévoilement.

    L’action du Christ oblige chacun à se positionner intérieurement… et à accueillir ou non la vérité. 

    La lumière ne juge pas : elle révèle.

    Elle révèle la foi… tout autant que l’incrédulité… et l’incapacité à remettre en cause ce que l’on croit déjà savoir. 

    Ainsi… ceux qui voient - mais qui se déclarent autosuffisants - sont finalement déclarés aveugles et pécheurs. 
    Tandis que l’homme aveugle-né - qui voit désormais - est déclaré sans péché. 

    Le péché, c’est donc l’aveuglement spirituel… c’est l’incrédulité. 

    5. La rencontre finale : le Christ ne laisse pas dehors

    Enfin, la finale du récit laisse entendre la situation de l’homme guéri. 

    Il est finalement exclu… jeté hors de la communauté religieuse. 
    Jésus le réalise et s’en émeut. Et c’est alors que se produit la scène la plus importante :

    « Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Et il vint le trouver. »

    A nouveau, bat le cœur de l’Évangile : le Christ se tourne vers celui qui est mis à l’écart… et un dialogue se noue…

    Celui-ci nous montre que la foi chrétienne ne commence pas dans la conformité - avec ceux qui cherchent des sécurités et des certitudes - mais dans la rencontre… avec celui qui se questionne… 

    Et lorsque Jésus demande : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »

    L’homme ne répond pas par une doctrine, mais par une ouverture, une disponibilité du cœur :

    « Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »

    Conclusion

    En conclusion… chers amis… ce récit de l’évangile, nous rappelle que le témoignage est souvent plus puissant que la doctrine. 

    Dieu se plaît à faire émerger la vérité par des voix inattendues et marginales. D’où l’importance d’écouter les voix des « petits », des « sans-voix »… et des « nouveaux-venus » dans la foi. 

    Une des paroles de ce récit résume ce qui fait vérité pour cet homme :

    « Je ne sais qu’une chose : j’étais aveugle, et maintenant je vois. »

    La foi n’est pas d’abord un savoir à défendre, mais une expérience de transformation à accueillir et à vivre. 

    Ainsi, le Christ n’est pas venu nous expliquer l’origine du mal ou du malheur… mais il est venu nous rejoindre au cœur de nos aveuglements, pour nous apprendre à voir autrement… pour autant que nous acceptions de nous laisser déplacer. 

    Chers amis… que notre Église soit un lieu d’accueil… où l’on peut apprendre à voir, sans peur, sans exclusion, sans certitude écrasante… Mais dans la confiance que la lumière du Christ continue de nous précéder, nous guider et nous inspirer.  

    Que le Seigneur nous éclaire individuellement et collectivement !  Amen. 

    ___


    Lecture biblique - Jean 9

    1 En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui posèrent cette question : « Rabbi, qui a péché pour qu'il soit né aveugle, lui ou ses parents ? » 3 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais c'est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ! 4 Tant qu'il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m'a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ; 5 aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

    6 Ayant ainsi parlé, Jésus cracha à terre, fit de la boue avec la salive et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle ; 7 et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce qui signifie Envoyé. L'aveugle y alla, il se lava et, à son retour, il voyait.

    8 Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l'habitude de le voir – car c'était un mendiant – disaient : « N'est-ce pas celui qui était assis à mendier ? » 9 Les uns disaient : « C'est bien lui ! » D'autres disaient : « Mais non, c'est quelqu'un qui lui ressemble. » Mais l'aveugle affirmait : « C'est bien moi. » 10 Ils lui dirent donc : « Et alors, tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? » 11 Il répondit : « L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, m'en a frotté les yeux et m'a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” Alors moi, j'y suis allé, je me suis lavé et j'ai retrouvé la vue. » 12 Ils lui dirent : « Où est-il, celui-là ? » Il répondit : « Je n'en sais rien. »

    13 On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 15 A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : « Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois. » 16 Parmi les Pharisiens, les uns disaient : « Cet individu n'observe pas le sabbat, il n'est donc pas de Dieu. » Mais d'autres disaient : « Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d'opérer de tels signes ? » Et c'était la division entre eux. 17 Alors, ils s'adressèrent à nouveau à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de celui qui t'a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C'est un prophète. » 

    18 Mais tant qu'ils n'eurent pas convoqué ses parents, les autorités juives refusèrent de croire qu'il avait été aveugle et qu'il avait recouvré la vue. 19 Elles posèrent cette question aux parents : « Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu'il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ? » 20 Les parents leur répondirent : « Nous sommes certains que c'est bien notre fils et qu'il est né aveugle. 21 Comment maintenant il voit, nous l'ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l'ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, 
    qu'il s'explique lui-même à son sujet ! » 22 Ses parents parlèrent ainsi parce qu'ils avaient peur des autorités juives. Celles-ci étaient déjà convenues d'exclure de la synagogue quiconque confesserait que Jésus est le Messie. 23 Voilà pourquoi les parents dirent : « Il est assez grand, interrogez-le. »

    24 Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » 25 Il leur répondit : « Je ne sais si c'est un pécheur ; je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et maintenant je vois. » 26 Ils lui dirent : « Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? » 27 Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà raconté, mais vous n'avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l'entendre encore une fois ? N'auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ? » 28 Les Pharisiens se mirent alors à l'injurier et ils disaient : « C'est toi qui es son disciple ! Nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d'où il est ! » 30 L'homme leur répondit : « C'est bien là, en effet, l'étonnant : que vous ne sachiez pas d'où il est, alors qu'il m'a ouvert les yeux ! 31 Dieu, nous le savons, n'exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fait sa volonté, Dieu l'exauce. 32 Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle de naissance. 33 Si cet homme n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » 34 Ils ripostèrent : « Tu n'es que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon ! » ; et ils le jetèrent dehors.

    35 Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : « Crois-tu, toi, au Fils de l'homme ? » 36 Et lui de répondre : « Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » 37 Jésus lui dit : « Eh bien ! Tu l'as vu, c'est celui qui te parle. » 38 L'homme dit : « Je crois, Seigneur » et il se prosterna devant lui. 

    39 Et Jésus dit alors : « C'est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. » 40 Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? » 41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais à présent vous dites “nous voyons” : votre péché demeure.